
Et pourquoi ne pas le lire ?
Different de moi loin de me nuire tu m’enrichis, je paraphrase Antoine de Saint-Exupéry et j’en suis profondément convaincue.
Raphaël Quenard nous offre une traversée singulière des ténèbres aux nuances macabres.
Ce n’est pas de cette façon que j’écris mais lui, parle ainsi et c’est à la fois troublant et novateur.
Le livre est une plongée dans le quotidien d’un anti-héros moderne, un marginal autoproclamé qui, refusant de s’intégrer au monde qui l’entoure, entreprend une quête aussi sombre que provocatrice. Il s’agit d’une véritable radiographie de l’insatisfaction contemporaine.

Quenard manie avec les paradoxes. Son écriture, d’un électrisant inventif, nous fait glisser d’un rire jaune à une réflexion profonde, entre les paradoxes de notre époque et les méandres psychologiques de son protagoniste, témoin critique d’une société qu’il juge impitoyablement. À travers un humour noir acerbe, l’auteur nous invite à questionner notre propre rapport à la norme et à la marginalité.
Un personnage de l’extrême que je déteste mais qui a le droit de s’exister dans une fiction, c’est avec un certain panache que Raphael Quenard semble demander à son lecteur d’en être le juge. Un roman qui ne laisse indéniablement pas indemne, à l’image d’un cruel de la société.
Le protagoniste s’en prend aux femmes seulement et c’est dommage si c’est inconscient, c’est réussi si c’est pour provoquer, dans ce monde qui scrute la fiction et délaisse la réalité.
La réalité des féminicides en France est :
Au 16/05/2025, on dénombrait 55 féminicides depuis le début de l’année.
Un féminicide tous les deux jours et des milliers de tentatives.
Une fois la réalité connue, découvrez sans peur un livre qui ne parle pas que de ça et que j’apprécie surtout pour la grande capacité de
l’auteur, à entrelacer le glauque à l’absurde, le tragique à la dérision, offrant ainsi un véritable festin littéraire aux amateurs de complexité narrative.