Pepsi Steet Food restaurant éphémère à Paris / Chef Xavier Pincemin / 23-29 mai 2024

 J’ai passé une excellente soirée, hier pour le lancement presse du restaurant éphémère Pepsi Street food.

Pepsi s’associe avec Xavier Pincemin pour offrir une dégustation de cuisine de rue du monde.

Avec 3 menus: Paris, Séoul et New York.
Excellent accueil et attentions pour m’aider à m’installer avec mon fauteuil roulant ♿️ 

Déjà les entrées ont du Peps ! si !
Des petites merveilles, tout est bien présenté, ici le plaisir des yeux a son importance. La cuisine du Chef, ancien gagnant d’une édition de Top Chef, est surprenante, pratique et surtout délicieuse.

Le restaurant Pepsi sera ouvert jusqu’au 29 mai au 2 rue Bichat (Paris 10).

Les beaux plats de street food se succèdent et des jetons Pepsi (j’en ai gardé 2 comme souvenir) permettent de déguster différents et plusieurs cocktails au Pepsi.

Ma soirée a été surtout à base de Pepsi Cherry Light.

Mention spéciale pour la pizza du menu New York et pour le Saumon du menù Séoul en entrée et en plat pour le Hot Dog et le Croissant très originaux.

Bravo M. Le Chef, car un bonne alternative Veggie existe pour tous les plats.

J’ai pu échanger avec Xavier Pincemin et il est ravi de ce chalenge avec Pepsi, il sera dans la cuisine de ce beau restaurant pour les prochains services.

Les desserts arrivent, les assiettes et la salle se vident, le super beau, gentil et adorable serveur nous propose un dernier dessert que nous n’avions pas encore testé.

Le dessert : Pepsi-Licious Cookie est un moment d’extase ! (Menu New York)

Il y a une mousse de Pannacotta autour du Cookie mi-cuit !!!
En sortant un petit tour à la boutique Pepsi pour finir la soirée…

Ma dégustation Pepsi m’a fait penser à Michael Jackson pendant tout mon trajet de retour à la maison

Jackson était l’icône de la marque avec des canettes collector et des vinyles avec le logo de la boisson.

Souvenir qui resurgit aussi est la canette déclinée pour chaque pays de la tournée mondiale du chanteur.

Je vous montre celle pour l’Italie, j’ai bu le soda, enfant, toute petite lors du premier concert de ma vie, accompagnée par mon père.

En rentrant j’ai découvert des beaux articles de presse sur la soirée et mes recherches m’on conduite à m’intéresser à la maison mère de Pepsi, PepsiCo qui a une politique d’inclusion des PMR ♿️ dans sa gestion des ressources humaines, vraiment remarquable. Je les félicite.

Maintenant je sais aussi que nous devons notre Pepsi à Caleb D. Bradham, qui invente en 1893 une potion à base de noix de kola contre la « dyspepsie » et les troubles de la digestion. Mélangé à l’eau de Seltz, le « Brad’s Drink » se révèle très désaltérant. Nombreux sont alors ceux qui viennent le déguster à la soda fountain de la pharmacie.

Si vous êtes à Paris, vous avez jusqu’au 29 mai pour découvrir un lieu sympathique avec une cuisine excellente : accessible ♿️ & économique

On vient de loin – Yasmina Reza – Quarto Gallimard

Je dois d’abord avouer que Yasmina Reza fait partie des « auteurs lares » de ma maison, cette fille illégitime qu’Audiard aurait eu avec Desproges décrypte nos travers avec le plaisir pétillant d’un bonbon acidulé. J’ai eu le privilège de la découvrir très tôt lors de la création de « Art » avec Lucchini, Arditti et Vaneck, cela fait donc 30 ans que « comment peux-tu dire « Cette merde » ? », « c’est un être hybride et flasque » et « Lis Sénèque ! » font partie des phrases qui dénouent les petits tracas comme d’autres citent « les tonton flingueurs ».
Heureusement son art ne s’est pas arrêté a cette pièce, et c’est avec le même plaisir qu’on peut découvrir d’autres de ses œuvres.
Son verbatim de campagne électorale, les conflits entre parents d’élèves, ou même le devoir de mémoire envers « la catastrophe » ont

toujours cette distance qui déclenche le sourire et transcende le tragique.
Son écriture rapide qui déroule les pensées intimes comme les événements fait qu’il m’est difficile de poser le livre avant la fin, cela devient un film de comédie impossible à interrompre.
Un grand merci à Quarto Gallimard qui permet d’emporter plusieurs livres en un seul volume, idéal pour les trajets ! Cette collection que j’aime lire pour inviter autant d’auteurs différends chez moi me ravi toujours, cette diversité du catalogue vous fera certainement trouver un Quarto pour vous.


Lisez Reza, c’est au delà de moderne, Serge dirait « éternissime ! »

Azucre – Une épopée / Bibiana Candia (traduction conjointe Emilie Fernandez) / Editions Du Typhon

Azucre est un roman dont la lecture devrait devenir incontournable. La narration de Bibiana Candia est exquise, si proche qu’elle parvient à nous mettre pleinement dans la peau de ces 1 704 familles qui ont été impliquées dans ce morceau d’histoire qui, même s’il n’aurait jamais dû être oublié, grâce à ce livre, restera vivant à nos yeux et dans notre mémoire.

 En 1853, la Galice fut fortement touchée par l’épidémie de choléra. Profitant de cette situation, un homme d’affaires promeut une campagne de colonisation blanche et de remplacement des esclaves noirs amenés d’Afrique à Cuba en la présentant comme une promesse de bien-être.

 Même si le voyage en bateau fut difficile, lorsqu’ils arrivèrent sur l’île, rien de mieux les attendait. Ce qu’ils pensaient être une œuvre de salut s’est avéré être une tromperie et ils ont été vendus comme esclaves.

 Ce livre romancé, nous rapproche d’une histoire tout à fait réelle. Toutes les données qui apparaissent ici ont été documentées par l’autrice.

Sans aucun doute, un livre à lire pour le fond et pour la forme. Azucre est un super beau roman avec des phrases, des paragraphes et des expressions à saluer pour leur richesse et originalité.

 Nous touchons avec les mots , à quel point l’émigration a été et est difficile. Dans ces années-là, cela signifiait qu’un père, un fils ou un membre de la famille décidait de partir et dans de nombreux cas sans jamais revenir. C’est pourquoi cette histoire me touche encore plus, et je suppose qu’elle fera la même chose pour beaucoup d’entre vous.

Je vous conseille cette lecture de faits lointains qui me paraissent si proches.

L’espérance d’une vie meilleure est un droit la bafouer et jouer avec des vies humaines reste une honte. Homo homini lupus.

TERMINUS / Tom Sweterlitsch / Albin Michel Imaginaire 

J’ai beaucoup aimé. Très original malgré que les Voyages temporels, soient récurrents dans les fictions. On a envie de le lire d’une traite

En un mot : Waouh ! Une histoire policière qui plie à la fois le temps et l’esprit, 

C’est la fiction multi-genres à son meilleur, une expérience unique qui a dépassé mes attentes à tous points de vue.

« The Gone World », titre anglais de Terminus,  est un voyage époustouflant d’imagination littéraire. Magnifiquement écrit, profondément stratifié et surtout ahurissant. Il s’agit d’une histoire policière avec, comme protagoniste, une enquêteuse du NCIS, Shannon Moss, qui travaille sur un meurtre, des assassinats et une disparition.

Des éléments nous sortent du Roman Policier: Moss fait partie d’un programme secret dans lequel les enquêteurs peuvent s’injecter dans le flux du temps et de l’espace pour voir ce que l’avenir leur réserve.

Cette cellule secrète a récemment vu la prévision de fin du monde brusquement se rapprocher.

Plusieurs pistes et problèmes qui accompagnent nos personnages et les lecteurs.

À lire quelque soit le genres  littéraires que vous aimez !  

Le livre existe également chez Livres de Poche 

BRAVOURES / Witi Ihimaera / Au vent des îles

L’auteur est néo-zélandais, lauréat de nombreux prix prestigieux et il a 80 ans et je viens de le découvrir grâce Au vent des Îles qui me permet de voyager en littérature avec des auteurs et des livres qui sont des merveilles cachées.

Au vent des îles, fondée en 1991, la maison d’édition est implantée à Tahiti, en Polynésie Française. Maison d’édition francophone la plus importante du Pacifique, elle publie des textes contemporains de voix polynésiennes, maoris, samoans, mélanésiens, australiennes, papous… pour notre joie de lecteurs éloignés.

Dans Bravures, la voix de l’auteur est puissante et porte loin, jusqu’à la communauté Maori. L’Histoire et les histoires personnelles se mélangent. La modernité est confronté aux traditions.

Le livre parle Maorie et nous apprend à découvrir une terre lointaines.

L’auteur qui, clairement, fait éclater les clichés d’une identité Maorie incapable d’accepter normalement que Michael, un jeune Maori, fasse son coming-out à l’occasion du mariage de sa sœur.

Le passé va secourir et secouer le présent avec la découverte d’un secret familial qui montrera que l’amour n’a pas de frontières.

Le ton du roman est sensible et passionné, tout est raconté avec « humour et amour », comme dit l’éditeur.

J’ai aimé découvrir ce récit et aussi celui qui est caché et riche d’enseignements ! 

La sagesse et la force traversent tout le livre.

C’est très intéressant de lire de l’homosexualité dans des contextes éloignés dans le temps et l’espace.

S’il vous plaît allez acheter, réserver, commander ce livre dans votre librairie, il est beau dépaysant, actuel, important.

Magma – Agullo Court Thora Hjörleifsdóttir Jean-Christophe Salaün (Traducteur) @agulloeditions

J’ai été très impressionnée par ce livre, ce petit, format cache un texte très simple, les personnages sont minimes et tous n’ont pas de nom, mais la prose épurée est efficace.

Nous voyons une jeune fille active qui entretient d’excellentes relations avec ses parents, étudie, voyage et est ouverte sur le monde, s’enfoncer de plus en plus profondément dans une relation abusive, toxique. Au début, son partenaire semble être un bon choix : beau, intellectuel, mystérieux, mais plus ça avance, plus le pire des possibilités apparaît, l’héroïne nous convainc qu’elle aime une telle vie, que son homme n’est pas responsable de son caractère, car il a eu une enfance difficile, elle justifie tout.

Une sorte de honte d’être si faible la force à ne pas quitter une personne qui la méprise ouvertement. cela peut ressembler à une exagération artistique mais c’est juste le portrait cru de l’emprise.

Le lecteur est plongé dans la réalité de Lilja : il ne s’agit pas d’une lente descente de la stabilité à l’instabilité ; c’est un instantané d’une femme déjà fragile et seule, de plus en plus brisée à chaque instant.

C’est un livre très effrayant et très crédible. Une façon visqueuse, froide et contre nature de sombrer dans la dépression, qui s’accompagne de relations abusives y est décrite comme pourrait le faire Kafka.

Magma est brutal mais il est aussi incisif, complexe et sans vergogne.

incroyablement prenant et fortement recommandé !

Shogun, tome 2 – James Clavell – Éditions Callidor

Alors que la diffusion de la nouvelle version de la série TV Shogun est enfin complète sur @disneyplusfr , l’envie peut nous prendre de lire les livres afin de mieux saisir ce que le japonais des dialogues ne nous aura pas permis de pleinement comprendre.

J’avais lu la première traduction de ce livre dans la version des années 80, cette version est enrichie de 500 pages, la censure ayant posé ses ciseaux, le texte est plus riche de la confrontation des mœurs entre le Christianisme punitif de l’époque et un Japon … disons plus raffiné.

C’est un vrai bonheur que de le relire, et les deux tomes s’écoulent sous les yeux comme une cascade d’eau fraîche.

Intrigues, rires et réflexions sur l’altérité se succèdent dans un chef d’œuvre de ce genre de littérature.

A lire absolument !

Bravo aux @editions.callidor car les livres sont très beaux !

La vie mystérieuse des rats / Sophie HUMANN – Sébastien MOURRAIN Illustrations / Actes Sud Jeunesse

Il m’arrive d’avoir des fulgurations pour des albums ou des livres de Actes Sud Jeunesse qui est pour moi une référence pour proposer des lectures au petits petits et aux petits moyens et grands ! 

La vie mystérieuse des rats avec un mignon rat avec brosse à dents et dentifrice est trop mignon. La couverture à fait son travail : Définir la publication et attirer le lecteur.

L’amour pour cet album se confirme, page après page.

Ce documentaire nous raconte en mots et images la mystérieuse vie des rats, craints, maudits, ignorés ou vénérés selon les époques et les civilisations.

Nous retrouvons, et dans mon cas, j’ai redécouvert, les contes et mythes qui ont des chats comme protagonistes.

L’écriture est soignée et parfaite pour toucher les enfants. 

J’ai vu une petite le lire d’une traite et c’est un plaisir ! Les images complètent le charme de l’album. Les illustrations me plaisent vraiment beaucoup et aident à visualiser le rôle et les capacités particulières des rats !

Un album à lire et à garder et regarder.

Offrez le sans modération et W les rats ! 

Pax Elfica / Pierre Grimbert / LES EDITIONS MNEMOS

Je connaissais l’auteur, j’avais vu la BD et seulement entendu parler du JDR !

C’est donc en néophyte de cet univers que j’ai commencé cette lecture.

Dans mon imaginaire classique les Elfes sont souvent les gentils dans des jeux sur ordinateur j’incarne souvent une « Elfette ».

Dans Pax Elfica, les Elfes ont sauvé une contrée humaine mais sont restés en occupants en imposant leurs règles et en imposant une paix unilatérale.

La cité humaine de Brenhaven après le Nécromant et son armée de morts-vivants est malheureusement victime de nouveaux tyrans.

En lisant nous découvrons la résistance humaine et les immanquables, dans ce type de monde, Nains, toujours réticents à l’engagement et toujours performants une fois descendus dans l’arène.

Le nain de cette histoire est Tolan Dunkar, lanternier de profession qu’une série d’événements va sortir de sa vie routinière.

Dans cette lecture j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur, qui confirme sont talent d’excellent auteur Francis d’Heroïc Fantasy, et les belles descriptions des lieux qui nous permettent d’imaginer la ville occupée et la vie dans la peur de ses habitants. 

Les émotions et les souffrances des autres peuples que les Elfes se ressentent distinctement. 

La fonction et la nécessité de la résistance sont aussi claires et la volonté de chasser la tyrannie profonde et juste.

Le récit est fluide et se lit avec plaisir même sans aucune connaissance du jeu de rôle.

J’aime beaucoup l’idée de parler de l’importance de l’acceptation de l’autre quand le monde fantasy remplace les faits réels et hélas identiques.

Les Princes de l’étang aux finnois / Lars Elling / Gallmeister

Les Princes de l’étang aux finnois est un livre du norvégien Lars Elling, une lecture si agréable que l’on si perd !

Un livre fantastique ! Une déclaration d’amour pour la langue, la littérature, le conte, les liens familiaux et surtout la nature. C’est triste de fermer ce livre et de dire au revoir aux personnages.

C’est une histoire passionnante sur un jeune garçon du présent et les expériences de sa famille.

Le récit de Filip, un lycéen qui rêve de devenir artiste, se déroule en 1985 mais racconte les événements passés et explique les fractures familiales et les secrets qui y conduisent. 

J’adore le langage utilisé par l’auteur. Il y a quelque chose dans la composition du texte qui surprend et en même temps me fait voir et m’immerger complètement dans des épisodes racontés qui Il nous emmènent dans une famille, un foyer et dans la vie de plusieurs générations.

Si ce qui se cache derrière la rupture du grand-père de Filip et de son frère n’est pas agréable, ce n’est pas ce qui me reste comme impression la plus forte. Ce sont les deux garçons dans la forêt, toutes les connaissances dont ils font preuve et la façon dont ils lisent presque les pensées de l’autre. 

Lars Elling  propose aux lecteurs de nombreuses formulations originales, et des phrases pleines d’esprit.

Le roman est sorti en 2022 en Norvégien et c’est  le premier livre de l’auteur, déjà connu comme artiste visuel.

Très beau livre, facile à aimer