À crier dans les ruines

Mot de l’éditeur :

Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan sont deux adolescents qui s’aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante. C’est alors qu’un incendie, dans la centrale nucléaire, bouleverse leur destin. Les deux amoureux sont sépares. Lena part avec sa famille en France, convaincue qu’Ivan est mort. Ivan, de son côté, ne peut s’éloigner de la zone, de sa terre qui, même sacrifiée, reste le pays de ses ancêtres. Il attend le retour de sa bien-aimée. Lena grandit dans un pays qui n’est pas le sien. Elle s’efforce d’oublier. Un jour, tout ce qui est enfoui remonte, revient, et elle part retrouver ce qu’elle a quitté vingt ans plus tôt.

Biographie de l’auteur :

Alexandra Koszelyk est née en 1976. Elle enseigne, en collège, le français, le latin et le grec ancien.

Notre avis :

Alexandra Koszelyk nous plonge, avec son  splendide roman dans la mémoire collective d’une des plus grandes catastrophes de la fin du XX siècle, l’explosion du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

La tragédie est vue avec les yeux de Léna et d’Ivan qui ont 13 ans au moment de l’incendie, ils sont depuis leur enfance des êtres inséparables et l’éloignement imprévisible et soudain provoque une souffrance extraordinaire à la hauteur de leur lien exceptionnel.

Elle part vivre en France, lui reste et tente comme la nature de se reconstruire pas après pas en espérant revoir un jour son amour.

Léna, convaincue de la mort d’Ivan, tente de refaire sa vie en Normandie et à Paris, comme ses parents lui demandent. Elle a besoin des livres, de la littérature, de l’histoire et des mythes, c’est un bonheur de suivre les citations et les choix avisés de l’autrice pour accompagner la jeune fille et la jeune femme dans son évolution.

Les coquelicots de la belle couverture de cet ouvrage se retrouvent aussi dans le récit, j’espère que vous aimerez ce beau symbole et les autres qui parsèment le roman et que l’autrice utilise avec subtilité.

Le cycle de la vie continue et 20 ans après  la tragédie Léna retrouvera sa ville natale, Pripiat, aujourd’hui destination touristique qui rappelle quelques part Pompei.

Elle retrouve aussi son Ivan et le chemin interrompu peut recommencer.

En juin 2019 la série Chernobyl a allumé, ( tout comme le nouveau sarcophage du réacteur 4 terminé en 2018 ) les projecteurs sur une page d’histoire de l’Ukraine, de l’ancienne URSS et de l’humanité.

Chernobyl est devenue la série la mieux notée de l’histoire de la fiction pour la télé. Elle transporte le spectateur au cœur de l’accident avec un réalisme impressionnant et des questionnements sur les agissements des autorités de l’époque que nous retrouverons aussi dans le livre.

Émouvant et fort, le texte d’Alexandra Koszelyk est de ceux que nous avons envie de relire pour saisir un détail qui nous aurait échappé et pour retrouver les passages captivants et bouleversants qui nous ont transportés au fil des pages.

Un livre à lire, à savourer et à méditer !

Aux Forges de Vulcain

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Merci à l’éditeur pour cette belle lecture

Alexandra Koszelyk
Le livre
Extrait
Tchernobyl
Tchernobyl
Tchernobyl
Pripiat
Pompei
Coquelicots ( Monet )
La série

POÈME À CRIER DANS LES RUINES, PAR LOUIS ARAGON.

Tous deux crachons tous deux

Sur ce que nous avons aimé

Sur ce que nous avons aimé tous deux

Si tu veux car ceci tous deux

Est bien un air de valse et j’imagine

Ce qui passe entre nous de sombre et d’inégalable

Comme un dialogue de miroirs abandonnés

A la consigne quelque part Foligno peut-être

Ou l’Auvergne la Bourboule

Certains noms sont chargés d’un tonnerre lointain

Veux-tu crachons tous deux sur ces pays immenses

Où se promènent de petites automobiles de louage

Veux-tu car il faut que quelque chose encore

Quelque chose

Nous réunisse veux-tu crachons

Tous deux c’est une valse

Une espèce de sanglot commode

Crachons crachons de petites automobiles

Crachons c’est la consigne

Une valse de miroirs

Un dialogue nulle part

Écoute ces pays immenses où le vent

Pleure sur ce que nous avons aimé

L’un d’eux est un cheval qui s’accoude à la terre

L’autre un mort agitant un linge l’autre

La trace de tes pas Je me souviens d’un village désert

A l’épaule d’une montagne brûlée

Je me souviens de ton épaule

Je me souviens de ton coude

Je me souviens de ton linge

Je me souviens de tes pas

Je me souviens d’une ville où il n’y a pas de cheval

Je me souviens de ton regard qui a brûlé

Mon cœur désert un mort Mazeppa qu’un cheval

Emporte devant moi comme ce jour dans la montagne

L’ivresse précipitait ma course à travers les chênes martyrs

Qui saignaient prophétiquement tandis

Que le jour faiblissait sur des camions bleus

Je me souviens de tant de choses

De tant de soirs

De tant de chambres

De tant de marches

De tant de colères

De tant de haltes dans des lieux nuls

Où s’éveillait pourtant l’esprit du mystère pareil

Au cri d’un enfant aveugle dans une gare-frontière

Je me souviens

Je parle donc au passé Que l’on rie

Si le cœur vous en dit du son de mes paroles

Aima Fut Vint Caressa

Attendit Épia les escaliers qui craquèrent

0 violences violences je suis un homme hanté

Attendit attendit puits profonds

J’ai cru mourir d’attendre

Le silence taillait des crayons dans la rue

Ce taxi qui toussait s’en va crever ailleurs

Attendit attendit les voix étouffées

Devant la porte le langage des portes

Hoquet des maisons attendit

Les objets familiers prenaient à tour de rôle

Attendit l’aspect fantomatique Attendit

Des forçats évadés Attendit

Attendit Nom de Dieu

D’un bagne de lueurs et soudain

Non Stupide Non

Idiot

La chaussure a foulé la laine du tapis

Je rentre à peine

Aima aima aima mais tu ne peux pas savoir combien

Aima c’est au passé

Aima aima aima aima aima

0 violences

Ils en ont de bonnes ceux

Qui parlent de l’amour comme d’une histoire de cousine

Ah merde pour tout ce faux-semblant

Sais-tu quand cela devient vraiment une histoire

L’amour

Sais-tu

Quand toute respiration tourne à la tragédie

Quand les couleurs du jour sont ce que les fait un rire

Un air une ombre d’ombre un nom jeté

Que tout brûle et qu’on sait au fond

Que tout brûle

Et qu’on dit Que tout brûle

Et le ciel a le goût du sable dispersé

L’amour salauds l’amour pour vous

C’est d’arriver à coucher ensemble

D’arriver

Et après Ha ha tout l’amour est dans ce

Et après

Nous arrivons à parler de ce que c’est que de

Coucher ensemble pendant des années

Entendez-vous

Pendant des années

Pareilles à des voiles marines qui tombent

Sur le pont d’un navire chargé de pestiférés

Dans un film que j’ai vu récemment

Une à une

La rose blanche meurt comme la rose rouge

Qu’est-ce donc qui m’émeut à un pareil point

Dans ces derniers mots

Le mot dernier peut-être mot en qui

Tout est atroce atrocement irréparable

Et déchirant Mot panthère Mot électrique

Chaise

Le dernier mot d’amour imaginez-vous ça

Et le dernier baiser et la dernière

Nonchalance

Et le dernier sommeil Tiens c’est drôle

Je pensais simplement à la dernière nuit

Ah tout prend ce sens abominable

Je voulais dire les derniers instants

Les derniers adieux le dernier soupir

Le dernier regard

L’horreur l’horreur l’horreur

Pendant des années l’horreur

Crachons veux-tu bien

Sur ce que nous avons aimé ensemble

Crachons sur l’amour

Sur nos lits défaits

Sur notre silence et sur les mots balbutiés

Sur les étoiles fussent-elles

Tes yeux

Sur le soleil fût-il

Tes dents

Sur l’éternité fût-elle

Ta bouche

Et sur notre amour

Fût-il

Ton amour

Crachons veux-tu bien

Extrait de La grande gaieté (1929).

À l’épreuve de la violence. Beauvau 2014-2015

Mot de l’éditeur et de l’auteur :

« Au moment où j’entre Place Beauvau, je ne sais pas à quel point je resterai marqué, à tout jamais, par la succession des tragédies qui viendront endeuiller le pays, en donnant au ministère de l’État, sa dimension de citadelle profondément humaine. 

Dans mes pensées, le pressentiment des heures sombres à venir a laissé place, peu à peu, aux certitudes. La question n’est plus de savoir si les éléments se déchaîneront, ou si par miracle nous serons épargnés, mais bien de deviner quand le tonnerre grondera, après que la foudre se sera abattue sur nous. »

B. C.

Confronté au quotidien à toutes les violences – terroriste, verbale, psychologique –, Bernard Cazeneuve a dû tenir le cap et rassurer les Français. Mais, du drame de Sirvens avec la mort de Remi Fraisse aux attentats qui ont endeuillé la France, en passant par les soubresauts de la crise migratoire et les nécessaires réformes à mener, notamment celle du renseignement intérieur, celui qui restera comme un très grand ministre de l’Intérieur ne nous cache rien des moments d’anxiété et de solitude qu’il a dû aussi affronter. 

Ce témoignage passionnant et profondément sincère sur la vie et l’action d’un ministre de l’Intérieur – quand, à chaque minute, il faut faire face à des situations politiques et humaines inédites – est aussi un récit tendu, très finement écrit, qui se lit d’une traite.

Biographie de l’auteur :

Longtemps député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve a été ministre de l’Intérieur d’avril 2014 à décembre 2016. Sur son passage comme Premier ministre à Matignon il a écrit Chaque jour compte, paru chez Stock en octobre 2017.

Notre avis :

A l’épreuve de la violence, tome où  Bertrand Cazeneuve revient sur ses années de Ministre de l’Intérieur Place Beauvau d’avril 2014 à décembre 2015 est le premier de deux volumes.

Le deuxième volet est en cours d’écriture.

Un récit très personnel, posé et respectueux même quand il s’autorise quelques piques dirigées vers ses amis politiques ou ses adversaires.

La bienveillance n’empêche pas la raison : pour Cazeneuve la piste de la déchéance de nationalité après les attentats de novembre 2015 a été «une erreur funeste dont le coût moral et politique fut élevé»

Une lecture qui trace la vision de l’ancien ministre sur les événements et les émotions personnelles qui accompagnent sa difficile fonction.
Cet ouvrage nous permet de mieux saisir l’organisation interne de la Place Beauvau avec ses codes et ses règles mais en plus des aspects politiques qu’il décrypte, c’est un texte profondément humain, une intéressante introspection.
Ce retour vers une époque encore très proche est agréable à lire.

Stock 

❤️❤️❤️❤️

Bernard Cazeneuve
Le livre
Extrait
Extrait
Dédicace du livre à Paris

Victoria : Reine d’un siècle


Mot de l’éditeur :

« Je ferai de mon mieux… » 

C’est par ces mots qu’à l’âge de onze ans, Victoria accueillit la nouvelle de son accession au trône britannique. Point d’exultation, point de fanfaronnade à l’idée de régner, mais une ferme résolution qui n’ignorait ni les difficultés ni la grandeur de la tâche. 

Pourtant, quand en 1837, tout juste âgée de dix-huit ans, elle devint reine du Royaume-Uni, elle tint à monter seule sur le trône, rejetant l’influence de sa mère et des conseillers que celle-ci cherchait à lui imposer. Forte du soutien éclairé de son mari le prince Albert, bientôt mère d’une très nombreuse famille, c’est avec passion qu’elle exerça son métier de reine, n’épargnant aucun effort pour exalter le rayonnement de la monarchie constitutionnelle et exercer un pouvoir politique réel. 

Victoria, impératrice des Indes, « grand-mère de l’Europe », régna près de 65 ans (moins désormais qu’Élisabeth II) et son image se confond, aujourd’hui plus que jamais, avec celle de son siècle. Elle est devenue au fil du temps, l’immense icône d’un Empire britannique à son apogée. C’est la vie surprenante de cette femme au caractère bien trempé, souvent exaltée derrière une façade volontairement austère, que Joanny Moulin nous invite à découvrir. En racontant la vie de Victoria, il fait revivre sous nos yeux un siècle d’histoire britannique.

Biographie de l’auteur :

Spécialiste de littérature anglaise, Joanny Moulin est professeur à l’université de Provence (Aix-Marseille I). Outre des ouvrages sur divers poètes de langue anglaise, il a récemment publié Elisabeth : La reine de fer (Editions du Cerf 2015).

Notre avis :

Grâce à son analyse psychologique et à la lucidité du récit historique en passant par un style d’une netteté étonnante Joanny Moulin nous propose un livre qui se lit avec plaisir et qui traverse la longue vie de Victoria et les évolutions de son siècle.

Cette biographie est captivante et intéressante, à lire pour découvrir la femme et la reine dans l’année du bicentenaire de sa naissance.

Un règne de plus de 63 ans, 10 Premiers ministres. Le 24 mai 1819, Victoria la fille du prince Édouard-Auguste, duc de Kent -quatrième fils du roi George III, roi atteint d’une maladie mentale- et de Marie-Louise Victoire de Saxe-Cobourg Saalfed naît à Londres. Elle accèdera au trône dans un contexte politique difficile.

Cet ouvrage est l’histoire d’une femme qui fut très seule toute sa vie, que l’on tentât souvent de manipuler mais qui ne se laissa pas faire, même dans son plus jeune âge.

Je vous conseille cette lecture.

Flammarion 


❤️❤️❤️❤️❤️

Joanny Moulin
Extrait
Extrait
La Reine Victoria et Albert
Photo de famille
Film à voir aussi
La série Victoria

Substance

Mot de l’éditeur et de l’auteur :

À en croire la tante du jeune Benoit, il existe plusieurs catégories d’orphelins, et Benoit appartient à la pire : celle des enfants qui n’ont aucun géniteur. Ayant recueilli l’enfant après l’avoir arraché au cauchemardesque “Dortoir aux Entrailles” où il a passé ses premières années, la Tante a décidé de le remettre sur pied en lui con coctant toutes sortes de mets baroques, persuadée que seules de solides nourritures terrestres sont de nature à apaiser les angoisses d’un “neveu” obsédé par la mort.

Sous ce toit qui se veut providentiel, Benoit fantasme sur la chambre-sanctuaire de la Tante, s’interroge sur ses mystérieuses disparitions nocturnes et fréquente sa garde rapprochée, trois femmes sans âge, férues de records en tout genre et de films d’horreur. Mais un jour, à la faveur d’une veillée mortuaire, Benoit découvre une étrange substance : l’ectoplasme. Les visions dont il est alors la proie font de lui un spirite précieux aux yeux de la Tante, et sa rencontre avec Marguerite, abonnée aux enlèvements extraterrestres, ne va rien arranger. Ensemble, ils affrontent des forces de plus en plus obscures jusqu’à une explosive révélation finale.

Livre des métamorphoses déguisé en farce funéraire, Substance entraîne le lecteur dans une quête aussi vertigineuse que poignante, où ce que l’on croit être se dissout à mesure que s’efface la frontière entre la vie et la mort.

À l’origine de Substanceil y a cette chose étrange qu’est l’ectoplasme, forme tantôt liquide, tantôt vaporeuse, qui apparaît dès les débuts du spiritisme et tente de rendre compte, mieux que le traditionnel fantôme, de la persistance du vivant une fois franchies les portes de l’au-delà. (Qu’on ne s’y trompe pas : je ne me suis pas mis à faire tourner les tables…) Une forme, donc, à la fois rare et incertaine, pour ne pas dire douteuse, et qui m’a très vite paru idéale pour exacerber les rapports qu’entretient le personnage principal – Benoit – avec la mort.

Après plusieurs livres mettant en scène des états altérés de la conscience (le trouble de l’identité dans CosmoZ, la drogue dans Tous les diamants du ciel), des livres où les liens humains étaient envisagés sous l’angle de la violence (les accidents et le strip-tease dans Crash-test), il y a eu cette envie d’imaginer un décor en apparence paisible, un espace domestique, en retrait des turbulences, bref, une maison. Aussitôt a surgi une question, à la fois universelle et personnelle : celle des ori­gines – tant il est vrai que chacun s’invente un au-delà à sa mesure. — D’où vient Benoit, ce jeune orphelin qui s’imagine avoir grandi dans la terre, ou du moins au fond d’un « Dor­toir aux Entrailles » ? Qui est Marguerite ? A-t-elle vraiment été enlevée par des extra­terrestres ? — Pour défroisser ces énigmes, et pour parler du rapport aux défunts, il impor­tait qu’au tragique soit mêlé un ingrédient indispensable : la farce. Lecteur, te voilà pré­venu : Substance est une comédie funèbre…

Avec ce livre débute un nouveau cycle dont le fil rouge est, si l’on veut, les limbes – ce « Cycle des Limbes » commence par le roman Substance, puis sera suivi d’un « mémoire » autour d’une histoire familiale liée à l’Algérie, à paraître l’an prochain (La Maison indigène), et s’achèvera par une biographie imaginée d’un poète mort à vingt-deux ans (L’Enfant pétrifié).”

Biographie de l’auteur :

Né en 1962, Claro est l’auteur d’une vingtaine de fictions – dont Tous les diamants du ciel (Actes Sud, 2012), Crash-test (Actes Sud, 2015) – ainsi que de deux recueils d’essais, Le Clavier cannibale (Inculte, 2010) et Cannibale lecteur (Inculte, 2014). Également traducteur de l’américain (une centaine d’ouvrages traduits : Vollmann, Gass, Joyce Carol Oates, Lucy Ellmann…), Il a aussi traduit Jérusalem monumentale ouvrage d’Alan Moore.

Claro tient un blog littéraire, “Le Clavier cannibale”

Sa chienne Onyx et son chat Salam vont bien.

Notre avis :

Substance (roman attendu de l’enchanteur de mots Claro) nous initie à l’itinéraire mirifique de Benoit sans accent circonflexe. Un livre extravagant où la force du language utilisé révèle aux lecteurs des moments de délectation.

Le signifié de cette meditation sur le temps, la descendance, le sens de la vie nous est transmis grâce à un fil conducteur qui est le rapport avec la mort dans l’ histoire d’un orphelin singulier, visionnaire d’ectoplasmes composés d’une Substance non identifiée.

Les représentations de la Tante avec T majuscule sont tout simplement incroyables. Je propose à l’auteur de s’inscrire à l’une de nombreuses émissions télé consacrées aux repas et autres présentations de savoir faire culinaire avec les recettes de la Tante, passionnée de cuisine aux mélanges osés. Je suggère les gaufres aux rognons pour commencer…

Les autres personnages, comme par exemple Marguerite, sont décrits de mains de Maître. À chacun sa vérité pour cette fille qui est peut-être la victime d’enlèvements par des extra-terrestres. 

Un récit harmonieux, jamais ennuyeux. Un roman à lire pour le style sans pareil de Claro et pour la dimension fort interessante de cette aventure habilement menée qui surprend jusqu’à la toute fin.

Actes Sud

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Claro
Le livre !
Extrait
Extrait
Extrait
Séance Spirite
Rognons accompagnés de gaufres aux légumes certes moins audacieux…
OVNI et son visiteur.

Mécanique de la chute

Mot de l’éditeur :

Un empire financier bâti sur deux générations suffit-il à mettre les descendants à l’abri des tracas de la vie ? Apparemment non car Jay Gladstone, l’héritier flamboyant de cette fortune, est assailli par les mêmes tracas que le commun des mortels : épouse exigeante, progéniture insupportable, obligations familiales, contraintes sociales. Également propriétaire d’une équipe de basket, Jay doit aussi compter avec les coûteux caprices des joueurs, noirs pour la plupart, dont la super star Dag. Nous sommes en 2012 et Obama fait campagne pour un second mandat, mais cela n’apaise pas pour autant les conflits raciaux. Il suffit qu’un Blanc tue accidentellement un Noir et le pays s’embrase. La machine médiatique se met alors en route, le politiquement correct emplit les colonnes des journaux, les procureurs en mal de notoriété se retroussent les manches, les fake news envahissent les réseaux sociaux. La mécanique de la chute est désormais enclenchée.

Un grand roman sur les embûches de notre temps et ses dangereuses dérives.

Biographie de l’auteur :

Seth Greenland, scénariste pour le grand et le petit écran, vit entre Brooklyn et Los Angeles. Romancier, il est l’auteur de Mister Bones(2005), Un patron modèle(2008), Un bouddhiste en colère(2011), Et les regrets aussi(2016), Mécanique de la chute (septembre 2019) tous publiés chez Liana Levi. Quand il n’écrit pas, Seth Greenland fait de la randonnée, joue du piano, regarde des matchs de basket à la télé et essaie de méditer.

Notre avis :

Un livre époustouflant véritable coup de cœur de la rentrée littéraire d’automne 2019.

Tout le long de ce récit nous sommes transportés dans la vie et la dégringolade de Jay Gladstone et de sa famille.

Une fresque de l’Amérique contemporaine,   du racisme subreptice.

Obama disait que malgré son élection aux USA si l’on doit s’arrêter à une pompe à essence la nuit la crainte est bien présente pour un noir et les aggressions liées à la haine terriblement nombreuses partout.

Ce livre est l’épopée de la peur contre la peur de la méconnaissance de l’autre, l’histoire des juifs contre l’histoire des esclaves américains, des lieux communs ordinaires qui ont pourtant un fond de discrimination même si inconsciente.

Seth Greenland arrive avec des portraits minutieux des personnages à nous plonger totalement dans la complexe et subtile intrigue qu’il a concoctée. Ses descriptions sont physiques et psychologique, une sorte de « légende » des attitudes et goûts pour chaque protagoniste.

La jeune épouse, la famille juive entre modernité et traditions, la fille rebelle, la procureure ambitieuse, la police de New York, le milieu sportif de haut niveau et les joueurs de Basket-ball comme la vedette Dag  (Jay, magnat de l’immobilier, est propriétaire d’une franchise NBA) sont les pièces du puzzle qui enclenchera une chute inexorable et terrible.

Une avalanche de situations et de gaffes dans la communication ainsi que des messages ambigus perçus par le grand public ne feront qu’aggraver la situation et accélérer le domino.

Un roman écrit avec passion, pénétrant et efficace, il vous ravira grâce à sa finesse.

Liana Levi 

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Seth Greenland
Le livre
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Affiche Obama de Shepard Fairey
New York
Logo NBA

Lautrec

Sortie le 09/10/2019

Mot de l’éditeur :

Lautrec, c’est la légende de Montmartre, le peintre du Moulin-Rouge, du Mirliton, celui qui immortalise Bruant, la Goulue, Jane Avril. Mais c’est aussi un petit homme foutraque, issu d’une famille de la haute noblesse de province, atteint d’une maladie génétique qui fragilise ses os et interrompt sa croissance. Fasciné par les cabarets, les bals, les bistrots, les théâtres et les prostituées, il peindra des hommes et des femmes toute sa vie, négligeant le paysage et la nature morte. Alcoolique, rongé par la syphilis, il meurt à trente-six ans en laissant une œuvre foisonnante et inclassable.

En mettant en scène l’obsession de Henri de Toulouse-Lautrec pour la peinture, celle qui montre les êtres humains dans ce qu’ils ont de plus brut et de plus vivant, Matthieu Mégevand s’éloigne des représentations habituelles pour dresser le portrait de l’artiste en voyant et de l’homme en possédé.

Biographie de l’auteur :

Matthieu Mégevand est éditeur et écrivain. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles (Jardin secret, l’Age d’Homme, 2007), un roman (Les deux aveugles de Jéricho, l’Age d’Homme, 2011). En 2013, il publie Ce qu’il reste des mots aux éditions Fayard, une réflexion littéraire et philosophique sur le drame de Sierre. 

La Bonne vie chez Flammarion en 2018, ouvrage qui met en scène la vie de Roger Gilbert-Lecomte.

Depuis 2015, il dirige la maison d’édition Labor et Fides.

Lautrec :

Henri-Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, naît le 24 novembre 1864 à Albi, d’une famille royaliste issue de la plus ancienne noblesse provinciale. Sa mère, Adèle Tapié de Céleyran, a épousé son cousin germain Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec, brillant cavalier, passionné, comme toute sa lignée, de chasse et de chevaux.

Henri grandit dans un climat de tendresse partageant sa vie entre le château du Bosc, situé au Nord d’Albi dans le Rouergue et le château de Céleyran, près de Narbonne.

L’année 1878 est marquée par un accident qui se déroule dans le salon de sa maison natale : Henri se lève d’une chaise basse, glisse et se casse le fémur gauche ; puis un an après, il se fracture l’autre jambe à la suite d’une chute banale. Lautrec souffre d’une maladie osseuse d’origine congénitale probablement due au mariage consanguin de ses parents. Elle orientera définitivement la destinée du jeune homme. Immobilisé de longs mois, il occupe en effet ses journées en dessinant, puis en peignant, développant un goût largement répandu dans son entourage, et un don qu’il avait manifesté très jeune, jusqu’à en faire une vocation.

A partir de 1882, Lautrec complète sa formation dans les ateliers académiques de Léon Bonnat, puis de Fernand Cormon, situés à Montmartre. Son immersion dans la vie de la Butte achève sa mutation : confronté à tous les mouvements artistiques qu’il découvre aux cimaises parisiennes, il s’engage dans la modernité, et devient acteur autant que témoin d’une bohème montmartroise qui lui fournit son inspiration.

Portraitiste de génie, il immortalise les stars, d’Aristide Bruant à Jane Avril, d’Yvette Guilbert à la Loïe Füller. Familier des maisons closes, il s’attache à la simple réalité quotidienne des prostituées. Le théâtre, la Comédie-Française, le vaudeville ou les scènes d’avant-garde pour lesquelles il conçoit programmes et décors, alimentent son goût insatiable pour la comédie humaine. Novateur dans de multiples domaines, il révolutionne l’illustration et les arts appliqués.

Les trente et une affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900  s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du 20ème siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité de son trait, expressif et élégant.

Dévorée par sa quête passionnée, Lautrec mène sa vie au rythme de sa création. Son travail acharné, mais aussi les plaisirs et l’abus d’alcool altèrent peu à peu sa santé. Il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère en Gironde, le 9 septembre 1901.

Notre avis :

Matthieu Mégevand écrit un ouvrage remarquable dédié à Lautrec. deuxième volet de celle qui est annoncée comme une trilogie romanesque sur des artistes consumés par leur art, des comètes dont la vie et l’œuvre sont entremêlées. Le premier livre était consacré au poète Roger Gilbert-Lecomte.

Fiction et documents réels nous font vivre l’histoire bien singulière d’un peintre et illustrateur exceptionnel.

Les situations et dialogues imaginés par l’auteur sont riches et aboutis.

L’ouverture du Moulin Rouge, les affiches dans tout Montmartre, la relation avec d’autres artistes on s’imagine dans la nuit parisienne, dans le quotidien de la Butte.

Très forte en émotion également la descente aux Enfers de l’homme, le rapport avec son physique difficile qui fait dégénérer son mental.

La relation avec sa mère et l’argent de sa famille ne suffiront pas à tuer le “serpent” qui dévore l’artiste et à le sauver de ses excès.

Le livre sera publié le 9 octobre 2019 jour de l’ouverture d’une importante et magnifique exposition sur le peintre au Grand Palais.

Si elle devait être jouée près de chez vous je vous recommande la pièce originale créée par Maurice Lamy à partir de recherches et d’un long travail autour de l’œuvre de Lautrec et qui évoque les dernières années de sa vie.

Un livre, coup de cœur de la rentrée littéraire, une lecture à ne pas manquer.

❤️❤️❤️❤️❤️

Flammarion 

Matthieu Mégevand
Toulouse Lautrec
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Au péril de la mer

Mot de l’éditeur :

Alors que cinq siècles les séparent, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, bercés par le rythme des marées, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l’inspiration.

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que, au XVe siècle, un peintre rencontra un amour incandescent qui le hanta à jamais et c’est là qu’il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C’est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l’inspiration. Est-il encore possible d’écrire quand on vient de donner la vie ?

Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.

À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

Biographie de l’auteur :

Dominique Fortier est née à Québec et vit aujourd’hui à Montréal. Après un doctorat en littérature française à l’université McGill, elle exerce notamment le métier de traductrice. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (2008), a remporté le prix Gens de mer du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. Elle a depuis publié Les Larmes de saint Laurent et, en compagnie de Nicolas Dickner, Révolutions. La Porte du ciel, son troisième roman, a été publié aux Escales en 2017.

Notre avis :

Le Mont St Michel est pour moi un lieu très important, je m’y sens bien et j’adore y aller.

J’ai été donc naturellement attirée par cet ouvrage et j’en suis bien contente.

Un hommage à l’histoire du Mont et aux livres.

Ce troisième roman de Dominique Fortier alterne l’histoire d’Éloi, portraitiste ayant trouvé refuge dans dans l’Abbaye au quinzième siècle, suite à une peine d’amour et le carnet de voyage d’une écrivaine amoureuse du Mont, en manque d’inspiration et en quote de réponses sur sa vie de maman.

Abbaye puissante et lieu de pélerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel était la citadelle des livres. 

Les Moines enlumineurs dans le scriptorium montois sont parmi les plus productifs d’Europe. Les copistes transcrivent des milliers de pages dans le silence, la persévérance et la recherche de la perfection.

Ce récit est écrit avec finesse, l’auteure québécoise dévoile aux lecteurs son affection pour le Mont et pour l’importance de la transmission, thématique constante dans les deux époques.

Je vous recommande cette lecture.

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Les escales éditions

Dominique Fortier
Extrait
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Le Mont
La numérisation des manuscrits du Mont-Saint-Michel reconstitue une bibliothèque disparue
A gauche, saint Michel apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches. A droite, le Mont-Saint-Michel est en construction. Source : manuscrit du XVIe siècle.

Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire

Mot de l’éditeur :

10 décembre 1919 : le prix Goncourt est attribué à Marcel Proust pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Aussitôt éclate un tonnerre de protestations : anciens combattants, pacifistes, réactionnaires, révolutionnaires, chacun se sent insulté par un livre qui, ressuscitant le temps perdu, semble dédaigner le temps présent. Pendant des semaines, Proust est vilipendé dans la presse, brocardé, injurié, menacé. Son tort? Ne plus être jeune, être riche, ne pas avoir fait la guerre, ne pas raconter la vie dans les tranchées. 

Retraçant l’histoire du prix et les manœuvres en vue de son attribution à Proust, s’appuyant sur des documents inédits, dont il dévoile nombre d’extraits savoureux, Thierry Laget fait le récit d’un événement inouï – cette partie de chamboule-tout qui a déplacé le pôle magnétique de la littérature – et de l’émeute dont il a donné le signal.

Biographie de l’auteur :

Thierry Laget est né à Clermont-Ferrand, en 1959.

Après avoir vécu en Auvergne, en Touraine, en Toscane, en Île-de-France, il s’est établi en Bretagne.

Romancier, il a publié huit volumes, dont, chez Gallimard, Iris (1991), qui a obtenu le prix Fénéon 1992, Roman écrit à la main (2000), Supplément aux mensonges d’Hilda (2003), Madame Deloblat (2006) et La Lanterne d’Aristote (2011, prix de l’Académie française Maurice Genevoix 2012).

À la collection « L’un et l’autre » — dirigée, chez Gallimard, par J.-B. Pontalis —, il a donné Florentiana (sur la ville de Florence), La Fiancée italienne (biographie d’Alaïde Banti, liée au mouvement des Macchiaioli, peintres pré-impressionnistes toscans), À des dieux inconnus (sur les livres, la lecture et l’apprentissage de la réalité), Portraits de Stendhal et Bibliothèques de nuit.

Il est également l’auteur de nouvelles (Atlas des amours fugaces aux éditions de l’Arbre vengeur et Dix manteaux rouges, Gallimard, sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2018), d’une suite de méditations en prose, accompagnées d’eaux-fortes de Christiane Vielle, Bergers d’Arcadie (Fata Morgana, 1995), d’un poème en prose, Les Quais minéraliers, avec des aquatintes de Christiane Vielle (Al Manar, 2004) et d’un recueil de poèmes, Semer son ombre, avec des gravures de Julius Baltazar (Al Manar, 2009).

Il a collaboré à l’édition d’À la recherche du temps perdu dans la bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean-Yves Tadié, procuré des éditions de textes de Jacques Rivière (Quelques progrès dans l’étude du cœur humain), de Marcel Proust (Le Côté de Guermantes et Les Plaisirs et les Jours) et de Gustave Flaubert (Madame Bovary). En 2019, à l’occasion du centenaire de l’attribution du prix Goncourt à À l’ombre des jeunes filles en fleurs, il publie Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire.

Il a préfacé Monsieur Stark, roman de l’écrivain suisse Pierre Girard (1892-1956), dont il a également choisi et présenté des chroniques consacrées aux voyages, Les Sentiments du voyageur, suivi de Anges américains.

Il est membre du jury du prix Valery Larbaud et président de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier.

Notre avis :

Le 17ème prix Goncourt décerné depuis la création de l’Académie fera l’objet de polémiques et affrontements. Le lauréat est Marcel Proust pour « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». Proust est probablement le romancier qui a fait couler le plus d’encre depuis sa disparition. Son œuvre a été décortiquée par plusieurs générations d’intellectuels.

« Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire » est l’histoire d’un prix Goncourt pas comme les autres, plus que bien documenté, on a l’impression d’avoir passé quelques heures avec tous les protagonistes du monde de l’édition et de la presse post première guerre mondiale.

Les jurés, le 10 décembre 1919, au restaurant Drouant, à Paris, au troisième tour de scrutin confèrent le prix à Marcel Proust. Lequel est en train de dormir. « Les Croix de bois », roman évoquant les tranchées, de Roland Dorgelès était pressenti comme favori. L’écrivain privé de Goncourt recevra la même année le prix Femina, qui s’appelait alors prix Vie heureuse. 

Mais pourquoi l’auteur de « À la recherche du temps perdu » va-t il être insulté de milles manières? le plus souvent parce qu’il est trop vieux, trop riche et ne parle pas de l’effort de guerre. Mais également pour des raisons plus subtiles qui se réfèrent à son œuvre globale, à son mode de vie, au conteste politique et à une certaine vision homophobe de l’époque.

L’ouvrage retrace aussi la naissance du prix Goncourt, aujourd’hui puissante institution. Récompense qu’un écrivain peut avoir une seule fois (sauf si on est Roman Gary/Emile Ajar mais ça c’est une autre histoire…)

Thierry Laget utilise les mots justes et sensibles pour cet essai, écrit de façon remarquable dans un style alerte, agréable et efficace.

Pour lire ce livre passionnant avec une tasse de thé ou un café et une madeleine pas besoin d’un questionnaire !

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Gallimard 

Thierry Laget
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Le prix Goncourt 1919
Les frères Goncourt
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Watership Down

Mot de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ? 

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Revue de presse :

«Quel chef-d’oeuvre ! Quelle cavalcade de péripéties ! Quelle épopée ! Rien de plus enlevé et moderne que ce conte-fleuve où il est question de dictature et de rébellion, de migration et de survie.» — Le Monde 

«Derrière la métaphore lapine, Adams dépeint l exode, l errance et la survie du peuple juif. Watership Down doit être lu à tout âge.» — L’Obs 

«A la fois épopée, roman d’initiation et conte de sagesse, il se lit, en ces temps de migrations, comme un texte très contemporain – et c’est un régal.» — La Quinzaine Littéraire 

«Un roman génial.» — L’Express 

«Sous les dehors d’une narration faussement classique, une vie nue bataille et résiste convulsivement.» — Le Magazine Littéraire 

«C’est beau, légendaire, cruel, actuel.» — Elle 

«Un roman haletant peuplé de héros inattendus, charismatiques et profonds.» — Sud-Ouest 

«Watership Down happe le lecteur dans un récit aussi ambitieux qu’impeccablement mené.» — Le Vif 

«L’un des plus grands classiques et best-sellers de tous les temps.» — BBC 

«Watership Down est tout ce que vous voulez et plus encore, un chef d’oeuvre enfin sorti du terrier de l’oubli.» —-Marianne

Biographie de l’auteur :

Richard Adams a vingt ans lorsqu’il est mobilisé pour la Seconde guerre Mondiale. Diplômé d’Oxford à son retour, il sera le bras droit du ministre de l’Agriculture jusqu’au spectaculaire succès de son premier roman, Watership Down, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires. Désormais auteur d’une quinzaine d’ouvrages, admirateur de Kipling et Shakespeare, son style soigné, ses images poétiques et son talent pour le suspense font de lui l’un des écrivains britanniques les plus lus au monde.

Notre avis :

Watership Down est un roman fantastique, écrit en 1972, qui tire son origine des histoires racontées par Richard Adams à ses filles lors de longs trajets en voiture. 

Le language utilisé dans ce récit est recherché et adapté aussi à un public adulte.

Basé sur des lapins anthropomorphisés, qui évoluent dans une société élaborée. Un groupe de lapins quitte le labyrinthe quand l’un d’entre eux, Fiver, qui a une seconde vue, a des visions d’un désastre à venir. Ils ont diverses aventures tout au long de leur parcours vers une nouvelle terre promise.

Un classique dans les pays anglo-saxons peu connu en France.

Lire Watership Down est un plaisir, nous nous laissons emporter par chaque tournure de l’intrigue pour suivre une grande aventure (avec un peu de botanique, faune et géographe britanniques).

La création d’une culture, d’une langue et d’une véritable mythologie pour les lapins et autres créatures rivalise avec les chefs-d’œuvre de Tolkien. Hazel et ses amis sont tout autant courageux qu’Achille ou Énée. Peu importe la longueur de leurs oreilles.

Étonnant, et magnifique. Un vrai chef-d’oeuvre. Une histoire sublime.

Il y a comme un écho qui fait penser à notre actualité. On voyage de garenne en garenne,  à la recherche de la stabilité jusqu’à ce que chacun trouve sa place et apporte sa pierre à l’édifice commun.

Le livre a été récemment adapté en série animée par Netflix.

À lire absolument !

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MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE EDITIONS

Le livre
Richard Adams
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Les lapins
L’adaptation
L’adaptation

Les victorieuses

Mot de l’éditeur 

À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate  : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. 

Pour l’aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité  : «   cherche volontaire pour mission d’écrivain public  ». Elle décide d’y répondre. 

Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d’une tasse de thé, d’une lettre à la Reine Elizabeth ou d’un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture. 

Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l’Armée du Salut en France, elle rêve d’offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou  : leur construire un Palais. 

Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

Biographie de l’auteure :

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteur de La Tresse, vendus à près d’un million d’exemplaires en France et traduit dans 35 langues. Egalement décliné en album pour enfants, le roman est en cours d’adaptation pour le grand écran.

Notre avis :

Après avoir lu et apprécié La Tresse, je découvre le nouveau roman de Laetitia Colombani.

Pour Solène, personage principal de ce récit,  avec une vie d’avocate bien rangée, un drame qui se déroule devant ses yeux au Palais de Justice la conduit à s’écrouler psychologiquement et, pour se reconstruire, elle passera par milles états d’âme et sera touchée par un autre Palais : Le Palais de la Femme.

Une démarche de bénévole pour redécouvrir l’écriture et apprendre à se connaître.

La partie du texte dédiée à l’histoire du couple Peyron et en particulier Blanche, fondatrice de ce Palais en 1926, qui a lutté toute sa vie contre la misère, est particulièrement intéressante et donne envie d’approfondir le sujet.

L’auteure montre plusieurs regards sur la précarité qui invitent à réfléchir sur le sens de l’engagement personnel et collectif.

Cette lecture faite en commun avec d’autres passionnées de livres a suscité des réactions différentes sur le fond est sur la forme.

La richesse des diversités.

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Grasset

Laetitia Colombani
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Nouveau Palais de Justice Paris
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