La vie parfaite

Ce livre, à mon avis encore plus beau que les précédents de Silvia Avallone, nous transporte avec ses personnages dans des situations et des histoires de vies qui se croisent et nous font avancer avec les protagonistes.
Adele, une gamine seule dans cette salle d’accouchement. L’enfant qu’elle porte dans son ventre depuis neuf mois
arrive et elle sait qu’il n’y aura qu’un seul court et unique contact, un rapide moment, 20 minutes puis leurs chemins se sépareront définitivement car la petite sera adoptée.
Choix difficile pour la jeune mère de 18 ans, décision qui donnera à Bianca une vie meilleure, pas parfaite mais avec des possibilités que Adèle n’a pas eues.
Dora, trente ans, poursuit sa quête de maternité comme si c’était sa seule raison de vivre. Enseignante de lettres, mariée à Fabio et porteuse de handicap à cause de ce membre manquant, elle est écrasée par le vide de cette absence. Deux solitudes, celles de l’adolescente et de la femme mûre comparées.
Zeno, lycéen avec mère dépressive se retrouve à ne plus vivre sa vie mais celles des autres, il continue ses lectures de Flaubert et Dostoïevski qui le transportent ailleurs et nous espérons pour lui que ses études vont pouvoir l’émanciper et lui permettre de sortir du sentier qui lui était tracé.
Manuel, un ami de toujours qui rêvait d’aller à la fac et dont le chemin a été brutalement séparé de toutes et tous par le deal de drogue, par la prison.
Et il y a un quartier, le nom est inventé mais seulement ça, l’aspect Dantesque «Vous qui entrez ici abandonnez toute espérance» est bien celui de ce type d’agglomération avec beaucoup de rues mais pas vraiment d’issues, l’auteure le situe à proximité de la ville de Bologne, un quartier d’habitation très pauvre surnommé « Le lombriconi », un lieu où Il n’y a pas de seconde chance et pourtant Bologne est la à deux pas avec sa belle Université.
Au fil des pages, vous trouverez la solitude, l’abandon, la maternité non désirée par opposition à la désirée, la défaite, l’impossibilité de choisir, la complexité de la relation entre les parents, le contraste littérature/ télévision et finalement un petit fil de lumière et d’espoir.
Avec un style fort et direct, Silvia Avallone étonne et conquiert le lecteur.
Je vous conseille cette lecture sans hésitation.
❤❤❤❤❤
Liana Levi

Kant tu ne sais plus quoi faire

 

Mot de l’editeur:

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larme ? Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Notre avis:

Un livre très accessible et drôle, il permet de découvrir un certain nombre d’idées qui accompagnent notre société et les hommes qui les ont portées.
Un essai pour aller plus loin ? Je l’espère !

J’apprécie la mise en situation réelle pour des concepts qui deviennent moins abstraits.

L’idée de Marie Robert, l’auteure, de transmettre les bases pour rencontrer d’une manière plus approfondie les philosophes qu’elle nous présente me plaît beaucoup.
Je proposerai ce livre à celles et ceux qui pensent que la Philosophie est pour « les autres » avec le souhait que l’aide de Spinoza chez IKEA sera bénéfique pour toutes et tous.

❤❤❤❤

Flammarion