Black Manoo

Mot de l’éditeur :

Black Manoo, junkie abidjanais sans papiers, déboule dans le Belleville des années 90 avec deux guides : Lass Kader, son meilleur ami dealer, et Karol, sa belle, avec qui il ouvre un bar clandestin.

Avec eux, on explore les coulisses d’un quartier ahurissant et les stratégies d’un immigré tout juste débarqué à Paris pour s’y enraciner, entre rituel et petits boulots.

Le destin de Black Manoo pourrait ressembler à cent mille autres mais ne ressemble à aucun.

Dans ce roman-monde qui fait de chaque lieu, de chaque personnalité, le creuset d’un univers, Gauz réunit les deux veines qui ont fait son succès : l’observation sociale et le destin de personnages aux marges des lois. Au-delà, il invente un style littéraire d’une concision électrique, aussi dense et intense que la plus rageuse des musiques.

Biographie de l’auteur  :

Après avoir été diplômé en biochimie, Gauz a réalisé des photos, des documentaires, des émissions culturelles et des articles pour un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Depuis que le succès de son premier roman, Debout Payé (50 000 exemplaires en grand format), vedette de la rentrée 2014, l’a propulsé sur le devant de la scène.

Avec son deuxième roman Camarade papa il livre une histoire de la colonisation inédite au travers de deux regards : celui d’un jeune homme blanc qui quitte son village, Abilly, près de Châtellerault, pour l’Afrique, à la fin du dix-neuvième siècle, et celui d’un enfant métis, issu de l’époque coloniale.

Gauz part de plus en plus souvent se recueillir à Grand-Bassam, première capitale coloniale de la Côte d’Ivoire.

Notre avis :

Dans son troisième roman Gauz ne fait que confirmer son talent.

J’ai lu les précédents livres de l’auteur (Debout payé et Camarade papa) et j’attendais ce nouveau texte avec impatience.

Black Manoo dépeint le voyage d’un abidjanais drogué et sans papiers qui débarque à Paris. Belleville sera le quartier de son atterrissage.

Toutes les combines possibles pour s’en sortir nous sont montrées.

Les incohérences d’un système qui utilise des cases et des formulaires mais oublie l’humain. Au travers de ses rencontres et des lieux qu’il va habiter ou seulement frôler, le chemin de l’ ivoirien devient universel.

« Notre vraie nationalité est l’humanité. » disait H. G. Wells, citation utopique certes, mais la littérature peut changer les opinions et ce récit, qui donnera à réfléchir, peut contribuer à limer, non pas les différences qui sont une richesse, mais les préjugés qui contribuent à la « guerre du monde » des blancs et des noirs. 

Le style est très imagé, plein d’humour et d’associations inattendues, l’écriture est particulièrement savoureuse et percutante.

Bref durant la lecture, mon sourire était comme un clignotant sur mon visage s’allumant très régulièrement.

Une fois plongés dans Black Manoo on n’a pas envie d’en sortir.

Je n’ai qu’un mot à dire, FONCEZ, ACHETEZ et LISEZ !

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Le Nouvel Attila

Gauz
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Belleville
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