Leonor Fini grâce et profondeur

 

Leanor Fini était une grande artiste surréaliste que je voudrais voir plus connue et reconnue.

Ses œuvres, d’une élégance extraordinaire, présentent des éléments oniriques, des symboles et des éléments plus réalistes toujours exprimés dans un language artistic personnel.

Nous pouvons y retrouver la même vision du  « temps arrêté » si chère à Giorgio De Chirico ou les couleurs et traits de Klimt.

Le Sphinx et les chats jouent des rôles importants dans ses peintures, ainsi que le thème du «double». Elle a vécu avec beaucoup de chats; jusqu’à un total de 23 en même temps.

    

On a dit d’elle qu’elle était la seule artiste à peindre des «femmes sans excuses». Beaucoup de ses peintures présentent des femmes fortes dans des situations cérémonielles ou provocatrices. Les hommes sont souvent décrits comme des figures flexibles sous la protection des femmes.

Née d’un père argentin et d’une mère italienne le 30 août 1907 à Buenos Aires et décédée le 8 janvier 1996 à Paris. Madame Fini a eu une vie compliquée pendant son enfance.

Qand Leonor avait un an, sa mère quitta son mari en Argentine et, emmenant sa fille avec elle, déménagea à Trieste. Pour empêcher Leanor d’être kidnappée, sa mère l’a habillée pendant plusieurs années comme un garçon. Mélancolique et sensible, Leanor ne pouvait que chercher une forme d’évasion de sa cage et, grâce à la peinture, à 17 ans elle était à Milan, en tant que portraitiste. Plus tard elle s’installera à Paris –c’était 1931-1932– pour pouvoir vivre de son Art, en développant son propre langage en toute liberté, dans la ville qui, à cette époque, était la capitale mondiale de l’art. Être en France lui a permis de rencontrer, entre autres, Paul Eluard, Max Ernst, Georges Bataille, Henri Cartier-Bresson, Picasso, Christian Dior, André Pieyre de Mandiargues et Salvador Dalí. Elle a traversé l’Europe en voiture avec de Mandiargues et Cartier-Bresson. Pendant ce voyage, elle a été photographiée nue dans une piscine par Cartier-Bresson – cette image aurait été vendue pour 305 000 $ en 2007 -.

Elle adorait se faire photographier.

Notre artiste a peint des portraits de Jean Genet, d’Anna Magnani, de Jacques Audiberti, d’Alida Valli, de Schlumberger et de Suzanne Flon ainsi que de nombreuses autres célébrités et riches visiteurs de Paris. Elle a conçu la bouteille «Shocking», des costumes et des décors pour le théâtre, le ballet et l’opéra, ainsi que des habits pour le cinéma.

Elle était aussi une excellente illustratrice. Ses graphismes les plus connus sont probablement ceux dessinés pour Histoire d’O mais passionnée de littérature et de poésie, Leonor illustra plus d’une cinquantaine d’ouvrages, dont les œuvres de Charles Baudelaire, qu’elle admirait profondément, celles de Paul Verlaine, de Gérard de Nerval et d’Edgar Allan Poe.

J’ai développé une profonde admiration pour cette artiste éclectique et sagace.

Sa peinture et son œuvre littéraire ont une dimension fortement philosophique.

En 1970, Leonor Fini a écrit trois romans, « Moumour, conte pour enfants velus » «Rogomelec » et « L’Oneiropompe ».

J’ai lu les deux premiers et je suis conquise.

Ses récits sont tout autant surréalistes et délicieux que sa peinture.

Je vous conseille de lire ses livres que, je suis sûre, sauront vous enchanter.

À propos de Rogomelec:

“Leonor Fini bat les cartes de l’imaginaire et les couleurs de son jeu – tragique – dérision, beauté, monstruosité, ont les mêmes valeurs. Ce monastère est-il un sanatorium ? À quel dieu ces moines sont-ils voués ? À quoi sert le régime des curistes qui semblent échappés d’un vieux film muet ? Le récit suit les règles précises du rêve qui brasse le résidu hétéroclite de la mémoire. Et si, du désordre somptueux de la Fête surgissent les figures du Roi et du Pendu, si elles prennent place dans une scène que nous croyons reconnaître, il n’y a là d’autre symbole que la reconnaissance du rôle privilégié du rituel.”

Pour voir une partie de ses œuvres:

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Portrait de jeune femme (Monique Beaumont) 1950 ; Portrait d’enfant, 1935

Centre Georges Pompidou

Femme travestie, circa 1932

Musée de Grenoble

Mandoliniste, 1933

Musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun, France

Salle permanente – Reconstitution du Salon de l’appartement de Leonor Fini, rue de La Vrillière à Paris

Tate Modern, Londres

Petit sphinx ermite, 1948

Peggy Guggenheim Collection, Venise, Italie

La Bergère des sphinx, 1941

Musée d’Art et d’Histoire, Genève, Suisse

Nue (Jeune fille au bas) 1941; Nu (Nico Papatakis) 1941

Museo d’Arte Moderna Revoltella, Trieste, Italie

Portrait de jeune homme déguisé en mendiant (portrait d’André Pieyre de Mandiargues) 1935

Miyazaki Prefectural Art Museum, Miyazaki, Japon

Les deux crânes, 1950

Musée d’Art Moderne, Bruxelles, Belgique

Galleria Nazionale d’Arte Moderna e Contemporanea, Rome, Italie

Théâtre national de l’Opéra, Paris

Costumes pour Tannhaüser, 1963

Art Institute of Chicago, Chicago, Illinois

The Sphinx (gouache) 1970

The Lost Needle (collage de Joseph Cornell avec dessin et photographie de Leonor Fini) circa 1947

Galleria Nazionale d’Arte Moderna, Museo Mario Praz, Rome

Sphinx, circa 1950

Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea, Palazzo Massari, Ferrara, Italie

Portrait d’Achille Funi

http://www.leonor-fini.com/fr/

L’arche de Darwin

Mot de l’Éditeur:

Un roman philosophique et satirique contant les aventures de l’employée de Charles Darwin, décidée à prouver l’inexistence de Dieu. Embarquée par brigantin au Brésil pour une traversée en vapeur sur l’Amazone et un vol en montgolfière à travers les Andes, elle se rend aux Galapagos pour rassembler les spécimens grâce auxquels elle compte démontrer la théorie évolutionniste.

Notre avis:

James Morrow nous a habitués,

dans ses précédents romans à l’excellence et dans celui-ci il a su combiner aventure et humour, cette histoire est un roman picaresque. C’est presque un crime pour un roman d’être aussi amusant que celui-ci.

Il y a du Jules Verne dans l’air.

Résumer ce roman est bien difficile nous pouvons dire que notre héroïne est Chloe Bathurst actrice Victorienne au chômage, elle trouve un emploi dans le domaine de Charles Darwin pour s’occuper de son vivarium de lézards, d’oiseaux et de tortues rares. Chloé tente désespérément de ramener sa famille sur le droit chemin, et à cause de ça elle volera un manuscrit, utilisera ses talent de comédienne pour obtenir 10.00 £ auprès de la Shelley Society et entreprendra un voyage vers les Galápagos devenant un mix parmi Indiana Jones, Lara Croft et Phileas Fogg.

Tout le livre est une brillante satire autour de l’évolution, de la sélection naturelle et de Dieu.

Nous le conseillons.

❤❤❤❤❤

Au diable Vauvert 

Le crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld

Mot de l’Éditeur:

Il fut d’abord un crocodile. Un dieu. Une terreur. Tué pour sa peau extraordinaire, le voilà devenu sac à main. Mais pas n’importe lequel. Celui de Karl Lagerfeld. Un accessoire à l’intellect acéré et à l’humour mordant, observant, disséquant, glosant sur le cours inattendu de sa nouvelle vie…

Il faut se laisser porter par le merveilleux réalisme de ce récit. Les personnages existent. Presque tous. Les situations ont eu lieu. Peut-être. Le monde de la mode, petit peuple nomade et attachant, s’y révèle dans ses rites, ses excès, ses grandeurs aussi… Et Karl Lagerfeld, qui n’a besoin de personne pour construire sa légende, s’y dévoile, sous le regard malicieux de son sac-crocodile, comme le plus authentique et le plus fascinant des personnages de fiction.

Notre avis: 

J’ai beaucoup aimé ce livre extravagant et intense.

Une écriture fluide et captivante pour cette histoire racontée par l’extraordinaire sac en crocodile du couturier.

Les habitudes de Karl Lagerfeld et de son célèbre chat Choupette y sont décrites minutieusement!

Le sac magique, ce qui reste du puissant crocodile, suit son propriétaire partout et en dévoile le caractère, l’histoire familiale et les fréquentations au fil des années.

Très bien écrit, je félicite l’auteure, Marie-Noëlle Demay, et j’espére la voir récidiver avec des nouveaux romans.

Courrez acheter ce livre!

❤❤❤❤❤

Éditions Flammarion

Heure de véri-thé : Une archéologie du thé

T

Résumé:

L’Heure de véri-thé nous transporte à travers les siècles pour découvrir le symbolisme du thé et de son histoire. Entre archéologie, légendes et cuisine, ce livre est un fascinant récit des origines de la plante, des débuts de sa consommation et le développement de son commerce au fil du temps. Des histoires, mais aussi des techniques, des conseils et des recettes afin d’appréhender au mieux cette plante aux mille facettes. Des premiers thés bouillis asiatiques au thé glacé inventé en Amérique, en passant par les thés aux fleurs et autres ingrédients naturels, Arnaud Bachelin retrace un fabuleux

voyage aux quatre coins du monde, dans un ouvrage parsemé d’illustrations et de photos. Ne se contentant pas de transmettre son savoir, l’auteur est également en perpétuelle recherche. Un peu à l’instar des plus grands parfumeurs, il est en quête des bonnes alliances, l’alchimie qui lui permettra de créer de nouvelles saveurs dans une parfaite harmonie. Passeur, savant, chercheur, créateur… en un mot : magicien !

Mon avis:

J’ai adoré ce livre et je le recommande à tous les amoureux de ce breuvage magique qui est le thé
Bien plus qu’une chronologie cette ouvrage est riche d’anecdotes et nous propose des recettes très sympathiques, dulcis in fundo un dernier chapitre sur le thé et la littérature.
Tout comme Sting dans sa chanson Englishman in New York « I don’t take coffee, I take tea, my dear » donc cette lecture m’a permis de voyager à travers les époques et de découvrir des contes et des légendes sur le monde du thé.
Une édition soignée et des illustrations très pertinentes.
Il y a aussi un index des recettes.
Je testerai rapidement le fromage frais de brebis au thé vert Matcha.

❤❤❤❤❤

Éditions BakerStreet

 

Je te dois tout le bonheur de ma vie, Leonard & Virginia Woolf

Ce premier livre de Carole d’Yvoire, qui est également traductrice, retrace la vie de Virginia et Leonard Woolf et le contexte historique et social qui les a vu évoluer et former leur personnalités. L’auteure nous transmet sa passion pour les sujets de son récit avec des mots tendres qui nous font suivre et découvrir aussi une époque et ses acteurs, les illustrations et photos qui colorent les pages participent à faire de cette édition un petit bijou à lire absolument!

Résumé:

« Bloomsbury m’enchante, il est la vie même »

Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d’Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l’union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d’édition Hogarth Press.

Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l’affirmation de la vie, d’une « vie intense et triomphante »

Inclus : des extraits de lettres, une nouvelle de Virginia Woolf et une nouvelle inédite de Leonard Woolf.

❤❤❤❤

Livre de Poche

 

La guerre de Darkseid

Je viens de fermer la dernière page contenant la dernière illustration de ce magnifique beau-livre qu’est «la guerre de Darkseid »
Couverture épaisse, papier lourd, couleurs vives, dessins de 15 artistes talentueux c’est d’abord un bel ouvrage que l’on ouvre.
Ceux qui connaissent depuis longtemps DC savent qu’avec toutes ses terres parallèles ses scénaristes séparés et surtout sans deus ex machina garantissant la cohérence de l’univers comme le fit Stan Lee, l’univers DC a besoin de redémarrages réguliers tels que les sagas « Crisis », « Infinite Crisis » ou « Flashpoint ». Nous assistons donc a un recommencement avec « Rebirth » dont la guerre de Darkseid est le préquel.

C’est l’occasion de se raccrocher à l’univers comics DC et de redécouvrir une autre mythologie.
Alan Moore (que j’adule par ailleurs) a reproché aux mondes des super-héros le manque d’ambiguïté et de complexité, il trouvera dans ces 496 pages un panorama de situations complexes, de choix ambiguës, bien loin des histoires aseptisées.
Si seulement les scénaristes du film « Justice League » avaient un peu plus creusé dans le trésor des comics DC, ils n’auraient pas fait un film aussi plat.

Revenons à « la guerre de Darkseid » je ne vous dévoilerais pas l’intrigue qui permettra que nos super heros reçoivent le pouvoir de nouveaux dieux, mais je peux vous affirmer que cela décoiffe sur le sens de la responsabilité individuelles face au collectif, sur le sens de la vie.

Un must-have pour les fêtes

❤️❤️❤️❤️

Editions Urban

Gauguin

Un grand Merci à Babelio et aux éditions Palette pour la découverte de ce livre et aussi de la collection Artmini dont il fait partie.
Parler d’art aux enfants est, à mon avis, essentiel et des supports adaptés peuvent faire toute la différence.
Gauguin est présenté par les éditions Palette comme adapté aux 5 ans et plus, je le trouve parfait pour une initiation à l’art et il peut être utilisé par les parents qui vont adorer la réaction des petits.
Ce livre retrace les moments clés de la vie de Gauguin, son enfance au Pérou, son travail dans la finance, les relations et les influences qui l’ont accompagné.
La tumultueuse existence du petit fils de Flora Tristan est décrite dans cet ouvrage de façon ludique et claire en suivant le fil des tableaux de Gauguin.
La qualité du papier permet d’avoir des images d’excellent niveau et d’apprécier les œuvres et la large gamme chromatique du peintre.
Je suis donc conquise par ce petit livre cartonné qui peut aussi servir de support avant ou après l’exposition en cours au Grand Palais à Paris.
Je compte bien découvrir les autres titres de la collection Artmini.

 

 

 

 

 

 

 

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Éditions Palette

Abattoirs de Chicago – Le monde humain-

 

L’auteur de cet ouvrage inclassable  est Jaques Damade, fondateur de la maison d’édition La Bibliothèque et professeur de français au Cours Saint John Perse à Paris.
Grand passionné de littérature et amateur de Borges.

Ce petit livre en partant de la description documentée et très précise de la création des abattoirs de Chicago nous fait voyager intellectuellement, le questionnement est bien plus profond que la réalité et l’évolution de celle qui deviendra une grande chaîne de montage de la viande.
Chicago, ville brutale, berceau parfait pour le développement du capitalisme nous oblige à une méditation philosophique qui part du local pour devenir générale, à l’échelle de l’humanité.
Le réel n’est qu’un cas particulier du possible….

La pensée de Damade, parfois proche des derniers textes de Noam Chomsky, est plus que jamais d’actualité. L’éclectisme des citations qui accompagnent les chapitres est amusante (mention spéciale pour Giacomo Leopardi).
Une excellente plume et un style personnel vous feront encore plus apprécier le live.

Nous vous conseillons cette lecture et aussi les autres titres du catalogue des éditions La Bibliothèque.

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Éditions La Bibliothèque

 

Une petite ville nazie

Dans Une petite ville nazie, réédité en français après une longue période d’absence dans nos librairies, l’historien William Allen décrypte la prise de pouvoir du parti nazi à l’échelle d’une petite ville.
Une vision glaçante de la radicalisation d’une cité.
Avec cette monographie extrêmement détaillée retraçant l’évolution de la petite ville de Thalburg (ce nom d’emprunt recouvre une localité de Basse-Saxe désormais identifiée), l’auteur apporte une contribution précieuse à la compréhension du phénomène nazi.
Le Guardian a dédié un très bel article à cet ouvrage juste après le Brexit.
Un livre atypique qui devrait être lu au lycée pour mieux comprendre comment une idéologie et des attitudes néfastes peuvent s’implanter petit à petit dans le quotidien, dans les gestes ordinaires d’une population qui accepte la banalité du mal.
Cet essai se lit comme un roman historique et il vous passionnera.

❤️❤️❤️❤️❤️

Éditions Tallandier