La Déconnexion

Mot de l’éditeur :

Né au Liban pendant la guerre, Elias Naccache a fait fortune en revendant sa première start-up à la faveur de la bulle internet du début des années 2000. L’histoire commence lorsqu’il disparaît en Syrie où il a rejoint des volontaires chrétiens engagés contre Daech. 

Qu’est-ce qui a pu conduire ce petit génie du web à se déconnecter au point de prendre les armes ? Un magazine people confie à son ami d’enfance le soin de mener l’enquête. La biographie du disparu prend forme sous nos yeux, avec sa cohérence et ses zones d’ombre, dans un palpitant puzzle psychologique. 

Qui est vraiment Elias Naccache ? Un immigré avide de revanche ? Un fasciste en puissance ? Un amant trompé ? À travers son histoire, c’est le portrait de notre époque qui se dessine, entre mirages technolo- giques, mise en scène de soi et crispations identitaires. 

Éric L’Helgoualc’h est né en 1980. Il a longtemps travaillé dans le web et la communication avant de se consacrer à l’écriture. La Déconnexion est son premier roman.

« Une fresque sociale intense et addictive à l’écriture cinématographique. » Voici 

« C’est vif, enlevé, hyper documenté. Bref, ça se lit tout seul. » GQ

« Un premier roman enthousiasmant qui interroge la modernité sans tomber dans les pièges de l’exercice. » Toute la Culture

Biographie de l’auteur :

Éric L’Helgoualc’h est ne en 1980. Il a longtemps travaille dans le web et la communication avant de se consacrer a l’écriture. La Déconnexion est son premier roman.

Notre avis :

La série des premiers romans réussi continue avec La Déconnexion d’ Éric L’Helgoualc’h.

Terriblement réaliste, un portrait de notre société construit avec rigueur et passion.

Le narrateur est un quadragénaire écrivain et ancien chouchou des salons parisiens, adulé pour ses chroniques radiophoniques.

Le protagoniste quitte la capitale,

après un divorce difficile et retrouve ses parents pour se consacrer à l’écriture et se reconstruire.

La disparition d’Elias Naccache ami d’enfance du narrateur ayant fait fortune grâce à des start-up liées au monde d’internet, un richissime entrepreneur franco-libanais parti combattre Daech en Syrie tel est le mystère.

Vanity-Fair confie une enquête au narrateur.

Un livre où vous ne pouvez pas vous retenir de tourner les pages fébrilement pour lire le plus vite possible et découvrir ce qui va se passer ensuite. Un livre qui vous garde éveillé jusque tard dans la nuit.

Le roman m’a enthousiasmée du début à la fin.

Chapeau à l’auteur pour ne pas être tombé dans les clichés ou les lieux communs.

Je recommande cette lecture.

❤️❤️❤️❤️❤️

Les Editions du Faubourg

L’auteur
Extrait
Extrait

Requiem pour une apache

Mot de l’éditeur :

Jolene n’est pas la plus belle, pas la plus fine non plus. Et pas forcément la plus sympa. Mais lorsqu’elle arrive dans cet hôtel, elle est bien accueillie. Un hôtel ? Plutôt une pension qui aurait ouvert ses portes aux rebuts de la société : un couple d’anciens taulards qui n’a de cesse de ruminer ses exploits, un ancien catcheur qui n’a plus toute sa tête, une jeune homme simplet, une VRP qui pense que les encyclopédies sauveront le monde et un chanteur qui a glissé sur la voie savonneuse de la ringardisation. 

Ce petit monde vivait des jours tranquilles jusqu’à ce que Jolene arrive. En quelques mois à peine, l’hôtel devient le centre de l’attention et le quartier général d’une révolte poétique, à l’issue incertaine. 

Biographie de l’auteur :

Gilles Marchand est né en 1976 a Bordeaux. Son premier roman, Une bouche sans personne (2016) est « talents a suivre » Cultura, prix libr’à nous 2017, coup de coeur des lycéens du prix Prince Pierre de Monaco 2017 et prix du meilleur roman francophone Points Seuil en 2018. Son deuxième roman, Un funambule sur le sable, en 2017, impose cet écrivain original, qui mêle réalisme magique et humanisme, comme un héritier de Boris Vian, Romain Gary et Georges Perec. En 2018, Des mirages plein les poches reçoit le prix du premier recueil de nouvelles de la Société des Gens de lettres.

Notre avis :

Gilles Marchand publie son quatrième livre chez Aux Forges de Vulcain et c’est encore plus délicat et magique que d’habitude !

Nous faisons connaissance avec les habitants d’une pension gérée par un dénommé Jésus humain, tellement humain.

Le propriétaire de cette auberge porte donc un nom évocateur et sa vocation à la solidarité est le ciment de cette histoire douce et profonde.

Les personnages clés sont Jolene fille d’un peintre de la Tour Eiffel, invisible, se laissant porter par la vie sans savoir comment s’insérer dans ce monde de brutes et Wild Elo musicien qui a eu un succès remarquable puis connu la critique et la fin de sa carrière.

Le narrateur principal est le chanteur mais dans ce livre chaque habitant de l’hôtel, chaque visiteur est un protagoniste essentiel à la construction de cette fresque humaniste et engagée.

La communauté se dessine avec les histoires des individus, la révolte s’alimente au fur et à mesure que la malveillance se manifeste.

Le fantastique se mêle au réel, l’histoire à la légende.

Pirandello a écrit une nouvelle « Le train a sifflé » qui raconte le changement d’attitude d’un comptable qui un soir, après avoir entendu le sifflement d’un train, qu’il n’avait jamais remarqué auparavant, se rebelle contre le harcèlement du chef de bureau et de sa propre famille.

Gilles Marchand utilise l’arrivée d’un « employé du gaz » pas très poli pour déclencher une série d’événements qui lui permettent, comme pour Pirandello de dénoncer une société des lieux communs qui écrase et exclu les présumés différents.

Jolene, fille transparente et moquée se transformera en caissière révolutionnaire

et meneuse de luttes et l’hôtel deviendra le quartier général d’une révolution poétique et fantasque.

Un récit plein d’humour superbement écrit.

❤️❤️❤️❤️❤️

Aux Forges de Vulcain

Gilles Marchand
Extrait
Extrait
Extrait

Rêveur Zero

Mot de l’éditeur :

Les deux têtes du Golden Gate émergent de leur nuage de brume, derrière la colline. Si seulement j’arrivais à rejoindre la ville, je serais en sécurité.

N’y a-t-il rien à faire qu’à subir le courroux de ce grand marshmallow ?

Mon bolide est éjecté hors de la scène. Il s’élève quelques instants, volette, volette, mais sa masse l’emporte sur les rêves et il est rappelé vers les flots, où se déversent les débordements rosâtres de la bête élastique. De plein fouet, je percute la surface. Le rideau tombe dans une gerbe d’éclaboussures, sous les applaudissements de la pluie mauve.

Dans un futur proche, une épidémie de rêves.

Ils se matérialisent dans la réalité. Leurs manifestations peuvent être badines, terrifiantes, ou simplement ridicules. Mais les pires d’entre elles provoquent de réels dégâts. Face à leur multiplication, l’ensemble de la société est mise à l’épreuve.

Elisa Beiram, dans ce premier roman à la fois nerveux et onirique, nous entraîne à la recherche de l’origine de cette épidémie, en dix-huit jours, tel un compte à rebours, rendant au lecteur l’impression d’urgence de la vie durant une telle catastrophe.

Biographie de l’auteur :

Née dans le Midi en 1990, Elisa Beiram a été biberonnée d’aventures au pied des remparts de Carcassonne. Cependant, elle a les racines chatouilleuses : elle a vécu et vit ici et là, en France, en Europe et ailleurs, en attendant de pouvoir s’ins- taller sur une nouvelle planète aux con ns de la Galaxie. Ses écrits sont nourris de tout ce que l’univers veut bien lui dévoi- ler, et elle n’est jamais aussi heureuse qu’en chevauchant la courbe du monde sur une bécane. Son activité favorite ? Rêver en plein jour.

Notre avis :

Après la lecture de ce remarquable premier roman, Rêveur Zéro je vais certainement relire “Le langage oublié ; introduction à la compréhension des rêves, des contes et des mythes” de Erich Fromm.

L’autrice nous entraîne pour 18 nuits et 18 jours dans un monde transformé par une épidémie de rêves, les visions oniriques qui se matérialisent créent des problèmes immenses et des dégâts permanents.

Nous suivons les enquêteurs désemparés, les chercheurs, les rêveurs.

Ce livre est addictif et permet, comme souvent il arrive dans la science-fiction basée sur des récits concernants les humains dans un futur proche, de délivrer quelques messages sur notre société actuelle.

Bien écrit, stylistiquement parlant, une science-fiction particulièrement « intelligente » à mon avis. Ce roman m’a aussi fait penser au livre de l’éclectique peintre surréaliste, graveuse, lithographe, décoratrice de théâtre et écrivaine Leonor Fini : L’oneiropompe.

En résumé, il ne faut pas passer à côté de ce récit d’Elisa Beiram, je vous incite à plonger dans cette lecture où les pièces d’un formidable puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire.

❤️❤️❤️❤️❤️

L’Atalante 

Elisa Beiram
Extrait
Extrait
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Œuvre de Leonor Fini

Succession

Mot de l’éditeur :

Dans un pays imaginaire d’Afrique centrale, mercenaires, barbouzes, fonctionnaires occidentaux corrompus et chefs de guerre cupides s’en donnent à coeur joie, détruisant impitoyablement un pays et ses habitants. Les hommes droits, comme Egbéblé, chef de village qui veut venger sa fille, ou Pelletier, ingénieur agronome qui fourre son nez où il ne faut pas, ne sont que des pions sacrifiés sur l’autel du pouvoir et de l’argent. Même les exploiteurs et les comploteurs minables, manipulés par plus puissants qu’eux, ne sortiront pas indemnes du coeur des ténèbres, et le lecteur assiste, impuissant et révolté, au délitement de l’âme et du monde. Succession est le roman de la folie de l’homme et du pouvoir, de la corruption absolue, celle qui détruit les innocents et fait se déchirer les peuples.

Biographie de l’auteur :

Patrick Cargnelutti vit à Carhaix. Passionné de musique, de littérature et de peinture, il s’intéresse à la politique et à l’écologie. Il a cofondé en 2013 le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et créé l’émission de radio  » Des polars et des notes « . Auteur de Peace and Death (Jigal Polar), il est lauréat du prix Dora-Suarez de la nouvelle 2017 pour « Amin « .

Notre avis :

Un récit éblouissant.

Je n’ai pas quitté ce livre du début à la fin….. Il parle d’une époque que nous connaissons bien : la nôtre.

Concernant la forme le roman est construit en 4 parties qui racontent les vicissitudes de 2012, 2016, 2017 et 2018.

Le language est parfaitement adapté aux situations et aux lieux, et la plume de Patrick Cargnelutti est une plaisante révélation.

Une œuvre de fiction qui nous conduit en Afrique centrale dans un état fictif, le Kimbavu, mais aussi en France.

Pour les parties de l’histoire qui se déroulent dans l’hexagone, il est impossible de dire que le faits soient éloignés de la réalité et j’ai eu des moments jubilatoires en les lisant.

C’est un roman qui n’est pas « Tintin au Congo » ni Wakanda avec son protecteur Black Panther.

Les intérêts économiques créent des véritables monstres, des Piranhas prêts à tout pour préserver le pouvoir et exploiter les richesses en bois du Kimbavu.

Le lecteur est transporté dans une cascade de situations très dures, terriblement réelles. L’Afrique, terre où tout est permis : un continent sacrifié sur l’hôtel du profit.

Selon moi  “Succession” est l’un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire Un incontournable que je recommande.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Éditions Piranha

Extrait
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Le lièvre d’Amérique

Mot de l’éditeur :

L’organisme de Diane tente de s’adapter doucement. Elle dort moins, devient plus forte et développe une endurance impressionnante. L’employée modèle qu’elle était peut encore plus se surpasser au travail. Or des effets insoupçonnés de l’intervention qu’elle vient de subir l’affolent. L’espace dans sa tête se resserre, elle sent du métal à la place de ses os. Tout est plus vif – sa vision, son odorat, sa respiration. Comble de la panique, ses cheveux et ses poils deviennent complètement roux en l’espace d’une nuit. Et puis les mâles commencent à la suivre. Quinze ans plus tôt, Diane connaît un été marquant de son adolescence à l’Isle-aux-Grues, ces jours de grosse mer où Eugène bravait les dangers, la fascination de son ami pour les espèces en voie d’extinction et – comment s’en remettre – le soir de l’incendie.

Biographie de l’auteur :

Mireille Gagné est née à l’Isle-aux-Grues et vit à Québec. Depuis 2010, elle a publié des livres de poésie et de nouvelles. Le lièvre d’Amérique est son premier roman.

Notre avis :

Le premier roman de Mireille Gagné « Le lièvre d’Amérique» est un conte fabuleux.

Diane, la protagoniste se réveille d’une mystérieuse opération et au fil des pages nous dévoile ce qu’elle croit être ses ambitions, son passé et sa transformation.

Le lièvre d’Amérique est également un personnage du livre qui vous sera connu et familier après cette lecture.

La Diane du présent veut être plus performante au travail, être reconnue et appréciée. L’opération est censée servir à ça mais la transformation de notre « chasseresse d’une vie différente » la conduira vers la nature, vers une humanité différente et une évolution physique imprévue.

Nous découvrons aussi la Diane du passé, sa vie sur l’île de son enfance et de son « à venir ». La vie avec son copain et voisin Eugène, le tragique et l’espoir se côtoient dans cette histoire.

Un récit extrêmement riche sur ce qui est vraiment important, sur les danger de la volonté de vivre sans comprendre.

L’écriture est singulière et agréable une plongée dans les mots et les paysages du Canada.

L’autrice réussi à transporter le lecteur grâce à une texture visuelle dans un poème en images.

Un court roman initiatique profond et très beau.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

La peuplade

Mireille Gagné
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L’Isle-aux-Grues
Le lièvre d’Amérique

Le maître et Marguerite Édition Inculte

Mot de l’éditeur :

Moscou, années 1930, le stalinisme est tout puissant, l’austérité ronge la vie et les âmes, les artistes sont devenus serviles et l’athéisme est proclamé par l’État. C’est dans ce contexte que le diable décide d’apparaître et de semer la pagaille bouleversant les notions de bien, de mal, de vrai, de faux, jusqu’à rendre fou ceux qu’il croise.

Chef-d’œuvre de la littérature russe, livre culte à travers le monde, Le Maître et Marguerite dénonce dans un rire féroce les pouvoirs autoritaires, les veules qui s’en accommodent, les artistes complaisants, l’absence imbécile de doute.

André Markowicz, qui en retraduisant les œuvres de Fiodor Dostoïevski leur a rendu toute leur force, s’attaque à un monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son souffle romanesque, son universalité.

Les traducteurs :

André Markowicz (qui, en retraduisant les oeuvres de Dostoïevski leur a rendu leur force) s’est attaqué en compagnie de Françoise Morvan à ce monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son style brut, son souffle, son humour, son universalité.

Biographie de l’auteur :

Mikhaïl Boulgakov, né en 1891, est mort en 1940, peu après avoir achevé son chef-d’œuvre, Le Maître et Marguerite, s’il fut incompris et méconnu de son vivant, il est aujourd’hui, presque trente ans après, salué par la Russie comme l’égal d’un Gogol, d’un Tchekhov ou d’un Dostoïevski.

Notre avis :

Ce livre de Boulgakov, est à mon avis , l’un des meilleurs au panthéon des romans. L’auteur nous offre un univers fantastique, où politique, religion, philosophie sont liés intimement, dans un mélange unique de haute volée. Un regard lucide sur l’humanité.

L’ouvrage présente trois intrigues qui sont toutes tissées ensemble à la fin. Tout d’abord, l’histoire d’un écrivain affamé de l’ère soviétique. Deuxièmement, l’histoire d’un chat noir de six pieds de haut doté de pouvoirs magiques qui se rend à Moscou Troisièmement, l’histoire de Ponce Pilate, comment Pilate a rencontré et affronté Jésus, et quel a été son destin en conséquence.

André Markowicz a donné une nouvelle traduction, vivante et remarquable des œuvres complètes de Dostoïevski et confirme, selon moi, son grand talent avec un style qui nous emporte.

Livre à lire, relire et à offrir!

Je recommande à tous ce chef-d’œuvre de Bulgakov dans cette nouvelle traduction.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Inculte-Dernière Marge

Boulgacov
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Film
Film Adjani
Pièce théâtrale

Une Baignoire Dans le Desert

Mot de l’éditeur :

Lorsque la guerre fait irruption dans son village, le quotidien d’Adel bascule. 

Parents divorcés, amis absents, il lui reste heureusement ses deux insectes imaginaires qui lui tiennent lieu de compagnons. Amené à prendre très vite des décisions qui le dépassent, Adel se retrouve dans un camp au milieu du désert où les combattants, ces grandes personnes, ont l’air d’enfants perdus et où le cheikh le force à agir en adulte. L’occasion pour Adel de s’interroger sur le regard que l’on porte sur lui, et de se forger, seul, sa propre identité… 

Jadd Hilal signe ici avec fraîcheur le roman d’un apprentissage quelque peu décalé, en miroir de nos interrogations.

Biographie de l’auteur :

D’origine libano-palestinienne, Jadd Hilal est né en 1987 en France. Il réside à Paris où il est professeur de lettres au lycée et chargé d’enseignement à l’université Sorbonne-Nouvelle. En 2018 est paru aux éditions Elyzad son premier roman, Des ailes ou loin, récompensé par plusieurs prix littéraires dont le Grand Prix du Roman Métis

Notre avis :

Un court roman de Jadd Hilal saisissant et ravissant.

L’histoire est celle d’Adel qui a probablement douze ou treize ans, il vit dans un village situé au bord du désert.

Adel est issu d’une famille aisée preuve en est la possession d’une baignoire que le garçon adore.

Souvent seul à la maison et devant faire face au divorce de ses parents il a deux amis imaginaires : les deux insectes, Darwin et Tardigrade.

Une bataille clanique éclate et la vie du jeune homme sera bouleversée, il devra fuir sans sa famille dans le désert où il rencontrera un cheikh qui le sommera de grandir.

Ce conte pour les grandes personnes est une méditation poétique et éclairée sur la transmission, sur la frontière entre l’enfance et la supposée maturité, sur la guerre et le libre arbitre.

Une agréable lecture, qui donne à réfléchir et nous fait prendre de la hauteur.

L’objet livre est aussi très beau avec une couverture superbe comme toutes celle des éditions Elyzad.

« Une baignoire dans le désert » est parmi les finalistes du Prix de la littérature arabe 2020.

On regrette qu’il y ait si peu de pages tant le texte est magnifique !

Un ouvrage qui m’a fait penser par moments à l’écriture de Tahar Ben Jelloun.

Ce livre à lire et relire doit faire partie de votre bibliothèque.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

ELYZAD

Jadd Hilal
La maison d’édition
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Du miel sous les galettes

Mot de l’éditeur :

Roukiata est née au Burkina-Faso. De sa plume, légère et nostalgique, elle raconte avec tendresse et humour ses années d’enfance, son pays, ses écrasantes sécheresses et ses pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, sa fratrie, ses parents, l’injustice qui les frappe avec l’arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes.

Biographie de l’auteur :

Roukiata Ouedraogo est née en 1979 au Burkina-Faso. Elle grandit à Fada N’Gourma, puis dans les faubourgs de Ouagadougou. En 2000, elle décide de rejoindre son frère en France. Elle enchaîne les petits boulots pour financer ses études au Cours Florent. Depuis, Roukiata enchaîne spectacles et one-woman-shows. Elle intervient sur France Inter, dans l’émission Par Jupiter ! où elle régale les auditeurs de ses chroniques humoristiques.

Notre avis :

Ce roman fut un vrai régal. Un coup de cœur. Un récit prenant qui vous transporte au Burkina-Faso terre natale de Roukiata Ouedraogo qui se confronte pour la première fois à l’écriture d’un roman et c’est franchement réussi, ses pièces de théâtre et ses sketchs ou chroniques laissaient présager ce livre exquis.

Un récit puissant et vibrant, inspiré par l’histoire de sa famille, il ne s’agit pas toutefois d’une biographie, l’œuvre est frictionnelle.

La narratrice est le petit bébé, benjamine de la famille, qui décrit les situations et les états d’âme de ses parents et de ses frères et sœurs.

L’autrice raconte l’histoire de sa mère héroïne dans un monde où l’arrestation  injuste de son mari laisse toute la famille sans resources.

Vendre des galettes suffit à peine à survivre mais, celle que l’on surnomme “La Baronne”, cherchera et trouvera les moyens pour tenir tête au destin et faire libérer le père de ses enfants.

La terre d’Afrique avec ses grands espaces et ses contradictions est aussi une protagoniste du récit et cette partie du roman me fait penser à « Un fou noir au pays des Blancs » de Pie Tshibanda dans ses descriptions des longs voyages en car ou en train au Congo. Du miel sous les galettes est un live délicat et poignant à la fois. 

À lire absolument.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Slatkine & Cie

Roukiata Ouedraogo
Extrait
Extrait
Extrait
Galettes