Elixir – Kapka Kassabova – Éditions Marchialy

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Écrivaine éclectique, poétique avec une propension à la spiritualité, Kapka Kassabova nous surprend toujours par la puissance de ses mots et de ses réflexions sur notre monde moderne. Kapka Kassabova est née en 1973 à Sofia, en Bulgarie. Elle quitte son pays natal avec sa famille à la fin de la guerre froide pour la Nouvelle-Zélande. Elle y reste une dizaine d’années et y étudie la littérature française, russe et anglaise. En 2005, elle choisit de s’installer en Écosse. Elle est autrice de plusieurs recueils de poésie, romans et récits. Sa langue maternelle est le bulgare.

Dans Lisière, son premier roman, que j’avais adoré et que j’ai lu deux fois pour mieux absorber l’atmosphère de ses pages de son pays.

Les frontières et leur violence sont le thème de prédilection du livre. Une problématique qui me touche beaucoup aussi, ma vision étant « Our true nationality is mankind » H. G. Wells.

Notre vrai nationalité est l’humanité.

L’attente pour Élixir était donc très forte.

J’aime beaucoup l’idée de voyager dans le monde des 742 plantes médicinales qui poussent dans la vallée de la montagne bulgare à l’écosystème préservé que l’autrice explore.

Élixir est un livre magique, doux et prenant, une cure immédiate contre la monotonie et la grisaille ambiante.

4 chapitres dédiés au éléments : Terre, Air, Eau, Feu, aident à classer l’immersion dans l’alchimie des plantes médicinales.

Nous ne sommes pas dans du développement personnel, mais plutôt dans la découverte que la terre, la planète nous donne tellement de choses magnifiques et enchantées.

Kapka Kassabova nous fait rencontrer les dernières personnes détentrices de connaissances et pratiqués ancestrales.

Cet hymne à la nature passée et encore présente est lumineux. Nous apprenons aussi l’usage de certaines plantes pas trop habituelles.

J’aime tellement le regard que cette poétesse porte sur les cueilleuses, j’ai la sensation de voir les couleurs et sentir les odeurs de ces plantes bénéfiques et parfois guérisseuses.

Tout en lisant, hier je regardais, la série Yellowstone, avec Kevin Coster, également une ode à la nature et un étrange regard sur la nature des hommes. Les scénaristes font dire au protagoniste, « dans cette eau nos ancêtres se baignaient, il y a des milliers d’années, pour guérir et on nous a tout donné, dans la nature pour nous soigner » J’ai juste envie de dire ce n’est pas faux.

Dans ce livre nous rencontrons aussi la dure vie dans les Balkans.

L’autrice a un immense talent, un vrai savoir en médecines alternatives, la Chinoise aussi, et surtout une grande sensibilité et amour pour le vivant.

Merci de ce cri d’amour pour la nature.

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