Au péril de la mer

Mot de l’éditeur :

Alors que cinq siècles les séparent, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, bercés par le rythme des marées, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l’inspiration.

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que, au XVe siècle, un peintre rencontra un amour incandescent qui le hanta à jamais et c’est là qu’il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C’est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l’inspiration. Est-il encore possible d’écrire quand on vient de donner la vie ?

Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.

À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

Biographie de l’auteur :

Dominique Fortier est née à Québec et vit aujourd’hui à Montréal. Après un doctorat en littérature française à l’université McGill, elle exerce notamment le métier de traductrice. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (2008), a remporté le prix Gens de mer du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. Elle a depuis publié Les Larmes de saint Laurent et, en compagnie de Nicolas Dickner, Révolutions. La Porte du ciel, son troisième roman, a été publié aux Escales en 2017.

Notre avis :

Le Mont St Michel est pour moi un lieu très important, je m’y sens bien et j’adore y aller.

J’ai été donc naturellement attirée par cet ouvrage et j’en suis bien contente.

Un hommage à l’histoire du Mont et aux livres.

Ce troisième roman de Dominique Fortier alterne l’histoire d’Éloi, portraitiste ayant trouvé refuge dans dans l’Abbaye au quinzième siècle, suite à une peine d’amour et le carnet de voyage d’une écrivaine amoureuse du Mont, en manque d’inspiration et en quote de réponses sur sa vie de maman.

Abbaye puissante et lieu de pélerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel était la citadelle des livres. 

Les Moines enlumineurs dans le scriptorium montois sont parmi les plus productifs d’Europe. Les copistes transcrivent des milliers de pages dans le silence, la persévérance et la recherche de la perfection.

Ce récit est écrit avec finesse, l’auteure québécoise dévoile aux lecteurs son affection pour le Mont et pour l’importance de la transmission, thématique constante dans les deux époques.

Je vous recommande cette lecture.

❤️❤️❤️❤️❤️

Les escales éditions

Dominique Fortier
Extrait
Extrait
Extrait
Le Mont
La numérisation des manuscrits du Mont-Saint-Michel reconstitue une bibliothèque disparue
A gauche, saint Michel apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches. A droite, le Mont-Saint-Michel est en construction. Source : manuscrit du XVIe siècle.

Lautrec

Sortie le 09/10/2019

Biographie de l’auteur :

Matthieu Mégevand est éditeur et écrivain. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles (Jardin secret, l’Age d’Homme, 2007), un roman (Les deux aveugles de Jéricho, l’Age d’Homme, 2011). En 2013, il publie Ce qu’il reste des mots aux éditions Fayard, une réflexion littéraire et philosophique sur le drame de Sierre. 

La Bonne vie chez Flammarion en 2018, ouvrage qui met en scène la vie de Roger Gilbert-Lecomte.

Depuis 2015, il dirige la maison d’édition Labor et Fides.

Lautrec :

Henri-Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, naît le 24 novembre 1864 à Albi, d’une famille royaliste issue de la plus ancienne noblesse provinciale. Sa mère, Adèle Tapié de Céleyran, a épousé son cousin germain Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec, brillant cavalier, passionné, comme toute sa lignée, de chasse et de chevaux.

Henri grandit dans un climat de tendresse partageant sa vie entre le château du Bosc, situé au Nord d’Albi dans le Rouergue et le château de Céleyran, près de Narbonne.

L’année 1878 est marquée par un accident qui se déroule dans le salon de sa maison natale : Henri se lève d’une chaise basse, glisse et se casse le fémur gauche ; puis un an après, il se fracture l’autre jambe à la suite d’une chute banale. Lautrec souffre d’une maladie osseuse d’origine congénitale probablement due au mariage consanguin de ses parents. Elle orientera définitivement la destinée du jeune homme. Immobilisé de longs mois, il occupe en effet ses journées en dessinant, puis en peignant, développant un goût largement répandu dans son entourage, et un don qu’il avait manifesté très jeune, jusqu’à en faire une vocation.

A partir de 1882, Lautrec complète sa formation dans les ateliers académiques de Léon Bonnat, puis de Fernand Cormon, situés à Montmartre. Son immersion dans la vie de la Butte achève sa mutation : confronté à tous les mouvements artistiques qu’il découvre aux cimaises parisiennes, il s’engage dans la modernité, et devient acteur autant que témoin d’une bohème montmartroise qui lui fournit son inspiration.

Portraitiste de génie, il immortalise les stars, d’Aristide Bruant à Jane Avril, d’Yvette Guilbert à la Loïe Füller. Familier des maisons closes, il s’attache à la simple réalité quotidienne des prostituées. Le théâtre, la Comédie-Française, le vaudeville ou les scènes d’avant-garde pour lesquelles il conçoit programmes et décors, alimentent son goût insatiable pour la comédie humaine. Novateur dans de multiples domaines, il révolutionne l’illustration et les arts appliqués.

Les trente et une affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900  s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du 20ème siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité de son trait, expressif et élégant.

Dévorée par sa quête passionnée, Lautrec mène sa vie au rythme de sa création. Son travail acharné, mais aussi les plaisirs et l’abus d’alcool altèrent peu à peu sa santé. Il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère en Gironde, le 9 septembre 1901.

Notre avis :

Matthieu Mégevand écrit un ouvrage remarquable dédié à Lautrec. deuxième volet de celle qui est annoncée comme une trilogie romanesque sur des artistes consumés par leur art, des comètes dont la vie et l’œuvre sont entremêlées. Le premier livre était consacré au poète Roger Gilbert-Lecomte.

Fiction et documents réels nous font vivre l’histoire bien singulière d’un peintre et illustrateur exceptionnel.

Les situations et dialogues imaginés par l’auteur sont riches et aboutis.

L’ouverture du Moulin Rouge, les affiches dans tout Montmartre, la relation avec d’autres artistes on s’imagine dans la nuit parisienne, dans le quotidien de la Butte.

Très forte en émotion également la descente aux Enfers de l’homme, le rapport avec son physique difficile qui fait dégénérer son mental.

La relation avec sa mère et l’argent de sa famille ne suffiront pas à tuer le “serpent” qui dévore l’artiste et à le sauver de ses excès.

Le livre sera publié le 9 octobre 2019 jour de l’ouverture d’une importante et magnifique exposition sur le peintre au Grand Palais.

Si elle devait être jouée près de chez vous je vous recommande la pièce originale créée par Maurice Lamy à partir de recherches et d’un long travail autour de l’œuvre de Lautrec et qui évoque les dernières années de sa vie.

Un livre, coup de cœur de la rentrée littéraire, une lecture à ne pas manquer.

❤️❤️❤️❤️❤️

Flammarion 

Matthieu Mégevand
Toulouse Lautrec
Extrait
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L’explosion au Grand Palais
Inspirations
Une pièce de théâtre magnifique
Dada pour préparer l’exposition avec les enfants
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Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire

Mot de l’éditeur :

10 décembre 1919 : le prix Goncourt est attribué à Marcel Proust pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Aussitôt éclate un tonnerre de protestations : anciens combattants, pacifistes, réactionnaires, révolutionnaires, chacun se sent insulté par un livre qui, ressuscitant le temps perdu, semble dédaigner le temps présent. Pendant des semaines, Proust est vilipendé dans la presse, brocardé, injurié, menacé. Son tort? Ne plus être jeune, être riche, ne pas avoir fait la guerre, ne pas raconter la vie dans les tranchées. 

Retraçant l’histoire du prix et les manœuvres en vue de son attribution à Proust, s’appuyant sur des documents inédits, dont il dévoile nombre d’extraits savoureux, Thierry Laget fait le récit d’un événement inouï – cette partie de chamboule-tout qui a déplacé le pôle magnétique de la littérature – et de l’émeute dont il a donné le signal.

Biographie de l’auteur :

Thierry Laget est né à Clermont-Ferrand, en 1959.

Après avoir vécu en Auvergne, en Touraine, en Toscane, en Île-de-France, il s’est établi en Bretagne.

Romancier, il a publié huit volumes, dont, chez Gallimard, Iris (1991), qui a obtenu le prix Fénéon 1992, Roman écrit à la main (2000), Supplément aux mensonges d’Hilda (2003), Madame Deloblat (2006) et La Lanterne d’Aristote (2011, prix de l’Académie française Maurice Genevoix 2012).

À la collection « L’un et l’autre » — dirigée, chez Gallimard, par J.-B. Pontalis —, il a donné Florentiana (sur la ville de Florence), La Fiancée italienne (biographie d’Alaïde Banti, liée au mouvement des Macchiaioli, peintres pré-impressionnistes toscans), À des dieux inconnus (sur les livres, la lecture et l’apprentissage de la réalité), Portraits de Stendhal et Bibliothèques de nuit.

Il est également l’auteur de nouvelles (Atlas des amours fugaces aux éditions de l’Arbre vengeur et Dix manteaux rouges, Gallimard, sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2018), d’une suite de méditations en prose, accompagnées d’eaux-fortes de Christiane Vielle, Bergers d’Arcadie (Fata Morgana, 1995), d’un poème en prose, Les Quais minéraliers, avec des aquatintes de Christiane Vielle (Al Manar, 2004) et d’un recueil de poèmes, Semer son ombre, avec des gravures de Julius Baltazar (Al Manar, 2009).

Il a collaboré à l’édition d’À la recherche du temps perdu dans la bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean-Yves Tadié, procuré des éditions de textes de Jacques Rivière (Quelques progrès dans l’étude du cœur humain), de Marcel Proust (Le Côté de Guermantes et Les Plaisirs et les Jours) et de Gustave Flaubert (Madame Bovary). En 2019, à l’occasion du centenaire de l’attribution du prix Goncourt à À l’ombre des jeunes filles en fleurs, il publie Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire.

Il a préfacé Monsieur Stark, roman de l’écrivain suisse Pierre Girard (1892-1956), dont il a également choisi et présenté des chroniques consacrées aux voyages, Les Sentiments du voyageur, suivi de Anges américains.

Il est membre du jury du prix Valery Larbaud et président de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier.

Notre avis :

Le 17ème prix Goncourt décerné depuis la création de l’Académie fera l’objet de polémiques et affrontements. Le lauréat est Marcel Proust pour « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». Proust est probablement le romancier qui a fait couler le plus d’encre depuis sa disparition. Son œuvre a été décortiquée par plusieurs générations d’intellectuels.

« Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire » est l’histoire d’un prix Goncourt pas comme les autres, plus que bien documenté, on a l’impression d’avoir passé quelques heures avec tous les protagonistes du monde de l’édition et de la presse post première guerre mondiale.

Les jurés, le 10 décembre 1919, au restaurant Drouant, à Paris, au troisième tour de scrutin confèrent le prix à Marcel Proust. Lequel est en train de dormir. « Les Croix de bois », roman évoquant les tranchées, de Roland Dorgelès était pressenti comme favori. L’écrivain privé de Goncourt recevra la même année le prix Femina, qui s’appelait alors prix Vie heureuse. 

Mais pourquoi l’auteur de « À la recherche du temps perdu » va-t il être insulté de milles manières? le plus souvent parce qu’il est trop vieux, trop riche et ne parle pas de l’effort de guerre. Mais également pour des raisons plus subtiles qui se réfèrent à son œuvre globale, à son mode de vie, au conteste politique et à une certaine vision homophobe de l’époque.

L’ouvrage retrace aussi la naissance du prix Goncourt, aujourd’hui puissante institution. Récompense qu’un écrivain peut avoir une seule fois (sauf si on est Roman Gary/Emile Ajar mais ça c’est une autre histoire…)

Thierry Laget utilise les mots justes et sensibles pour cet essai, écrit de façon remarquable dans un style alerte, agréable et efficace.

Pour lire ce livre passionnant avec une tasse de thé ou un café et une madeleine pas besoin d’un questionnaire !

❤️❤️❤️❤️❤️

Gallimard 

Thierry Laget
Extrait
Extrait
Le prix Goncourt 1919
Les frères Goncourt
Marcel Proust
À lire aussi
À lire aussi

Watership Down

Mot de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ? 

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Revue de presse :

«Quel chef-d’oeuvre ! Quelle cavalcade de péripéties ! Quelle épopée ! Rien de plus enlevé et moderne que ce conte-fleuve où il est question de dictature et de rébellion, de migration et de survie.» — Le Monde 

«Derrière la métaphore lapine, Adams dépeint l exode, l errance et la survie du peuple juif. Watership Down doit être lu à tout âge.» — L’Obs 

«A la fois épopée, roman d’initiation et conte de sagesse, il se lit, en ces temps de migrations, comme un texte très contemporain – et c’est un régal.» — La Quinzaine Littéraire 

«Un roman génial.» — L’Express 

«Sous les dehors d’une narration faussement classique, une vie nue bataille et résiste convulsivement.» — Le Magazine Littéraire 

«C’est beau, légendaire, cruel, actuel.» — Elle 

«Un roman haletant peuplé de héros inattendus, charismatiques et profonds.» — Sud-Ouest 

«Watership Down happe le lecteur dans un récit aussi ambitieux qu’impeccablement mené.» — Le Vif 

«L’un des plus grands classiques et best-sellers de tous les temps.» — BBC 

«Watership Down est tout ce que vous voulez et plus encore, un chef d’oeuvre enfin sorti du terrier de l’oubli.» —-Marianne

Biographie de l’auteur :

Richard Adams a vingt ans lorsqu’il est mobilisé pour la Seconde guerre Mondiale. Diplômé d’Oxford à son retour, il sera le bras droit du ministre de l’Agriculture jusqu’au spectaculaire succès de son premier roman, Watership Down, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires. Désormais auteur d’une quinzaine d’ouvrages, admirateur de Kipling et Shakespeare, son style soigné, ses images poétiques et son talent pour le suspense font de lui l’un des écrivains britanniques les plus lus au monde.

Notre avis :

Watership Down est un roman fantastique, écrit en 1972, qui tire son origine des histoires racontées par Richard Adams à ses filles lors de longs trajets en voiture. 

Le language utilisé dans ce récit est recherché et adapté aussi à un public adulte.

Basé sur des lapins anthropomorphisés, qui évoluent dans une société élaborée. Un groupe de lapins quitte le labyrinthe quand l’un d’entre eux, Fiver, qui a une seconde vue, a des visions d’un désastre à venir. Ils ont diverses aventures tout au long de leur parcours vers une nouvelle terre promise.

Un classique dans les pays anglo-saxons peu connu en France.

Lire Watership Down est un plaisir, nous nous laissons emporter par chaque tournure de l’intrigue pour suivre une grande aventure (avec un peu de botanique, faune et géographe britanniques).

La création d’une culture, d’une langue et d’une véritable mythologie pour les lapins et autres créatures rivalise avec les chefs-d’œuvre de Tolkien. Hazel et ses amis sont tout autant courageux qu’Achille ou Énée. Peu importe la longueur de leurs oreilles.

Étonnant, et magnifique. Un vrai chef-d’oeuvre. Une histoire sublime.

Il y a comme un écho qui fait penser à notre actualité. On voyage de garenne en garenne,  à la recherche de la stabilité jusqu’à ce que chacun trouve sa place et apporte sa pierre à l’édifice commun.

Le livre a été récemment adapté en série animée par Netflix.

À lire absolument !

❤️❤️❤️❤️❤️

MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE EDITIONS

Le livre
Richard Adams
Extrait
Extrait
Les lapins
L’adaptation
L’adaptation

Romy, une longue nuit de silence

Mot de l’éditeur :

Le 29 mai 1982, Romy Schneider s’est éteinte à l’âge de 43 ans. Que s’est-il passé la nuit de sa mort au 11, rue Barbet-de-Jouy, dans le VII e arrondissement de Paris ? 

Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ? 

Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d’aigle d’Adolf Hitler, jusqu’à l’appartement parisien où 

elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d’instantanés de ces moments intimes. 

Un portrait nourri de témoignages inédits d’amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père 

de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois, à la femme qu’il a aimée, un hommage exceptionnel.

Biographie de l’auteur :

Sarah Briand est Journaliste à France 2, réalisatrice de documentaires pour l’émission de Laurent Delahousse, Un jour, un destin.

À ce titre, elle a réalisé un film sur Simone Veil, dont elle a tiré un livre : « Simone, éternelle rebelle » (Seuil, octobre 2015)

Notre avis :

Une biographie poignante de Romy Schneider une étoile qui, trente ans après sa disparition, rayonne toujours au firmament du cinéma. Livre complet, fouillé, intéressant à lire pour découvrir la femme au-delà du mythe. Grâce au style fluide, direct et agréable de Sarah Briand ce livre peut se lire comme un roman.

L’auteure choisit de présenter la nuit de la mort de l’actrice (le 29 mai 1982 à Paris) et l’histoire de sa vie. Ses films, ses amours, ses peurs, les drames de son existence sont traités avec délicatesse, sensibilité et respect.

Romy Schneider aujourd’hui encore pour beaucoup est la princesse puis impératrice Sissi. La jeune comédienne a eu le courage de se détacher du personnage et refuser le quatrième film de la saga pourtant très bien rémunéré. Je pense aussi à Carrie Fisher et la Princesse Leia, certains rôles restent liés au destin de celles et ceux qui les interprètent.

Romy aura la chance de très vite être adoptée par le cinéma français.

L’un des fils conducteurs de ce récit est la relation avec Alain Delon qui livre à l’auteure des confidences inédites.

Cette œuvre montre toute la complexité de Romy Schneider. Le cinéma se mêle à la vie, la vie au cinéma, avec une protagoniste tantôt à l’extase, tantôt au désespoir, toujours passionnée et passionnante.

Ses traumatismes ont été à la hauteur de sa magnifique carrière d’actrice. La mort de son enfant David sera l’ultime et insupportable drame de sa vie.

Une biographie touchante que je ne peux que conseiller.

Fayard 

❤️❤️❤️❤️❤️

Le livre
Sarah Briand
Extrait
Extrait
Sissi
Avec sa mère Magda
La Piscine
La Piscine

Un métro pour Samarra

Mot de l’éditeur :

Swann Delva étudie la philosophie à la Sorbonne. Le jeune homme, qui s’imagine devenir un penseur en vogue, est contraint de travailler à la RATP pour financer ses études.  Tandis qu’il fait ses premiers pas au guichet, il découvre la vie souterraine et consigne ses pensées dans un petit carnet. Son chef, pour l’impressionner, lui fait visiter les stations fantômes du réseau parisien et Swann se prend de passion pour ces lieux désaffectés et plus particulièrement pour la station Haxo, dans le 19e.  Alors qu’il s’installe dans une rame abandonnée de cette station, le voici transporté à Samarra, ville d’Irak au Moyen Age, où un calife des Mille et Une Nuits lui pose la plus grande question de l’humanité : peut-on espérer une vie après la mort ? Pas évident, quand un alchimiste peu scrupuleux lui fait concurrence et que le sommeil le ramène à Paris où la vie continue… Pour conserver ses privilèges au palais et les faveurs d’une belle astrologue, le jeune homme cherche la réponse aux angoisses du souverain, qu’il ne trouvera pas dans les livres… Ce sont 33 jours qui vont bousculer le quotidien de Swann et le conduiront à être plus présent à la vie.

Biographie de l’auteur :

Après des études de lettres et de sciences politiques, Isabelle de Lassence devient chargée de communication dans une grande entreprise publique. Lors de ses longs trajets domicile-travail, elle trouve dans le métro parisien un univers inspirant, qui la replonge dans les influences orientales de son année Erasmus à Séville. Ainsi naît l’idée de ce premier roman, qu’elle écrira quelques années plus tard, lors d’un congé parental. Isabelle de Lassence a 33 ans, elle vit en région parisienne.

Notre avis :

Swann Delva étudiant en philosophie boursier à La Sorbonne est persuadé qu’une belle destinée l’attend, il se voit déjà chez France Culture ou, pour le présenter avec les mots de l’auteure, «Et surtout,  Swann cherchait l’idée : celle qui ferait de lui le penseur en vogue, mais sans tarte à la crème ». Mais comme la philosophie devrait nous l’ enseigner, et pour jouer un peu avec les lieux communs, “tout n’est pas noir ou blanc ».

Le personnage de notre hero est très bien élaboré et particulièrement réaliste, la description qui en est donnée dans la première partie du livre est juste et prenante.

Notre jeune cherchant qui se voit futur chercheur va suivre un voyage dans le métro parisien et une épopée initiatique fantastique bien loin dans le temps et l’espace.

Swann accepte un travail alimentaire comme agent de la RATP et son chef voulant impressionner le nouvel employé, qui a fait et poursuit des études, le conduit dans l’une des stations fantômes du réseau. Cette découverte fait irruption dans le monde de l’étudiant, elle accapare son esprit et ses heures et prendra de plus en plus d’importance.

Swann veut découvrir la station Haxo, dans le 19ème arrondissement, un arrêt qui n’a jamais été mis en service. Un étrange train dans cette rame oubliée le transporte à Samarra, ville d’Irak au Moyen Age, où le calife souhaite une réponse à une question que toute l’humanité se pose : peut-on espérer une vie après la mort ? 

Les personnages secondaires ont un rôle toujours réussi et décrit avec finesse.

Isabelle de Lassence dresse, avec une parfaite maîtrise les portraits de jeunes étudiants, des parents, d’un calife, d’un marabout, d’une belle astrologue, d’un complexe alchimiste et de bien d’autres hommes et femmes qui, grâce au rôle qu’ils jouent, même si bref, contribuent à la beauté du récit.

Intelligence et originalité sont d’autres qualités qui nous font aimer ce premier roman de l’auteure.

Pour savoir si Swann pourra répondre aux attentes du calife et bâtir sa vie, son « à venir » il faudra lire cette belle histoire qui sera, je l’espère, suivie par des nouvelles œuvres de la brillante écrivaine dˋUn métro pour Samarra.

Marabout 

❤️❤️❤️❤️❤️

Le livre
Extrait
Isabelle de Lassence
La Sorbonne
Gare de Lyon
Métro de Paris Art Nouveau
Station fantôme Haxo
Samarra
À redécouvrir

Uter Pandragon

Mot de l’éditeur :

Deux frères, Uter et Pandragon, s’affrontent pour reconquérir 

le trône de leur père.

Le roi Constant avait trois fils. L’un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons – et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d’hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s’enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Uter et Pandragon sont-ils maîtres d’eux-mêmes, ou les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?

Ce premier roman est une réécriture ambitieuse et foisonnante des légendes du Graal. Servi par un style ample, riche et ciselé, cette œuvre ambitieuse et intelligente séduira les amateurs et amatrices d’aventures épiques et magiques.

Biographie de l’auteur :

Tomas Spok est né en 1987, à Montpellier. Puis, il a été emporté en Allemagne, avant même la chute du mur. Il a donc été (un peu) enfant en Allemagne, lisant en boucle des BD dans les rayons de supermarché, puis il a découvert Baudelaire, l’Iliade tout en continuant de lire Spiderman. À partir de dix-sept ans, il a été très occupé à être amoureux et à écrire des poèmes. Il est devenu adulte à Lyon, et vieillit à Paris. Il mourra en exil ou à Avalon. Encore aujourd’hui, il ne sait qui est le plus grand : Tolkien, Hugo ou Kirby.

Grand lecteur, il consigne ses impressions et réflexions de lecture sur son blog : www.thomasspok.fr

Notre avis :

Tout au long du Moyen Âge, la légende arthurienne s’inscrit dans l’imaginaire commun. Chrétiens de Troyes donne une véritable dimension littéraire au mythe et, au XIIIe siècle, Robert de Boron inscrit la légende arthurienne dans une voie plus christique autour du thème du Graal. 

Une quantité remarquable d’œuvres en lien direct ou inspirées par cette épopée nous accompagnent à notre époque. Livres, cinéma, télévision nous offrent des adaptations parfois brillantes, parfois décevantes.

Uter Pandragon est à classer dans le rang des récits lumineux qui émerveillent et font d’une lecture un moment qui sort de l’ordinaire.

Tomas Spok utilise un registre, un mode d’expression permettant de savourer notre belle langue française.

L’intrigue et les protagonistes nous font aimer son roman. Uter et Pandagon se battent contre l’usurpateur Vortigern pour récupérer la couronne de leur père.

L’auteur nous transporte à Constantinople pour une conversion (La Bretagne vaut bien une messe !) et dans le royaume de la magie avec Merlin et les personnages que nous sommes habitués à côtoyer dans les différentes versions des comptes sur le cycle du Graal : La dame du lac, la future Morgane mais également Mab la fée qui a inspiré Geoffrey Chaucer (que je chéris),  Shakespeare et Percy Shelley parmi d’autres.

Un livre surprenant pour l’originalité qu’il présente tout en évoluant dans un univers bien connu.

Tradition et imagination pour ce premier roman de Thomas Spock que je vous recommande.

Aux forges de Vulcain

❤️❤️❤️❤️❤️

Thomas Spok
Le livre
Extrait



Conseils de lecture :

Bleue

Mot de l’éditeur :

Après le succès d’Une histoire des abeilles, le retour de la romancière norvégienne qui fait rimer littérature et écologie.

Norvège, 2017. Depuis son plus jeune âge, Signe a fait passer l’écologie avant tout. Ainsi a-t-elle préféré renoncer à Magnus, dont elle ne partageait pas les idées. Aujourd’hui, elle vit sur un bateau amarré dans un fjord, au plus près de l’eau.  Et c’est pour sauver l’eau qu’elle décide à soixante-sept ans d’entreprendre un dernier périple en mer, lorsqu’elle apprend qu’une opération commerciale, autorisée jadis par Magnus, menace son glacier natal. L’heure est venue pour Signe d’affronter son grand amour perdu. Pour cela, elle doit prendre la direction du sud de la France…

France, 2041. La guerre de l’eau bat son plein. Avec Lou, sa fille aînée, David a fui les Pyrénées ravagées par la sécheresse pour retrouver sa femme et leur bébé, dont il a été séparé. Mais les réfugiés climatiques sont bloqués à la frontière, et les ressources commencent à manquer. Un jour, à des kilomètres de la côte, David et Lou trouvent un voilier au beau milieu d’un champ desséché : le bateau de Signe…

Une intrigue sophistiquée et palpitante, au service d’une fable dystopique plus nécessaire que jamais.

Biographie de l’auteur :

Née en 1975 à Oslo, Maja Lunde a écrit des scénarios et des livres pour la jeunesse avant de se lancer dans la rédaction d’Une histoire des abeilles, son premier roman pour adultes, best-seller traduit en plus de trente langues, et succès de la rentrée littéraire française 2017. Bleue est son deuxième roman à paraître aux Presses de la Cité.

Le précédent livre de Maja Lunde :

Notre avis :

Maja Lunde est une écrivaine qui sort de l’ordinaire, son précédent et premier livre « Une histoire des abeilles » est une merveille, J’attendais donc Bleue avec impatience et je suis une nouvelle fois, sous le charme. Le deuxième ouvrage de cette brillante auteure norvégienne nous fait retrouver son style élégant et plaisant.

J’aime l’écriture de Maja Lunde. Ses personnages sont étonnants et complexes,  souvent tournés vers un avenir sombre certes mais avec une énorme force intérieure qui les fait avancer. Nous avons Signe en 2017 et sa vie : elle grandit près d’un glacier en Norvège et toute son existence est tournée vers la défense de l’environnement. Ensuite, il y a David en 2041, réfugié climatique français avec sa fille Lou. Ils ont été séparés du reste de la famille, Anna et le bébé Auguste dans un monde, en manque d’eau, boulversé par les affrontements et les égoïsmes.

Ils affrontent toutes et tous un voyage intime tourmenté entre passé, présent et avenir.

Le bateau Arietta de Signe baptisé « Bleu » est l’instrument qui lie les deux époques du récit. Ce voilier est le refuge pour fuir la réalité qui accable nos protagonistes.

L’eau est partout et puis elle n’est plus.

Les souvenirs sont une ancre mais aussi source de douleur pour les personnages principaux et pour les hommes et les femmes qui gravitent autour de Signe et de David.

Les chapitres, qui alternent la vie en 2017 et la survie en 2041, sont vifs et efficaces, ils ne peuvent que retenir toute notre attention pour une immersion totale pour un moment de lecture qu’on ne voit franchement pas passer.

Plongez dans cette lecture qui mérite, à mon avis, une note de 5 sur 5 !

Presses de la cité

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Maja Lunde
Extrait
Extrait
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Glacier
Voilier Arietta.
Le premier livre de Maja Lunde

Livre lu dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée, je remercie Babelio et Presses de la cité.

Violette Hurlevent et le jardin sauvage

Date de publication 15/05/2019

Mot de l’éditeur :

Nul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d’êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s’animent ; même le temps s’écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. Avec son chien Pavel, aussi courageux que gourmand, Violette va affronter une menace encore plus terrible que les problèmes qu’elle voulait fuir. Pour faire face à ce défi, elle devra choisir ses alliés et retrouver les reliques, des objets aux pouvoirs mystérieux qui détiennent la clé de son destin.

Biographie de l’auteur :

Après des études de commerce et de communication, Paul Martin a travaillé comme rédacteur à Astrapipendant plus de vingt ans. Il vit aujourd’hui à Lille. Il continue à collaborer avec Bayard Presse, notamment comme scénariste de BD, concepteur de jeux et d’énigmes. Il a écrit de très nombreuses histoires pour J’aime Lireet publié plus de 70 albums et romans.

Biographie de l’illustrateur :

Né en 1987 à Calais, Jean-Baptiste Bourgois est auteur et dessinateur. Diplômé des Beaux-Arts de Cambrai, où il est élève de Gilles Bachelet, il démarre une carrière d’illustrateur en 2013 avec Le chien à plumes, paru chez Hélium, et Fatale Spiralepuis Popopipo, chez Sarbacane. Il vit et travaille à Lille avec son cacatoès Georgie.

Notre avis :

Un roman junior d’une rare beauté, les illustrations de Jean-Baptiste Bourgois sont douces et poétiques j’aurais envie de toutes vous les montrer mais il faut les découvrir en lisant ce récit.

Le rythme très vif ne fera pas poser le livre avant de l’avoir terminé.

Violette fait face aux épreuves qui se présentent au sein du Jardin Sauvage dans celle qui était la maison de son grand-père et qui est aujourd’hui l’abri nécessaire pour sa mère, son petit frère et pour elle.

Mais notre héroïne est également confrontée à sa situation familiale difficile, à un père violent et manipulateur.

Violette avancera et réussira mieux qu’elle ne l’imagine à devenir plus forte. 

Paul Martin crée un univers enchanté féerique et tendre, ses descriptions du monde des pierres ou des fourmis sont intelligentes et profondes.

Un livre à lire !

❤️❤️❤️❤️❤️

Sabacane 

L’auteur
L’illustrateur
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Pierre volcanique qui fait penser à un troll
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Fourmis 🐜
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La chanson d’Arbonne

Mot de l’éditeur :

Au pays d’Arbonne le soleil mûrit les vignes et fait éclore les chansons des troubadours qui célèbrent l’amour courtois. Au Gorhaut, terre austère du Nord où l’on adore le dieu mâle Corannos, règne le brutal Adémar, sous l’influence du primat fanatique du clergé. « Jusqu’à ce que meure le soleil et que tombent les lunes, l’Arbonne et le Gorhaut ne vivront pas en harmonie côte à côte. » Gouvernée par une femme, minée par la rivalité sanglante de ses deux seigneurs les plus puissants, l’Arbonne n’est-elle pas une proie tentante pour une guerre de conquête et de croisade du Gorhaut, d’autant―ignominie ! ―qu’on y vénère une déesse ? Mais c’est en Arbonne que Blaise du Gorhaut s’est engagé comme mercenaire au service d’un baronnet, après avoir fui son pays et son père. Il découvre en chemin les guerres et les intrigues d’un monde où les marionnettistes politiques parlent de l’avenir au présent, mais où l’amour, toujours, pèse plus fort que tout autre sentiment. Qui est-il vraiment, ce Blaise du Nord, et quel destin l’attend qu’il ignore lui-même ? Seule le sait peut-être Béatrice, la grande prêtresse aveugle de Rian au hibou sur l’épaule.

Biographie de l’éditeur :

Guy Gavriel Kay est né dans la province du Saskatchewan, au Canada, en 1954. Après des études de philosophie, il séjourne en Angleterre où il travaille avec Christopher Tolkien sur l’édition posthume du Silmarillion. De retour au Canada, il poursuit des études de droit à l’université de Toronto et devient avocat au barreau d’Ontario en 1981. Il publie en 1984 La Tapisserie de Fionavar, qui rencontre un succès immédiat. Suivent Tigane, La Chanson d’Arbonne, Les Lions d’Al-Rassan et La Mosaïque de Sarance, inspirés respectivement de l’Italie, de la Provence, de l’Espagne et de l’empire byzantin, romans où il exerce et peaufine son rapport si particulier à l’histoire médiévale pour faire naître une forme de fantasy dont il est le maître incontesté. Avant de se tourner dans les années 2000 vers la Chine, qui lui a inspiré Les Chevaux célestes et Le Fleuve céleste. G. G. Kay vit actuellement à Toronto.

Notre avis :

Je suis admirative. C’est le meilleur livre Fantasy que j’ai lu cette année.

Une chanson pour Arbonne est une représentation lyrique et poétique d’une année tumultueuse à Arbonne, alors que les peuples de cette terre matriarcale et cultivée sont épris de paix ses aristocratie, ses mercenaires, ses troubadours, ses prêtres et ses prêtresses doivent faire face à la menace d’invasion de leurs voisins du nord, nourris par la guerre et où règne le brutal Adémar.

Guy Gavriel Kay crée les protagonistes de l’histoire avec brio. Blaise par exemple, personnage clés, vous fera vivre des émotions certaines. Au début, Blaise paraît juste un nordiste sauvage, un mercenaire venu se mettre au service de l’Arbonne pour mieux contrer Adémar, mais son rôle va évoluer et le transformer, peu à peu, son regard change tout particulièrement grâce à la rencontre avec le duc Bertran de Talair, ménestrel et noble,  à la fois poète et conseiller de la cour de la duchesse Cygne de Barbentain.
Les personnage sont tous fascinants, même les méchants.

Inspiré de la culture troubadour qui a pris naissance en Provence pendant le Haut Moyen Âge, ce roman captivant et novateur dessine parfaitement bien une version alternative du monde médiéval. 

Le symbolisme est omniprésent. Symbolisme sexuel, d’abord, bien entendu, puisque tout le roman constitue une allégorie de la lutte des principes masculins (Gorhaut) et féminins (Arbonne). Mais aussi symbolisme des couleurs, en particulier du sombre et du clair, de l’ombre et de la lumière. Les rebondissements, au moment de l’épilogue, manquent pas ! 

Mon premier Guy Gavriel Kay et je n’ai pas été déçue. Je recommanderais ce livre à tous les amateurs d’épopées historiques et d’univers fictifs très bien construits. Sensible, tendre, touchant, ce récit offre une myriade de sensations. 

❤️❤️❤️❤️❤️

Atalante 

Guy Gavriel Kay
Troubadours
Troubadours
Autre livre de l’auteur.
Autre lIvre de l’auteur