Rêveur Zero

Mot de l’éditeur :

Les deux têtes du Golden Gate émergent de leur nuage de brume, derrière la colline. Si seulement j’arrivais à rejoindre la ville, je serais en sécurité.

N’y a-t-il rien à faire qu’à subir le courroux de ce grand marshmallow ?

Mon bolide est éjecté hors de la scène. Il s’élève quelques instants, volette, volette, mais sa masse l’emporte sur les rêves et il est rappelé vers les flots, où se déversent les débordements rosâtres de la bête élastique. De plein fouet, je percute la surface. Le rideau tombe dans une gerbe d’éclaboussures, sous les applaudissements de la pluie mauve.

Dans un futur proche, une épidémie de rêves.

Ils se matérialisent dans la réalité. Leurs manifestations peuvent être badines, terrifiantes, ou simplement ridicules. Mais les pires d’entre elles provoquent de réels dégâts. Face à leur multiplication, l’ensemble de la société est mise à l’épreuve.

Elisa Beiram, dans ce premier roman à la fois nerveux et onirique, nous entraîne à la recherche de l’origine de cette épidémie, en dix-huit jours, tel un compte à rebours, rendant au lecteur l’impression d’urgence de la vie durant une telle catastrophe.

Biographie de l’auteur :

Née dans le Midi en 1990, Elisa Beiram a été biberonnée d’aventures au pied des remparts de Carcassonne. Cependant, elle a les racines chatouilleuses : elle a vécu et vit ici et là, en France, en Europe et ailleurs, en attendant de pouvoir s’ins- taller sur une nouvelle planète aux con ns de la Galaxie. Ses écrits sont nourris de tout ce que l’univers veut bien lui dévoi- ler, et elle n’est jamais aussi heureuse qu’en chevauchant la courbe du monde sur une bécane. Son activité favorite ? Rêver en plein jour.

Notre avis :

Après la lecture de ce remarquable premier roman, Rêveur Zéro je vais certainement relire “Le langage oublié ; introduction à la compréhension des rêves, des contes et des mythes” de Erich Fromm.

L’autrice nous entraîne pour 18 nuits et 18 jours dans un monde transformé par une épidémie de rêves, les visions oniriques qui se matérialisent créent des problèmes immenses et des dégâts permanents.

Nous suivons les enquêteurs désemparés, les chercheurs, les rêveurs.

Ce livre est addictif et permet, comme souvent il arrive dans la science-fiction basée sur des récits concernants les humains dans un futur proche, de délivrer quelques messages sur notre société actuelle.

Bien écrit, stylistiquement parlant, une science-fiction particulièrement « intelligente » à mon avis. Ce roman m’a aussi fait penser au livre de l’éclectique peintre surréaliste, graveuse, lithographe, décoratrice de théâtre et écrivaine Leonor Fini : L’oneiropompe.

En résumé, il ne faut pas passer à côté de ce récit d’Elisa Beiram, je vous incite à plonger dans cette lecture où les pièces d’un formidable puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire.

❤️❤️❤️❤️❤️

L’Atalante 

Elisa Beiram
Extrait
Extrait
Extrait
Œuvre de Leonor Fini
Pour marque-pages : Permaliens.

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