Le secret de Platon

Mot de l’Éditeur:

« Tout l’Atlantide est en rapport avec la philosophie, c’est le professeur Loeve qui me l’a révélé lors de notre voyage d’études en Grèce, juste avant de disparaître »

Après que son professeur s’est volatilisé dans la baie de Santorin, là où selon Platon se serait engloutie l’île de l’Atlantide, Étienne, un jeune homme que tourmentent des problèmes existentiels, part à sa recherche avec deux autres étudiants : Cali, un dilettante curieux aux tendances conspirationnistes, et Phalène, 

De la Crète à l’Italie en passant par la France jusqu’à une grotte au-dessus d’Athènes, ils vont être confrontés à la réalité des mythes et aux mystères de ces civilisations évoluées, brutalement rayées de l’Histoire par des séismes diluviens. Et quand ils découvriront les raisons de la fuite de leur professeur, peut-être lèveront-ils le voile sur l’énigme de l’Atlantide…

Notre avis:

Gilles Vervisch, notre écrivain, est professeur agrégé de philosophie et son roman est un beau compte philosophique de 400 pages qui se dévorent facilement, il est, parmi d’autres ouvrages, auteur de “Star Wars, la philo contre-attaque” que j’avais beaucoup aimé.

L’histoire se construit d’abord autour du mythe de l’Atlantide relaté par Platon dans le Timée et le Critias et d’un voyage d’études qui en découle et a comme but et thème l’approfondissement des aspects historiques et philosophiques du mythe de l’Atlantide.

Le voyage est encadré par deux professeurs, Henri Castille, spécialiste de l’archéologie grecque, et l’énigmatique Eugène Loeve, vieil érudit, éminent expert de la philosophie grecque.

Vervisch nous fait connaître chaque personnage en profondeur et toutes les idées philosophiques que l’auteur veut véhiculer sont glissées finement. Phalène est sans doute mon personnage préféré et son évolution au fil des pages est étonnante.

Nous allons accompagner Etienne et ses amis Cali et Phalène dans une enquête à la recherche de leur mentor disparu, une recherche passionnante, aux traits mystiques, qui se déroulera de la Crète à Athènes, mais aussi en France et en Italie. Un vrai voyage et un tour dans la philosophie antique, l’alchimie réussi très bien.

L’histoire est riche et pleine de pistes, rebondissements et chemins inattendus.

Aux prises avec une secte xénophobe et fasciste ce livre est, en filigrane, une subtile dénonciation des théories du complot.

À lire à tout âge!

❤❤❤❤❤

Michel Lafon

Madame Einstein

Mot de l’éditeur :

L’autre génie

Zurich, 1886. Mileva Marić quitte sa Serbie natale et décide de braver la misogynie de l’époque pour vivre sa passion de la science. À l’Institut polytechnique, cette étrangère affublée d’une jambe boiteuse, seule femme de sa promotion, est méprisée par tous ses camarades. Tous, sauf un étudiant juif farfelu, aux cheveux ébouriffés, stigmatisé par sa religion. C’est Albert Einstein. Les deux parias tombent aussitôt amoureux. Et élaborent ensemble leur pensée scientifique. Mais y a-t-il de la place pour deux génies dans un même couple ? De drames domestiques en humiliations conjugales, Mileva apprend la dure réalité du mariage, passé les premières ferveurs de l’amour.

Dans un récit à la première personne aux poignants accents de vérité, Marie Benedict rend hommage à l’une des femmes les plus bafouées de l’histoire du xxe siècle, dont la contribution à la théorie de la relativité a donné lieu à un virulent débat, et brosse un portrait nuancé – mais toujours documenté – de celui qui reçut à lui seul tous les honneurs.

Biographie de l’auteur :

Avocate également diplômée d’histoire, l’Américaine Marie Benedict a écrit plusieurs romans historiques sous pseudonyme avant de signer Madame Einstein de son vrai nom.

Notre avis :

Madame Einstein est un roman que j’ai aimé tout de suite: style narratif impeccable et personnages qui laissent leur empreinte. Il ne faut que quelques lignes pour se retrouver immergés dans l’atmosphère de l’epoque, quand il était presque impensable que les femmes soient admises à l’université, un privilège qui avait toujours été réservé aux hommes.

Mileva Marić, jeune et intelligente Slave, est admise à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich et commence à partir de là une vie différente et inattendue.

Le début n’est pas facile, surtout parce que Mileva est déterminée à obtenir son diplôme et à approfondir ses études dans son domaine de prédilection et grande passion: la physique. Dans sa vie, il n’y a pas de place pour les amis ou, pire, pour l’amour. Malgré sa forte ambition Mileva est encore une jeune femme et il sera inévitable qu’elle s’implique avec les gens autour d’elle. En particulier, la protagoniste sera fascinée par un collègue de l’université, tel M. Einstein, reconnaissable à ses cheveux désordonnés et à son regard toujours attentif, souvent amusé. Einstein est le seul à considérer Mileva, lentement la relation entre eux grandit et change, devenant une histoire d’amour belle et intense.

L’auteure a su rendre justice à la femme qui a contribué à faire d’Einstein le mythe que nous connaissons tous. 

Vraiment appréciable l’importance que Marie Benedict a su attribuer au rôle des femmes dans la société de la fin du XIXe / début du XXe siècle: le cadre historique, politique et social de l’époque, tout est décrit de manière très précise et documentée.

Livre promu donc avec 5 étoiles.

❤❤❤❤❤

Presse de La Cité

Mileva Maric
« Genius », nouvelle série de National Geographic dédiée à Albert Einstein
Remarquable !
Version poche du livre !
chez 10/18

Le livre des monstres

Le livre des monstres est finalement traduit en français, nous pouvions lire La Synagogue des iconoclastes du même auteur (disponible chez Gallimard) mais pas ce petit ouvrage.

L’arbre vengeur à mis fin à cette injustice publiant un bijou littéraire de beauté rare et amère né dans le climat d’expérimentation narrative qui caractérise une certaine frange de la littérature italienne des années soixante-dix. Publié en Italie en novembre 1978, la même année de la mort de son auteur, le livre se présente comme une collection de courts textes dans lesquels des personnages aux noms improbables – Erbo Meglio, Ugo Panda et Olimpiero Fraglie, pour n’en citer que quelques uns – prennent corps et vie, regardant fixement dans l’esprit du lecteur comme un diagramme d’images, d’idées déformées qui pourtant décrivent si bien la condition humaine.

J’adore la couverture avec un petit miroir qui fait réfléchir…

❤❤❤❤❤

L’ARBRE VENGEUR

 

L’arche de Darwin

Mot de l’Éditeur:

Un roman philosophique et satirique contant les aventures de l’employée de Charles Darwin, décidée à prouver l’inexistence de Dieu. Embarquée par brigantin au Brésil pour une traversée en vapeur sur l’Amazone et un vol en montgolfière à travers les Andes, elle se rend aux Galapagos pour rassembler les spécimens grâce auxquels elle compte démontrer la théorie évolutionniste.

Notre avis:

James Morrow nous a habitués,

dans ses précédents romans à l’excellence et dans celui-ci il a su combiner aventure et humour, cette histoire est un roman picaresque. C’est presque un crime pour un roman d’être aussi amusant que celui-ci.

Il y a du Jules Verne dans l’air.

Résumer ce roman est bien difficile nous pouvons dire que notre héroïne est Chloe Bathurst actrice Victorienne au chômage, elle trouve un emploi dans le domaine de Charles Darwin pour s’occuper de son vivarium de lézards, d’oiseaux et de tortues rares. Chloé tente désespérément de ramener sa famille sur le droit chemin, et à cause de ça elle volera un manuscrit, utilisera ses talent de comédienne pour obtenir 10.00 £ auprès de la Shelley Society et entreprendra un voyage vers les Galápagos devenant un mix parmi Indiana Jones, Lara Croft et Phileas Fogg.

Tout le livre est une brillante satire autour de l’évolution, de la sélection naturelle et de Dieu.

Nous le conseillons.

❤❤❤❤❤

Au diable Vauvert 

Le crocodile devenu le sac à main de Karl Lagerfeld

Mot de l’Éditeur:

Il fut d’abord un crocodile. Un dieu. Une terreur. Tué pour sa peau extraordinaire, le voilà devenu sac à main. Mais pas n’importe lequel. Celui de Karl Lagerfeld. Un accessoire à l’intellect acéré et à l’humour mordant, observant, disséquant, glosant sur le cours inattendu de sa nouvelle vie…

Il faut se laisser porter par le merveilleux réalisme de ce récit. Les personnages existent. Presque tous. Les situations ont eu lieu. Peut-être. Le monde de la mode, petit peuple nomade et attachant, s’y révèle dans ses rites, ses excès, ses grandeurs aussi… Et Karl Lagerfeld, qui n’a besoin de personne pour construire sa légende, s’y dévoile, sous le regard malicieux de son sac-crocodile, comme le plus authentique et le plus fascinant des personnages de fiction.

Notre avis: 

J’ai beaucoup aimé ce livre extravagant et intense.

Une écriture fluide et captivante pour cette histoire racontée par l’extraordinaire sac en crocodile du couturier.

Les habitudes de Karl Lagerfeld et de son célèbre chat Choupette y sont décrites minutieusement!

Le sac magique, ce qui reste du puissant crocodile, suit son propriétaire partout et en dévoile le caractère, l’histoire familiale et les fréquentations au fil des années.

Très bien écrit, je félicite l’auteure, Marie-Noëlle Demay, et j’espére la voir récidiver avec des nouveaux romans.

Courrez acheter ce livre!

❤❤❤❤❤

Éditions Flammarion

La vie parfaite

Ce livre, à mon avis encore plus beau que les précédents de Silvia Avallone, nous transporte avec ses personnages dans des situations et des histoires de vies qui se croisent et nous font avancer avec les protagonistes.
Adele, une gamine seule dans cette salle d’accouchement. L’enfant qu’elle porte dans son ventre depuis neuf mois
arrive et elle sait qu’il n’y aura qu’un seul court et unique contact, un rapide moment, 20 minutes puis leurs chemins se sépareront définitivement car la petite sera adoptée.
Choix difficile pour la jeune mère de 18 ans, décision qui donnera à Bianca une vie meilleure, pas parfaite mais avec des possibilités que Adèle n’a pas eues.
Dora, trente ans, poursuit sa quête de maternité comme si c’était sa seule raison de vivre. Enseignante de lettres, mariée à Fabio et porteuse de handicap à cause de ce membre manquant, elle est écrasée par le vide de cette absence. Deux solitudes, celles de l’adolescente et de la femme mûre comparées.
Zeno, lycéen avec mère dépressive se retrouve à ne plus vivre sa vie mais celles des autres, il continue ses lectures de Flaubert et Dostoïevski qui le transportent ailleurs et nous espérons pour lui que ses études vont pouvoir l’émanciper et lui permettre de sortir du sentier qui lui était tracé.
Manuel, un ami de toujours qui rêvait d’aller à la fac et dont le chemin a été brutalement séparé de toutes et tous par le deal de drogue, par la prison.
Et il y a un quartier, le nom est inventé mais seulement ça, l’aspect Dantesque «Vous qui entrez ici abandonnez toute espérance» est bien celui de ce type d’agglomération avec beaucoup de rues mais pas vraiment d’issues, l’auteure le situe à proximité de la ville de Bologne, un quartier d’habitation très pauvre surnommé « Le lombriconi », un lieu où Il n’y a pas de seconde chance et pourtant Bologne est la à deux pas avec sa belle Université.
Au fil des pages, vous trouverez la solitude, l’abandon, la maternité non désirée par opposition à la désirée, la défaite, l’impossibilité de choisir, la complexité de la relation entre les parents, le contraste littérature/ télévision et finalement un petit fil de lumière et d’espoir.
Avec un style fort et direct, Silvia Avallone étonne et conquiert le lecteur.
Je vous conseille cette lecture sans hésitation.
❤❤❤❤❤
Liana Levi

L’Appartement

Mot de l’éditeur

« Nous sommes tous ensemble, tous les cinq (je ne vois pas mon père dans la scène, il doit être à Paris), jusqu’à ce square dans la cour d’un immeuble, à, quoi, cent mètres, l’écorce noire de ces deux-trois arbres l’ombre semée de taches de soleil, et nous nous asseyons sur le banc blanc, « là, on s’assoit », je la sens qui respire vite, le coeur qui bat, l’effort est fait, la dernière sortie de ma grand-mère… » A Saint-Pétersbourg, André Markowicz a hérité de l’appartement dans lequel vivait sa grand-mère depuis 1918. Cet appartement, devenu propriété de la famille au moment de l’effondrement du système communiste, est le prétexte d’un récit mêlant souvenirs familiaux, réflexions sur le régime communiste, la littérature, les intellectuels russes, dessinant une forme d’autobiographie sensible du poète et traducteur.
André Markowicz, né en 1960 à Prague, s’est fait connaître par la nouvelle traduction qu’il a donnée des oeuvres complètes de Fiodor Dostoïevski. Il s’est également occupé de retraduire le théâtre de Tchekhov en compagnie de Françoise Morvan. Leur traduction de Platonov a été récompensée par un Molière en 2006, dans la catégorie « adaptation ».

Notre avis

Ce long poème, qui a comme point de départ l’héritage de l’appartement de la grand-mère de l’auteur est écrit en pentamètres ïambiques et sans point final.

C’est un plaisir de suivre Markowicz au fil des mots et des réflections sur la traduction : la grande passion de sa vie.
Nous faisons aussi la connaissance des figures familiales ou amicales qui ont joué un rôle dans la construction de ses expériences, de ses choix.

Comme c’est commun de dire en pensant à la fin des régimes de l’URSS et de l’Europe de l’Est « C’est la fin d’une époque », notre auteur arrive à en parler sans aucune banalité et cela est rare.
Un petit détour par la Bretagne est aussi au programme.

Les photos en noir et blanc qui enrichissent cette édition sont partie intégrante du livre.

Un livre à lire et partager !

❤❤❤❤❤

Inculte

Aliss

Résumé de l’éditeur:

Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu « spécial » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.

Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…

Mon avis:

Cette Alice/Aliss de Patrick Senécal n’est pas une histoire pour enfants. Le récit revisité d’Alice au pays des merveilles se passe à Montréal, la jeune protagoniste se donne trois mois pour être autonome mais elle atterrira dans un quartier pas comme les autres…
Dans un lieu où une certaine Reine Rouge fait la loi.
Une descente en enfer décrite avec minutie.
Thriller, conte de méfaits, un livre qui ne peut que séduire.
La description des personnages est brillante et ce roman est, permettez moi de le dire clairement, complètement dingue!
L’extrême violence des situations que Aliss vit est décrite avec subtilité.
Si vous vous posez des questions sur Nietzsche, sachez que notre héroïne aussi, le philosophe accompagne Aliss tout au long de l’histoire.
Devenir une Surfemme quel défi!
Une très belle œuvre littéraire.

❤️❤️❤️❤️❤️

Éditions Fleuve

ReMade – Tome 1

Présentation de l’éditeur:

Et si un virus devenait plus intelligent que vous ?

Un virus inconnu, incontrôlable et… capable de penser.
Un adolescent, Léo, qui n’a rien d’un héros.
La promesse de protéger, quoi qu’il arrive sa petite sœur Grace.
Et une seule solution : fuir, le plus loin, le plus vite possible…

Mon avis:

Ce livre pour jeunes lectrices et lecteurs est un roman saisissant qui nous tient en haleine pendant toute la narration.
Un thriller post-apocalyptique qui fait très peur à cause du réalisme cru qui sort de la plume de Alex Scarrow.
Léo et sa famille essayent d’échapper à un virus décidément pas comme les autres…
Le père du protagoniste, qui est resté aux Etats-Unis, essaye de prévenir son ex-femme et ses enfants à Londres mais le terrible pathogène se diffuse et tue à une vitesse incroyable.
Les émotions sont intermittentes et s’alternent en suivant ce récit: peine, crainte, angoisse mais aussi espoir…

À lire!

❤️❤️❤️❤️

Éditions Casterman

Le monarque de la vallée

Résumé de l’éditeur :

Cela fait deux ans qu’Ombre a quitté les Etats-Unis, et peut être n’y retournera-t-il jamais. Dans les Highlands écossais, là où le ciel est blanc et où on est éloigné de tout, les riches et les célèbres se rassemblent dans une vielle maison au coeur de la vallée. Quand un étrange docteur lui propose de travailler pour eux, Ombre ne peu qu’être intrigué. D’autant plus que d’étranges rêve le hantent
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de célèbres comics, scénariste et romancier. Lauréat de nombreux prix, il est lu dans le monde entier. Son roman culte American Gods adapté en série par Bryan Fuller et Michael Green est diffusée en 2017. Ses romans et nouvelles sont publiés en France au Diable vauvert.

Mon avis :

Cette toute récente édition nous propose un très beau livre, illustré dans le pur esprit Gaiman.
Je dois vous dire que j’apprécie énormément cet auteur. C’est tout simplement un magicien des mots, il vous plonge dans ses histoires avec grande habileté. Dans Le monarque dans la vallée on retrouve Ombre dans un château du fin fond de l’Ecosse, impliqué dans l’affrontement d’êtres mythiques.
Si vous avez lu Américain Goods vous allez reconnaître le héros et le suivrez dans une autre aventure du même univer mais, la nouvelle peut se lire indépendamment de la connaissance du roman.
Gaiman est particulièrement à l’aise avec les textes courts et si ce format vous plaît ce petit livre vous satisfera.

L’illustrateur Daniel Egnéus a réalisé ses exellents dessins aussi pour les autres livres qui, avec Le monarque de la vallée, font partie du « quatuor American Gods » avec le roman principal, Anansi Boys et Black Dog.

❤️❤️❤️❤️❤️

Éditions au Diable vauvert