Je te dois tout le bonheur de ma vie, Leonard & Virginia Woolf

Ce premier livre de Carole d’Yvoire, qui est également traductrice, retrace la vie de Virginia et Leonard Woolf et le contexte historique et social qui les a vu évoluer et former leur personnalités. L’auteure nous transmet sa passion pour les sujets de son récit avec des mots tendres qui nous font suivre et découvrir aussi une époque et ses acteurs, les illustrations et photos qui colorent les pages participent à faire de cette édition un petit bijou à lire absolument!

Résumé:

« Bloomsbury m’enchante, il est la vie même »

Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d’Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l’union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d’édition Hogarth Press.

Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l’affirmation de la vie, d’une « vie intense et triomphante »

Inclus : des extraits de lettres, une nouvelle de Virginia Woolf et une nouvelle inédite de Leonard Woolf.

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Livre de Poche

 

Ragnarok

La sortie du film éponyme a été l’occasion de rééditer cette saga de Thor par Panini Comics.
Ici les mythes nordiques pénètrent et fracassent l’univers Marvel dans la mise en abime du héros au marteau. A tel point qu’il fallut quelques années pour que Thor revienne.

C’est un album incontournable, un modèle des « comics à fond », qui donne envie de replonger dans les « edda » pour distinguer ce qui est d’origine ou du génie des scénaristes dans la réinterprétation du mythe de « Ragnarök » de l’apocalypse de feu et de glace.

Le trait de Di Vito sert magnifiquement l’épopée en usant  toutes les sortes de découpages possibles pour donner une énergie à des dessins justes, fins et superbement colorés par Villari.

Un « must have » pour comprendre l’avant et (bizzarement – mais on est dans le monde Marvel -) l’aprés Ragnarok !

 

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Panini Comics

 

La guerre de Darkseid

Je viens de fermer la dernière page contenant la dernière illustration de ce magnifique beau-livre qu’est «la guerre de Darkseid »
Couverture épaisse, papier lourd, couleurs vives, dessins de 15 artistes talentueux c’est d’abord un bel ouvrage que l’on ouvre.
Ceux qui connaissent depuis longtemps DC savent qu’avec toutes ses terres parallèles ses scénaristes séparés et surtout sans deus ex machina garantissant la cohérence de l’univers comme le fit Stan Lee, l’univers DC a besoin de redémarrages réguliers tels que les sagas « Crisis », « Infinite Crisis » ou « Flashpoint ». Nous assistons donc a un recommencement avec « Rebirth » dont la guerre de Darkseid est le préquel.

C’est l’occasion de se raccrocher à l’univers comics DC et de redécouvrir une autre mythologie.
Alan Moore (que j’adule par ailleurs) a reproché aux mondes des super-héros le manque d’ambiguïté et de complexité, il trouvera dans ces 496 pages un panorama de situations complexes, de choix ambiguës, bien loin des histoires aseptisées.
Si seulement les scénaristes du film « Justice League » avaient un peu plus creusé dans le trésor des comics DC, ils n’auraient pas fait un film aussi plat.

Revenons à « la guerre de Darkseid » je ne vous dévoilerais pas l’intrigue qui permettra que nos super heros reçoivent le pouvoir de nouveaux dieux, mais je peux vous affirmer que cela décoiffe sur le sens de la responsabilité individuelles face au collectif, sur le sens de la vie.

Un must-have pour les fêtes

❤️❤️❤️❤️

Editions Urban

Gauguin

Un grand Merci à Babelio et aux éditions Palette pour la découverte de ce livre et aussi de la collection Artmini dont il fait partie.
Parler d’art aux enfants est, à mon avis, essentiel et des supports adaptés peuvent faire toute la différence.
Gauguin est présenté par les éditions Palette comme adapté aux 5 ans et plus, je le trouve parfait pour une initiation à l’art et il peut être utilisé par les parents qui vont adorer la réaction des petits.
Ce livre retrace les moments clés de la vie de Gauguin, son enfance au Pérou, son travail dans la finance, les relations et les influences qui l’ont accompagné.
La tumultueuse existence du petit fils de Flora Tristan est décrite dans cet ouvrage de façon ludique et claire en suivant le fil des tableaux de Gauguin.
La qualité du papier permet d’avoir des images d’excellent niveau et d’apprécier les œuvres et la large gamme chromatique du peintre.
Je suis donc conquise par ce petit livre cartonné qui peut aussi servir de support avant ou après l’exposition en cours au Grand Palais à Paris.
Je compte bien découvrir les autres titres de la collection Artmini.

 

 

 

 

 

 

 

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Éditions Palette

Abattoirs de Chicago – Le monde humain-

 

L’auteur de cet ouvrage inclassable  est Jaques Damade, fondateur de la maison d’édition La Bibliothèque et professeur de français au Cours Saint John Perse à Paris.
Grand passionné de littérature et amateur de Borges.

Ce petit livre en partant de la description documentée et très précise de la création des abattoirs de Chicago nous fait voyager intellectuellement, le questionnement est bien plus profond que la réalité et l’évolution de celle qui deviendra une grande chaîne de montage de la viande.
Chicago, ville brutale, berceau parfait pour le développement du capitalisme nous oblige à une méditation philosophique qui part du local pour devenir générale, à l’échelle de l’humanité.
Le réel n’est qu’un cas particulier du possible….

La pensée de Damade, parfois proche des derniers textes de Noam Chomsky, est plus que jamais d’actualité. L’éclectisme des citations qui accompagnent les chapitres est amusante (mention spéciale pour Giacomo Leopardi).
Une excellente plume et un style personnel vous feront encore plus apprécier le live.

Nous vous conseillons cette lecture et aussi les autres titres du catalogue des éditions La Bibliothèque.

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Éditions La Bibliothèque

 

Batman: le match Teshigori – Marini

Deux BD surprenantes démontrent que l’esprit comics n’est plus cantonné aux frontières des USA. Mondialisation oblige, deux Batman très différents sont sur les étals de fin d’année.
C’est un match France-Japon de l’interprétation du détective champion.

D’un coté un Batman, format 12,7×18, porté par Shiori Teshigori qui avait déjà dessiné les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seya pour les connaisseurs).
Tout les codes du manga d’action sont là : destruction massive, intrigue avec declamation fulgurante, robots géants des « Mecha ».
Un mariage réussi qui plaira aux amateurs de bd japonaise.


De l’autre coté du ring : Batman, format 21×32,6 en mode Européen par Enrico Marini.
Là c’est plus le coté justicier détective qui est mis en avant dans un graphisme qui traduit bien l’atmosphère que l’on imagine de Gotham.
Tout y est, de l’humour décalé d’Alfred , de la plasticité et inconstance de Catwoman au désir de réparation de Batman.
Le traitement cyan pour rendre le brouillard de Gotham, les mouvements fluides dans un découpage cinématographique des combats de Batman, les expressions perverses du joker font que c’est un magnifique opus des aventures du chevalier noir que l’on pourra ranger en vitrine entre les Dark Knight de Miller et « V pour vendetta » de Moore et Loyd.

On ne va pas se la jouer Teddy Riner, les 2 méritent d’être lu, mais je dois reconnaître que le travail de Marini sur « Scorpion » ou « les Aigles de Rome » confine au chef d’oeuvre dans « Batman- The Dark prince Charming »

 

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Une petite ville nazie

Dans Une petite ville nazie, réédité en français après une longue période d’absence dans nos librairies, l’historien William Allen décrypte la prise de pouvoir du parti nazi à l’échelle d’une petite ville.
Une vision glaçante de la radicalisation d’une cité.
Avec cette monographie extrêmement détaillée retraçant l’évolution de la petite ville de Thalburg (ce nom d’emprunt recouvre une localité de Basse-Saxe désormais identifiée), l’auteur apporte une contribution précieuse à la compréhension du phénomène nazi.
Le Guardian a dédié un très bel article à cet ouvrage juste après le Brexit.
Un livre atypique qui devrait être lu au lycée pour mieux comprendre comment une idéologie et des attitudes néfastes peuvent s’implanter petit à petit dans le quotidien, dans les gestes ordinaires d’une population qui accepte la banalité du mal.
Cet essai se lit comme un roman historique et il vous passionnera.

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Éditions Tallandier

Thérapie existentielle

Présentation de l’éditeur

Dans l’histoire de l’humanité, l’homme s’est toujours battu pour sa liberté. Pourtant, la liberté fait peur. Elle nous rend responsables de notre projet de vie, de nos choix et de nos actes. Il arrive qu’alors nous ayons l’impression que le sol se dérobe sous nos pieds. Et, si nous devons mourir, si nous constituons notre propre monde, si chacun de nous est seul dans un univers indifférent, quel sens a la vie ? Pourquoi vivons-nous ? Comment vivre ?
Liberté, solitude, absence de sens, mort sont au cœur de notre existence. Dans cet essai, Irvin Yalom convie Freud ou Spinoza, Tolstoï, Sartre ou Camus, pour nous aider, entre philosophie, littérature et psychothérapie, à penser ces grandes questions.

Biographie de l’auteur

Professeur émérite de psychiatrie à Stanford, Irvin Yalom est l’auteur, entre fiction, philosophie et psychothérapie, de nombreux essais, romans ou récits, best-sellers dans le monde entier, dont La Méthode Schopenhauer, Le Bourreau de l’amour, Le Jardin d’Épicure, En plein cœur de la nuit ou Le Problème Spinoza.

Mon avis

Je apprécie beaucoup Yalom pour ses romans et ce livre montre comme d’habitude ses qualités de divulgateur.
Il s’agit d’un essai que les psychiatres ou les étudiants apprécieront certainement mais il peut être lu par un public bien plus vaste.
Le retrouver finalement en poche après tant de temps classé parmi les œuvres introuvables est un grand bonheur.
Je ne peux que penser à Oliver Sacks en lisant cet ouvrage.
Philosophie et Psychanalyse pour explorer des thématiques communes comme la mort et la liberté vues en utilisant les deux prismes.
L’auteur pose des éléments, ouvre des portes sans jamais imposer sa vision, il la propose.
Plongez donc dans cette lecture!

❤️❤️❤️❤️

Livre de poche

Gauguin

Gauguin de David Haziot est une excellente biographie de l’artiste mais aussi le portrait de toute une époque, l’histoire des impressionnistes et des mouvements qui ont boulversé les canons de l’art.
Ce livre se lit comme un roman, il est prenant et passionnant.
Flora Tristan, grand mère de Gauguin, et sa mère Aline occupent les premiers chapitres de cette œuvre et sont indispensables pour cerner le monde et la famille du peintre des vahinés.
La rencontre avec sa femme danoise, l’époque faste de la bourse parisienne, la crise les ruptures, tout est décrit minutieusement et les anecdotes peu connues sont nombreuses.
Les relations avec les autres artistes sont très intéressantes et celle avec les frères van Gogh est présente à plusieurs reprises.
Le Grand Palais dédie une belle exposition à Gauguin, cette biographie peut être un moyen de s’y préparer ou tout simplement de découvrir cette vie peuplée de hauts et de bas. L’auteur vous plongera dans les périples d’un artiste singulier.
Je conseille ce livre.

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Editions Fayard

Aliss

Résumé de l’éditeur:

Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu « spécial » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.

Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…

Mon avis:

Cette Alice/Aliss de Patrick Senécal n’est pas une histoire pour enfants. Le récit revisité d’Alice au pays des merveilles se passe à Montréal, la jeune protagoniste se donne trois mois pour être autonome mais elle atterrira dans un quartier pas comme les autres…
Dans un lieu où une certaine Reine Rouge fait la loi.
Une descente en enfer décrite avec minutie.
Thriller, conte de méfaits, un livre qui ne peut que séduire.
La description des personnages est brillante et ce roman est, permettez moi de le dire clairement, complètement dingue!
L’extrême violence des situations que Aliss vit est décrite avec subtilité.
Si vous vous posez des questions sur Nietzsche, sachez que notre héroïne aussi, le philosophe accompagne Aliss tout au long de l’histoire.
Devenir une Surfemme quel défi!
Une très belle œuvre littéraire.

❤️❤️❤️❤️❤️

Éditions Fleuve