M. O.. Modus operandi, tome I : La secte du Serpent

Mot de l’éditeur :

Rome, en l’an 54, sous le règne de Néron. De riches pères de famille, atteints d’un mal étrange, trouvent la mort le soir chez eux dans divers quartiers de la ville. L’homme qui se charge de l’enquête découvre petit à petit que ces disparitions sont l’œuvre concertée d’un mystérieux groupe de jeunes gens qui suivent toujours le même mode opératoire. 

L’enquêteur, Marcus Tiberius Alexander, est un vigile gradé des patrouilles dites « les yeux de Rome», chargées de circonscrire les incendies et la délinquance nocturne. Il est aux prises avec Lucius Cornelius Lupus, un jeune et ambitieux fils de sénateur, dévoré par la passion du jeu. Le premier, d’origine étrangère, met tout en œuvre pour resserrer l’étau sur le second, favorisé par son rang. 

Mais la vérité qu’il met au jour est terrifiante. 

Thriller antique, «La secte du Serpent» est le premier tome d’une série intitulée M.O. (Modus operandi).

Biographie de l’auteur :

Agrégée des lettres classiques, Nathalie Cohen a effectué des recherches en judaïsme hellénistique et en patristique grecque, sans cesser de se pencher sur le monde séfarade dont elle est issue.

Notre avis :

Une enquête atypique dans un roman qui se situe dans les premières années du règne de Néron, en 54.

L’intrigue nous offre un polar antique plutôt plaisant et avec un final surprise et tous les ingrédients pour une suite de l’histoire. Marcus Tiberius Alexander, enquêteur improvisé doit faire face aux meurtres de son père adoptif et d’autres patriciens âgés. Notre personnage principal est un vigile aide de camp du préfet. Les vigiles urbains (en latin : vigiles urbani, littéralement « les yeux de la ville ») sont les hommes chargés de la lutte contre les incendies et de la police nocturne.

Le récit de Nathalie Cohen est l’occasion pour une balade dans la Rome de l’époque à la découverte des usages et des institutions mais également de maints détails de la vie de tous les jours. L’auteure s’attache à nous dépeindre les scènes de la vie romaine antique avec un réel souci de la véracité historique.

J’ai apprécié ce texte et ses personnages qui sont donc aussi les vecteurs pour découvrir Rome et ses intrigues politiques admirablement bien rendues. À conseiller aux amateurs de polars historiques.

❤️❤️❤️❤️

Denoël

Nathalie Cohen
Extrait
Extrait
Forum
Forum
Néron
Agrippine mère de Néron

Les derniers jours de Pompei

Mot de l’éditeur :

Pompéi, an 79 de notre ère. Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l’Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d’une religion naissante. Mais, non loin de là, le Vésuve s’éveille et tout ce petit monde est loin d’imaginer que la cité vit alors ses dernières heures…

Biographie de l’auteur :

Edward George Bulwer-Lytton est un écrivain et homme politique anglais. Les Derniers Jours de Pompéi, publié en 1834, est un succès l’année de sa parution et devient une œuvre largement adaptée, au théâtre notamment, à l’opéra, et bien sûr au cinéma, par le grand Sergio Leone.

Notre avis :

Pour les passionnés d’histoire romaine Libretto réédite, en version intégrale, l’un des romans incontournables à lire pour s’imprégner de cette culture

« Les derniers jours de Pompéi » est un livre écrit par le baron Edward Bulwer-Lytton en 1834. Le roman a été inspiré par le tableau Le dernier jour de Pompéi du peintre russe Karl Briullov, que Bulwer-Lytton avait vu à Milan et par les découvertes archéologiques qui ont fasciné l’écrivain.

Le récit commence un mois avant l’éruption, Il se déroule autour de la figure de Glaucus un jeune Athénien, beau, riche et placé par la plume de l’auteur dans la « Maison du poète tragique » que l’on peut encore visiter et de Ione, une belle fille napolitaine d’origine grecque. La jeune fille et son frère sont sous la tutelle d’ un prêtre égyptien nommé Arbacès, d’origine noble, aussi intelligent que dépravé. Le prêtre s’oppose à l’amour entre Glaucus et Ione. Malgré son rôle de précepteur, il aime et est attiré par sa protégée. Pour l’avoir à tout prix, il n’hésite pas à tricher, trahir et même tuer … Une autre protagoniste du livre est l’esclave Nydia, aveugle, jalouse de Ione parce que secrètement amoureuse, sans réciproque, de Glaucus.

Nous retrouvons aussi un nombre remarquable de personnages mineurs : un jeune gladiateur qui se bat pour avoir l’argent nécessaire pour racheter la liberté de son père; le riche négociant Diomède, qui existait réellement, propriétaire d’une magnifique villa à la périphérie de la ville; sa fille Julia trop gâtée qui n’hésite pas à s’associer à Arbacès pour atteindre ses objectifs; l’édile Pansa, dont on peut encore lire le nom sur les murs de Pompéi; Olynthus un chrétien fanatique et ardent; le jeune Apœcidès, frère de Ione, personnage tourmenté élève d’Arbacès; la sorcière du Vésuve, qui vit dans les champs Phlégréens; le riche Salluste (il a aussi réellement existé) et beaucoup d’autres. 

Les derniers jours de Pompéi raconte une  histoire prenante; très réaliste et documentée sur Pompéi.

Le vrai protagoniste avec un P majuscule reste le Vésuve se préparant à enterrer Pompéi avec sa force dévastatrice.

Je suis ravie d’avoir enfin lu ce livre en version intégrale.

❤️❤️❤️❤️

Libretto

Edward George Bulwer-Lytton
Extrait
Extrait
Extrait
Le tableau Le dernier jour de Pompéi du peintre russe Karl Briullov
Pompei
Pompei
Pompei
Le film

Le Dernier Thriller norvégien

Parution le 06/06/2019

Mot de l’éditeur ;

Delafeuille, l’éditeur parisien, débarque à Copenhague pour y rencontrer le maître du polar nordique, au moment même où la police locale est confrontée à un redoutable serial killer : l’Esquimau. Coïncidence ? A peine installé à l’hôtel avec le dernier roman de l’auteur, Delafeuille découvre que la réalité et la fiction sont curieusement imbriquées… et qu’il pourrait bien être lui-même, sans le savoir, un personnage de thriller nordique.

Tueur fou, flics au bord de la crise de nerfs, meubles Ikéa, livre à tiroirs, tempête de neige, ours polaires, Sherlock Holmes et la petite fille aux allumettes : Luc Chomarat nous livre une épopée littéraire jubilatoire, un tour sur le grand huit où le rire le dispute au vertige.   

Biographie de l’auteur :

Luc Chomarat est né en Algérie en 1959. Remarqué dès son premier roman par le magazine littéraire, il choisit d’exercer ses talents de rédacteur dans la publicité où, dit-il, « on trouve l’argent et les filles ». Poursuivi pour fraude fiscale, il se réfugie dans un monastère tibétain. Il revient au roman en 2014 avec L’Espion qui venait du livre. En 2016, il reçoit le Grand prix de Littérature Policière pour Un trou dans la toile. Traducteur de Jim Thompson, il est également l’auteur d’essais pour le moins atypiques : Le Zen de nos grands-mères (Le Seuil, 2008) sur son expérience bouddhiste et Les 10 meilleurs films de tous les temps (Marest, 2017) dont le sujet n’est pas clair.

Le Polar de l’été (La Manufacture de livres, 2017) et Un petit chef-d’œuvre de littérature (Marest, 2018) confirment son goût pour les constructions en abyme, et son regard particulier sur l’époque, mélange d’ironie et de désenchantement.

Notre avis :

Le réel, le possible et les livres, Luc Chomarat nous accompagne à Copenhague avec Delafeuille éditeur français qui voudrait acheter les droits d’un auteur danois très populaire.

Nous nous retrouvons vite à mener l’enquête avec Sherlock Holmes sur une série de crimes et nous voilà dans un Matrix littéraire où l’auteur du “Dernier thriller norvégien” serait le mystérieux marionnettiste qui en tire les ficelles !

Fiction dans la fiction.

Style très agréable, cette lecture est captivante et intéressante, truffée de digressions sur les livres et la littérature.

Intrigue remarquablement menée jusqu’au dénouement.

J’ai un moment pensé à Musée haut musée bas le texte, la pièce et le film de Michel Ribes où un musée imaginaire permet à l’auteur une critique du monde de l’art et qui donne aussi vie à des personnages épatants.

Un récit insolite et plaisant, un livre passionnant à lire, de la première à la dernière page.

La Manufacture 

❤️❤️❤️❤️❤️

Luc Chomaratest
Extrait
Extrait
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Copenhague

L’estrange malaventure de Mirella

Mot de l’éditeur :

Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par coeur ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu’on l’a enfin compris. Jusqu’ici, elle passait inaperçue en ville qui s’intéresserait à une porteuse d’eau, à une crève-la-faim, une enfant trouvée ? Seulement voilà, Mirella a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a bien repéré ce beau jeune homme en noir, qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

Biographie de l’auteur :

Flore Vesco est née à Paris en 1981. Plutôt que de tout miser sur son physique, elle a fait des études bien longues, de lettres et de cinéma. 

Elle a été professeur et a vécu à l’étranger, et sait dire « Vous habitez chez vos parents ? » en slovaque, en maltais et en roumain. 

Aujourd’hui, Flore Vesco vit en région parisienne. Elle aime les anagrammes, les rébus, les listes, et tout ce qui a des bulles (le champagne, le bain moussant, la bande dessinée…). 

Notre avis :

« Le joueur de flûte de Hamelin » a été inspiré par une légende née en 1284 en Allemagne dans la petite ville de Hamelin. Cette ville fut infestée de rats au grand désarrois de ses habitants. La légende retranscrit la peur des habitants de la ville pendant des siècles ! 

Le conte « Le joueur de flûte de Hamelin » a été publié dans Légendes allemandes en 1816 par les Frères Grimm. Et dans « Les Reïtres des Chroniques du règne de Clarles IX » de Prosper Mérimée. 

Mais comme dirait Roald Dahl, qui s’est aussi attaqué à la réécriture de quelques fables célèbres, « Un conte peut en cacher un autre ».

« L’estrange malaventure de Mirella » est un roman jeunesse qui peut se lire à tout âge, écrit de manière très drôle, vive et attachante il nous livre un récit fort différent du texte allemand.

Vous y découvrirez Mirella jeune fille de 15 ans perspicace, intelligente et altruiste. Pas d’ennuie, pas de répit, l’histoire (cette version de l’histoire) est prenante et la lutte contre le rongeurs et certains humains que nous pourrions définir aussi, en élargissant l’usage du mot, comme étant des rats est le fil principal de la trame du périple de notre héroïne. Une balade au Moyen Age et la revanche d’une rousse !

Pour continuer à revisiter le conte du Joueur de flûte nous pouvons lire aussi l’excellent  « Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants » de Terry Pratchett. Où des rats savants associés avec le joueur de flûte… et menés par le chat Maurice sillonnent les petites villes.

Flore Vesco est une plaisante découverte et son œuvre mérite sa place dans vos futures lectures.

École des Loisirs 

❤️❤️❤️❤️❤️

Coup de cœur !
Flore Vesco
Extrait
Extrait
Extrait
Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants 
Extrait : Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants 
Extrait : Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Extrait : Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants 

Washington Black

Mot de l’éditeur :

La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n’a d’autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d’autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c’est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme serviteur. Wash montre un talent inné pour le dessin et une curiosité d’esprit telle qu’il est promu assistant pour le projet fou de l’extravagant inventeur : construire un ballon dirigeable. Lorsqu’un vent mauvais les oblige à quitter précipitamment l’île à son bord, l’aventure prend un cours inattendu. Du pôle Nord à la Nouvelle-Ecosse, de Londres à Amsterdam, plus qu’un voyage, c’est un parcours initiatique qui attend le jeune Wash, en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le conduira vers la liberté, une liberté assumée et entière.

Biographie de l’auteur :

Esi Edugyan est une romancière canadienne qui vit sur l’île de Vancouver, en Colombie britannique. Elle est l’auteure de 3 minutes 33 secondes, lauréat du Giller Prize en 2011. Washington Black a été finaliste du Man Booker Prize, a remporté aussi le Giller Prize, et a été unanimement salué par la critique.

Notre avis :

Washington Black est un livre tellement difficile à classer, je pense que c’est finalement ce qui le rend si bien. Un récit qui nous confronte aux horreurs de l’esclavage, un conte chargé d’aventures, de sensations fortes et de joies liées à la découverte scientifique.

C’est une histoire qui a sa part de cruauté et cela ne peut que nous toucher et déranger, mais aussi une histoire d’espoir, de regret et de vérité. C’est une histoire qui interroge également sur les relations et les liens dans une famille, c’est très prenant.

Le livre de Esi Edugyan a comme trame principale, l’histoire d’un garçon de 11 ans qui échappe à l’esclavage dans une plantation de canne à sucre de la Barbade, en 1830, avec l’aide du frère de son maître. Le cadet de la famille, Christopher « Titch » Wilde, demande à Washington de devenir son serviteur personnel et la vie commence à changer pour le petit. Titch est un scientifique qui enseigne à Wash non seulement à lire, mais également à comprendre des concepts et des équations scientifiques et à améliorer son talent naturel pour le dessin.

La prose d’Edugyan est élégante, richement détaillée et nuancée, en particulier dans la manière dont elle traite les thèmes de la liberté et de l’identité dans la vie de Titch et de Wash. Les aspects scientifiques et les passionnants voyages sont un pur bonheur à lire et me font évidemment penser à Jules Verne. Washington aide Titch à construire une machine volante, un engin semblable à une montgolfière, qui transportera les deux protagonistes dans une aventure extraordinaire.

La 20th Century Fox TV adaptera le roman en proposant une série, l’auteure sera de la partie en tant que producteur exécutif.

Je recommande fortement ce livre à celles et ceux qui aiment les aventures, la fiction historique, les personnages complexes et les intrigues multicouches. 

❤️❤️❤️❤️❤️

Liana Levi

Extrait
Extrait
Extrait
Esi Edugyan
Plantation avec esclaves
Montgolfière
Verne
Montgolfière Verne
Dessin publié par le NY Times

Morts

Mot de l’éditeur :

Alors qu’il venait de mourir, Joseph se réveilla…

Imaginez son étonnement en reprenant conscience sous le regard passablement vide de squelettes aux orbites creuses l’invitant à les suivre. C’est le début d’une aventure improbable où il est question de trépas, d’ossements et de poussière… beaucoup de poussière. Joseph est confronté à des interrogations existentielles dont la plus ardue est certainement de savoir s’il est vivant ou mort.

Et que dire des singuliers personnages qu’il va rencontrer ? Sont-ils aussi trépassés que lui ou le fruit d’un délire psychédélique ? D’une pitoyable expérience de mort imminente ? Ou tout simplement d’une indigestion de champignons ?

La fréquentation de cette galerie d’individus aussi célèbres que décédés, aux opinions très tranchées sur notre société, va amener Joseph à se poser une question fondamentale : mais où diable est passée la Vie ?

Mais, tandis qu’il découvre un monde plein de beautés, il se retrouve confronté à ses aspects les plus sombres et au conflit qui oppose les growls aux hommes. Tire-d’Aile doit grandir, et vite… car pour couronner le tout, il sent en lui s’éveiller un étrange phénomène… une puissance ancestrale dont pourrait bien dépendre l’avenir du monde.

Biographie de l’auteur :

Philippe Tessier est né en 1966 à Tassin-la-demi-lune. Après des études de commerce international peu convaincantes, il ouvre et gère pendant plusieurs années un magasin de jeu, l’Arche Perdue. Au cours de cette période, il fait ses premières armes dans le domaine de la traduction et de la création en s’attaquant au Guide Tooniversel pour le jeu Toon. Puis il enchaîne sur un premier essai s’inspirant d’une légende amérindienne : « Le Cinquième âge ».

Après la fermeture du magasin, il s’installe en tant que traducteur. Il travaille un temps pour la société Jeux Descartes où il traduit des suppléments pour Earthdawn, Advanced Donjons and dragons et Star Wars avant de rédiger le supplément Shadowrun France. Il se spécialise ensuite dans les jeux vidéo en collaborant aux traductions d’œuvres comme Baldur’s gate, Neverwinter nights, Everquest, Arcanum ou Planescape Torment. Parallèlement, il écrit le jeu Polaris, ses suppléments, les premiers romans situés dans cet univers et le roman « La cité des âmes ».

Après quelques années irrégulières, il devient traducteur dans le domaine du poker et relance le jeu Polaris pour le compte de la société Black Book. Les romans Polaris, entièrement révisés, sont de nouveau publiés et de nouveaux volumes viennent grossir la collection : la trilogie des « Foudres de l’abîme », « Domination 1 et 2 » et « Rédemption ». En 2010, Black Book a également édité un autre de ses livres, « Les anges foudroyés » tandis que la société d’édition Oskar a publié les deux premiers livres de la série « Sélénie des Terres Mortes » : La ville sans nom et le Voleur d’Histoires.

Redevenu traducteur dans le domaine des jeux de rôle, il participe aux traductions de The Strange, Torg, Starfinder et bien d’autres univers. Quant au jeu Polaris, il connaît un nouvel essor avec sa traduction en langue anglaise et la sortie de nouveaux suppléments détaillant les grandes nations de ce monde sous-marin.

Les Chroniques Hérétiques

Enfin, en 2017, les éditions LEHA éditent le premier tome des Chroniques Hérétiques, « les Loups d’Uriam », et publient en Février 2018, le second et dernier tome, « Une Saison de Cendres ». Philippe Tessier prépare actuellement de nouveaux romans, toujours pour le compte des éditions Leha.

Notre avis :

Un exploit, brillant et extravagant, ce livre porteur d’une vision de notre société des vivants nous conduit dans les tunnels de l’esprit.

Difficile pour Joseph, à son “réveil”, de se percevoir comme trépassé, il est immobile mais, il peut penser, il est dans cette première phase un peu le Chat de Schrödinger mort et vivant.

Joseph va devenir, une fois accepté de décrypter cette colonie de squelettes qui l’entoure, notre Virgile ou Béatrice, notre guide dans ce labyrinthe de situations étonnantes.

Les morts-vivantes sont le symbole du meilleur et du pire des caractéristiques humaines, la réflexion philosophique me fait aussi penser à la série « The Good Place ».

Quel bonheur de rencontrer la lumineuse Marie Currie, ou le manifestement inchangé Karl Marx ! Les dialogues, les interactions, les questionnements vous feront lire ce récit d’une seule traite et un sourire constant accompagnera cette aventure. C’est dans un tourbillons de mots, réparties cinglantes, doutes fort intelligents, analogies très bien placées que nous lecteurs évoluons.

« La Mort », personnage très important dans ce roman a, à mon avis, une parenté avec celle crée par la plume de l’inoubliable Terry Pratchett pour son Disque-Monde. « La Mort » est le personnage qui est le plus présent dans les Annales. Par ailleurs Philippe Tessier cite un certain Terry P. comme étant présent dans sa base de revenants.

Un livre qui mérite pour moi 6 étoiles. Oui une de plus que ma note maximale, puisque le style et la trame m’ont franchement enthousiasmée.

Je recommande cette œuvre mordante !

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Éditions LHEA

Morts le livre
Mort extrait (Terry P.)
Philippe Tessier
Autres livres de l’auteur à lire !
La Mort selon Terry Pratchett
La Mort dans le Disque-Monde
Chat de Schrödinger
The Good Place

Transparence

Parution le 25/04/2019

Mot de l’éditeur :

A la fin des années 2060, la présidente française de Transparence, une société du numérique implantée en terre sauvage d’Islande, est accusée par la police locale d’avoir orchestré son propre assassinat. Or au même moment, son entreprise s’apprête à commercialiser le programme Endless, un projet révolutionnaire sur l’immortalité, qui consiste à transplanter l’âme humaine dans une enveloppe corporelle artificielle. Alors que la planète est gravement menacée par le réchauffement climatique, cette petite start-up qui est sur le point de prendre le contrôle du secteur numérique pourra-t-elle sauver l’humanité ? Ce roman d’anticipation éblouissant nous dévoile le monde de demain pour mieux nous révéler celui d’aujourd’hui et mettre en lumière la plus grande révolution technologique de notre histoire.

Biographie de l’auteur :

Marc Dugain est romancier (La Chambre des officiers, La Malédiction d’Edgar, Une exécution ordinaire, Ils vont tuer Robert Kennedy, entre autres), essayiste (L’Homme nu, coécrit avec Christophe Labbé), scénariste et chroniqueur. Il est également réalisateur. L’Échange des princesses, son dernier film, est sorti fin 2017. Une trentaine de prix, littéraires et cinématographiques, ont salué son travail. Ils vont tuer Robert Kennedy, son dernier roman, vient de sortir en format poche chez Folio.

Notre avis :

Marc Dugain est pour moi une valeur sûre, son roman Ils vont tuer Robert Kennedy m’avait particulièrement plu et Transparence continue dans ce tracé ininterrompu des beaux écrits de l’auteur.

Un saut dans le futur, dans un avenir qui se situe dans une quarantaine d’années. La description du passé, notre présent, est utilisée pour véhiculer le message que tout se joue maintenant, que notre planète a besoin de changements rapides et radicaux.

Le rapport avec une société où l’argent est roi et le pouvoir essentiel pour exister conduit aussi à quelques mots sur la bien réelle présidence Trump, la fin élaborée par l’auteur pour l’actuel président des Etats-Unis est par contre le fruit de sa plume, je vous laisse la découvrir en lisant le livre, pour moi ça a été un moment de fou rire !

Le Transhumanisme (pour sauver une planète et l’esprit humain contre une inéluctable extinction causée par le réchauffement climatique) est le fil conducteur du récit mais l’auteur nous fait voyager et nous concocte des dialogues et rencontres qui font écho à notre actualité. J’ai pensé au spectacle théâtrale de la comédienne Audrey Vernon « Comment épouser un Milliardaire » où l’actrice, qui interprète la future épouse répond à son promis que les « riches » disent « aux pauvres » qu’il faut continuer de jouer comme dans un jeu de billes et elle précise « mais mon amour il n y a plus de billes ! vous les avez toutes prises ».

Cassandre, la française en même temps Presidente et prototype de Endless propose la transplantation de la conscience dans des clones artificiels qui assureraient l’immortalité aux personnes choisies par un algorithme et nous voilà déjà confrontés aux critères pour le choix de celles et ceux qui pourraient prétendre à une vie éternelle dans un monde exempt des puissantes institutions politiques et économiques qui le dominaient avant l’annonce de l’existence du programme.

Google, Monsanto, le rôle des démocraties modernes, le libre arbitre, l’importance de l’aléatoire, il n’y a pas un moment d’ennuie dans les lignes de Transparence.

Le final est totalement inattendu et vous fera encore plus aimer cet ouvrage.

Un roman magistral que je vous recommande il est original et subtil. 

❤️❤️❤️❤️❤️

Gallimard 

Extrait
Extrait
Extrait
Extrait
Extrait
Marc Dugain
Audrey Vernon dans Comment épouser un milliardaire
Un conseil de lecture :
Les années 1930
La fabrique de «L’homme nouveau»
Sous la direction de Jean Clair
Gallimard
Livres d’Art 
À lire aussi !

Argent animal

Mot de l’éditeur :

Lors d’une conférence sur la finance en Amérique du Sud, cinq économistes développent un concept de monnaie vivante, capable de se reproduire. Bientôt l’argent animal croît et se multiplie, envahissant le monde.

Biographie de l’auteur :

Ne en 1970. écrivain, traducteur et professeur de littérature, Michael Cisco a publié outre-Atlantique plus d’une dizaine de romans. Il vit à New York. Il est souvent décrit comme le Kafka américain. Ses deux premiers romans, The Tyrant et The Divinity Student, paraîtront en 2019 et 2020 Au Diable Vauvert.

Biographie du traducteur :

Né en 1962, Claro est l’auteur d’une quinzaine de fictions. Egalement traducteur de l’anglais (une centaine d’ouvrages traduits : Vollmann, Gass, Gaddis, Rushdie, Moore…), il est membre du collectif inculte. Il tient un blog littéraire : « Le Clavier cannibale ». Il écrit une chronique dans Le Monde des livres « le feuilleton de Claro » et son prochain livre « Substance » paraîtra en août 2019.

Notre avis :

Quelle excellente lecture, troublante et surréaliste. J’ai lu cet ouvrage deux fois.

Le livre déroule son intrigue autour de cinq économistes qui participent à une conférence et proposent le concept de monnaie animale, dans un nouveau système économique bizarre et fascinant … sauf que ce n’est pas si simple à mettre en place. Dans cette réalité future fictive crée par Cisco, les économistes (à l’instar d’autres universitaires) sont une puissante organisation presque une secte. L’idée de l’argent animal qui prend racine dans leur imagination dérange beaucoup de monde et une série d’événements étranges commence à se produire. 

Le complot, avec toutes sortes de forces et puissances en place essayant de supprimer l’idée de la monnaie animale et d’arrêter ses créateurs se met en place rapidement et nous submerge de pistes, de situations et d’épisodes variés. Au fil des pages tout devient de plus bizarre autant q’étrange. Nous découvrons des extraterrestres, des voyages dans l’espace, un narrateur fantôme mort, un journaliste qui boit beaucoup, une araignée géante qui gère une île qui apparaît de nulle part et qui communique avec des personnes buvant son venin (ou quelque chose du genre), un scientifique qui peut être ou non une création fictive et bien oui nous découvrons tout ça et plus encore dans ce récit peu commun et peuc commun.

Je  vous laisse naturellement découvrir le rôle et l’évolution de chaque personage. L’un de mes préférés est sans doute, SuperÉsope.

Nous sommes en présence d’une histoire incroyablement imaginative. Cisco nous plonge dans son univers fantasmagorique et pourtant cohérent si on se laisse transporter par la cascade de mots de l’auteur. Ce roman est fantastique et possède un merveilleux élan narratif. C’est l’une des œuvres les plus intenses et en même temps amusantes et oniriques que j’ai eues à lire depuis des années. Philosophie, critique du système capitaliste ce livre est une aventure littéraire avec un style unique.

Je suis vraiment impatiente de lire plus de livres de Michael Cisco.

J’espère que ses œuvres récentes, déjà publiées aux Etats-Unis, le seront aussi en France, je pense par exemple à The Wretch of the Sun.

Au Diable Vauvert 

❤️❤️❤️❤️❤️

Michael Cisco
Couverture du livre en version américaine
Vonn Stropp auteur de la couverture d’Argent animal
Vonn Stropp auteur de la couverture d’Argent animal
Extrait
Extrait
Extrait
Extrait SuperÉsope
Extrait SuperÉsope
Kafka La Métamorphose

Le Vampyre

Mot de l’éditeur :

Au mois de mai 1816, le poète anglais Lord Byron, son médecin et secrétaire John Polidori, Mary Godwin (future Mary Shelley) et le philosophe et  poète Percy Shelley séjournent près de Genève.

Le soir, réunis autour du feu, ils aiment se lire à haute voix des poèmes sur les vampires. Par une nuit particulièrement agitée, ils décident de se divertir en écrivant chacun une histoire de fantôme.

Mary Godwin, qui avait dix-neuf ans, commence ce qui allait devenir Frankenstein ; Lord Byron écrit un fragment sur un vampire aristocrate appelé Darvell. À partir de ce fragment, Polidori, alors âgé de vingt-et-un ans, écrit Le Vampyre (1819).

Un étranger arrive à Londres. Il séduit hommes et femmes, mais semble enveloppé de ténèbres. Qui est-il ? Se pourrait-il qu’il soit une créature maléfique ?

Dans ce bref roman, Polidori invente la fgure moderne du vampire, en croisant les légendes qu’il a recueillies en voyageant avec Byron, et un portrait  peu flatteur de son employeur, aristocrate séducteur, froid et destructeur. Immense succès des années 1820, ce texte inspire  suites et adaptations théâtrales. La continuation la plus connue est ici reproduite à la suite du texte de Polidori : Le Comte Ruthwen ou les Vampires de Cyprien Bérard (1826), un récit empreint de romantisme noir.

Traduction d’Arnaud Guillemette.

Postface de Thomas Spok et David Meulemans, qui étudie la naissance de ce mythe et de cette matrice allégorique, deux cents ans après sa première publication.

Biographie de l’auteur :

John William Polidori (Londres, 7 septembre 1795 – Londres, 24 août 1821), fils de Gaetano Polidori, est un écrivain italo-anglais. Il est notamment connu pour la nouvelle Le Vampire (The Vampyre), parue en 1819 et qui popularise le thème du vampirisme dans la littérature.

Notre avis :

Aux Forges de Vulcain nous propose un livre dans un format qui présente « Le Vampyre » de John William Polidori, sa suite « Le Comte Ruthwen ou les Vampires » de Cyprien Bérard et une intéressante postface.

Nous pouvons retrouver des créatures avec des caractéristiques proches du vampire, (monstres anthropophages ou suceurs de sang) dans des croyances présentes un peu partout, chez les Babyloniens, les Romains tout comme en Chine. Ces phénomènes naissent de tout un imaginaire associé aux peurs ancestrales de la mort mais aussi au caractère sacré du sang, considéré comme le siège de l’âme et donc interdit de consommation. Du Moyen Âge au XVIIe siècle, la croyance en la vie après la mort n’a jamais été aussi forte, liée à des périodes où coïncidaient épidémies et affaires de pillage de sépultures. On attribue aux vampires la profanation des tombes et les disparitions de jeunes filles vierges entre autres méfaits. L’Église catholique, par ses campagnes menées contre ses grands ennemis comme les sorcières, les bêtes monstrueuses et les vampires, alimente la terreur populaire et encourage la production de traités pour combattre ses êtres démoniaques. Dans « Magia Posthuma », un petit ouvrage de 1706, Ferdinand de Schertz raconte que de son temps, les observations de vampires dans les montagnes de Silésie et de Moravie étaient fréquentes. Les créatures apparaissaient en plein jour comme la nuit. Le seul remède contre ces apparitions était de couper la tête et de brûler le corps du buveur de sang. Emily Gerard dans son récit « Superstitions en Transylvanie » nous explique qu’ils existent deux sortes de vampires : les vivants, généralement des enfants illégitimes et les morts, des revenants tués et transformés par un vampire.

Tout ceci est l’état des lieux du monde vampirique avant la naissance du vampire moderne que Polidori initie dans son livre. L’auteur décrit un vampire cultivé, en apparence romantique, énigmatique, fin charmeur en société mais également loin d’être innocent puisque comme dirait l’écrivaine Morgane Caussarieu « Les gentils vampires n’existent pas ».

Dans « Le Vampyre » Aubrey, un jeune homme orphelin en possession d’une grosse fortune rencontre à Londres le mystérieux Lord Ruthven. Aubrey est fasciné par Ruthven et decide de se rendre en Europe avec lui. Plus Aubrey passe du temps avec Ruthven, plus il découvre d’étranges événements et attitudes, il décide alors de prendre ses distances et s’éloigner de son dangereux compagnon de voyage mais il est déjà trop tard pour sauver tout ce qui lui est cher de la soif du vampire. Lord Ruthven, hérite des traits de tous les grands libertins raffinés et amateurs d’art. Polidori n’est cependant pas l’inventeur de Ruthven, il s’est inspiré de l’oeuvre de Lord Byron écrite la même nuit qui a vu la création de Frankenstein par Mary Shelley. Polidori fut, en effet, le secrétaire et médecin de Byron, homme dont la personnalité excentrique et le mode de vie furent une source d’inspiration pour le fameux Ruthven.

Cette nouvelle est très agréable à lire tout comme sa suite « Le Comte Ruthwen ou les Vampires » de Cyprien Bérard, nous y retrouvons le dangereux Lord Ruthwen qui se rend à Venise et frappe à nouveau, tuant la jolie Bettina et torturant son amoureux, Léonti, qui jure de la venger et décide de se joindre au combat d’Aubrey devenu chasseur de vampires à la recherche de ce monstre insaisissable qui a détruit sa vie. 

J’ai été ravie de la publication et de la lecture de « Le Vampyre ».

Étant une grande amatrice de littératures de l’imaginaire je connaissais Polidori et son texte qui fut acclamé lors de sa sortie mais j’ai découvert le récit romantique et gothique de Cyprien.

La postface signée par Thomas Spok et David Meulemans est une belle surprise et porte un regard intéressant sur l’évolution du mythe du vampire.

« Le Vampyre » est un livre nécessaire pour mieux comprendre les ouvrages qui ont suivi comme par exemple « La Dame pâle » d’Alexandre Dumas, les récits de Mérimée, Maupassant, Gautier, le magnifique « Carmilla » de Sheridan Le Fanuet et évidemment « Dracula » de Bram Stoker. Nous constatons ainsi que à partir de « Le Vampyre » l’écriture a arraché le vampire à la superstition pour en fabriquer un mythe littéraire dont l’empreinte persiste.

Le vampire ne cesse et ne cessera sans doute jamais de faire parler de lui. Refuge de nos contradictions, personnage polyvalent, hybride et énergique, il séduit toujours. S’il n’inspire plus la peur, il reste un objet de fascination. Monstre intemporel, il s’adapte aux époques et aux langages nouveaux.

Juste pour l’anecdote Lord Ruthwen est aussi un vampire personnage de Marvel Comics qui apparaît dans La Terre-616 (Earth-616).

Le vampire littéraire est encore aujourd’hui vivant, ou plus exactement non-mort, il n’est donc pas si simple à enterrer.

Je ne peux donc que vous dire de vous laissez tenter et vous recommander la lecture de « Le Vampyre »

❤️❤️❤️❤️❤️

Aux Forges de Vulcain 

Polidori de Richard Westall 1813
Extrait
Portrait de Lord Byron
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Lord Ruthwen Marvel Comics

1793

Date de parution 04/04/2019

Mot de l’éditeur :

1793. Le vent de la Révolution française souffle sur les monarchies du nord. Un an après la mort du roi Gustav III de Suède, la tension est palpable. Rumeurs de conspirations, paranoïa, le pays est en effervescence. C’est dans cette atmosphère irrespirable que Jean Michael Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise, découvre dans un lac de Stockholm le corps mutilé d’un inconnu. L’enquête est confiée à Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux. Celui-ci va bientôt devoir affronter le mal et la corruption qui règnent à tous les échelons de la société suédoise, pour mettre au jour une sombre et terrible réalité.

Puissant, charnel, noir et fiévreux, 1793 évoque autant Le Parfum de Patrick Süskind que les thrillers de James Ellroy. Véritable phénomène d’édition dans les pays scandinaves, encensé par une critique dithyrambique, ce premier roman est un coup de maître. On n’a pas fini d’en entendre parler. 

Biographie de l’auteur :

Niklas Natt och Dag est né en 1979. L’histoire familiale de l’auteur est intimement liée à l’Histoire de Suède. Il est issu de la famille suédoise noble la plus ancienne qui ait survécu. Ses ancêtres furent responsables du meurtre du rebelle Engelbrekt en 1436. Ils dirigèrent l’armée qui céda la ville de Stockholm aux Danois en 1520. Sa famille fut contrainte à l’exil après avoir demandé l’abdication de Charles XIV en 1820.

Le nom de famille de l’auteur, Natt och Dag, peut se traduire littéralement par « Nuit et Jour ». L’origine de ce nom provient des armoiries familiales qui représentent un bouclier scindé horizontalement, en doré et en bleu.  

Quand il n’est pas en train de lire ou d’écrire, l’auteur s’adonne à une autre de ses passions, la musique. Il  joue de la guitare, de la mandoline, du violon ou encore du shakuhachi, une flûte en bambou japonaise.

Niklas Natt och Dag vit à Stockholm avec son épouse et leurs deux fils.

Notre avis : 

Étonnant ce livre, différent de ce que j’imaginais. J’aime la plume de Niklas Natt och Dag et j’apprécie tout autant l’intrigue.

J’ai été positivement surprise par la manière de gérer le mystère et les personnages qui apparaissent comme les pièces choisies pour former le complexe puzzle qui est ce roman. Des hommes et des femmes qui font face à leur destin, à leur condition. Le rapport au climat, aux intempéries et à la lumière est aussi important pour avoir une idée de la vie des protagonistes.

Le Stockholm de 1793 est très présent  dans le récit, dans cette fresque historique qui nous montre sans détours la trivialité de l’époque. La corruption est partout, Gustav III est assassiné en 1792, son fils vient monter sur le trône à l’âge de 13 ans et le régent n’est pas vraiment populaire, donc la Révolution française échauffe les esprits.1793 est également l’année de l’exécution de Mari-Antoinette, les nouvelles de France cheminent vers le nord et font peur aux monarchies en place.

Cardell et Winge, nos deux enquêteurs atypiques, suivront des pistes complexes et finiront par trouver leur chemin et volonté de justice dans cet univers dur et bouleversant.

Trame prenante et originale, final inattendu et remarquable, que demander de plus ?. Le peuple, au moins pendent cette lecture, va être satisfait ! Un premier livre intense et réussi pour cet auteur suédois à découvrir et suivre.

❤️❤️❤️❤️❤️

Sonatine

Niklas Natt och Dag
Extrait
Extrait
Gustave IV
Exécution Marie-Antoinette