Les Derniers Jours de Harry Yuan, Arbon, Au Diable Vauvert

Je vous présente, en collaboration avec le média French Press USA un coup de cœur de cette rentrée littéraire.

Les Derniers Jours de Harry Yuan, Arbon, Au Diable Vauvert : un roman-miroir où la chute d’un home devient fable contemporaine.

Il y a, dans ce livre d’Arbon, une construction qui ressemble à un face‑à‑face mis en scène. L’île grecque est un tropisme, une cabine d’écoute où le narrateur devient récepteur d’une confession. La langue, mesurée et sonore, déroule peu à peu la trajectoire d’un homme qui a su transformer l’intuition en empire, puis l’empire en disparition. Cette économie de moyens, beaucoup suggéré, peu exhibé, donne au roman sa force discrète.

Arbon, venu d’un autre art  (la musique, l’édition, l’innovation) insuffle à sa première fiction une musicalité intense : des phrases qui respirent, des silences qui pèsent, des ruptures de tempo qui placent le lecteur dans une attente délicieusement anxieuse. Le récit tient sa promesse de thriller mais  la violence est  la précision du récit.

Cette vrai histoire qui devient fiction brouille est prenante et ce livre passionnant, à lire pour découvrir que le réel est parfois le plus incroyable des possibles.

Pour marque-pages : Permaliens.

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