Par Dewaere Moi : confession en furtive

Seul en scène d’une générosité rare. 

Un comédien de série se frotte à l’ombre d’une icône et fait surgir, dans la langue et le silence, la turbulence d’une époque. Julie Allainmat signe un texte qui cisèle les failles sans lyrisme encombrant et la mise en scène mise sur la proximité pour transformer le doute en moteur dramatique. L’acteur capte la salle par une double énergie, bravade et fragilité, qui rend audible le syndrome de l’imposteur comme on entendrait un secret partagé. On rit, on se tait, on repart avec la sensation d’avoir assisté à une conversation intime sur la transmission et le désir d’être vu.

Le spectacle réussit également à nous parler de notre rapport à l’auteur et à l’icône : comment aimer sans posséder, comment interpréter sans trahir ? La pièce pose la question de l’héritage culturel avec délicatesse 

Je vous conseille cette pièce.

On ressort de la salle comme après une conversation indispensable, un peu chaviré, avec le sentiment d’avoir assisté à un petit miracle : la réconciliation provisoire entre le théâtre et ses fantômes.

Pour marque-pages : Permaliens.

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