Succession

Mot de l’éditeur :

Dans un pays imaginaire d’Afrique centrale, mercenaires, barbouzes, fonctionnaires occidentaux corrompus et chefs de guerre cupides s’en donnent à coeur joie, détruisant impitoyablement un pays et ses habitants. Les hommes droits, comme Egbéblé, chef de village qui veut venger sa fille, ou Pelletier, ingénieur agronome qui fourre son nez où il ne faut pas, ne sont que des pions sacrifiés sur l’autel du pouvoir et de l’argent. Même les exploiteurs et les comploteurs minables, manipulés par plus puissants qu’eux, ne sortiront pas indemnes du coeur des ténèbres, et le lecteur assiste, impuissant et révolté, au délitement de l’âme et du monde. Succession est le roman de la folie de l’homme et du pouvoir, de la corruption absolue, celle qui détruit les innocents et fait se déchirer les peuples.

Biographie de l’auteur :

Patrick Cargnelutti vit à Carhaix. Passionné de musique, de littérature et de peinture, il s’intéresse à la politique et à l’écologie. Il a cofondé en 2013 le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et créé l’émission de radio  » Des polars et des notes « . Auteur de Peace and Death (Jigal Polar), il est lauréat du prix Dora-Suarez de la nouvelle 2017 pour « Amin « .

Notre avis :

Un récit éblouissant.

Je n’ai pas quitté ce livre du début à la fin….. Il parle d’une époque que nous connaissons bien : la nôtre.

Concernant la forme le roman est construit en 4 parties qui racontent les vicissitudes de 2012, 2016, 2017 et 2018.

Le language est parfaitement adapté aux situations et aux lieux, et la plume de Patrick Cargnelutti est une plaisante révélation.

Une œuvre de fiction qui nous conduit en Afrique centrale dans un état fictif, le Kimbavu, mais aussi en France.

Pour les parties de l’histoire qui se déroulent dans l’hexagone, il est impossible de dire que le faits soient éloignés de la réalité et j’ai eu des moments jubilatoires en les lisant.

C’est un roman qui n’est pas « Tintin au Congo » ni Wakanda avec son protecteur Black Panther.

Les intérêts économiques créent des véritables monstres, des Piranhas prêts à tout pour préserver le pouvoir et exploiter les richesses en bois du Kimbavu.

Le lecteur est transporté dans une cascade de situations très dures, terriblement réelles. L’Afrique, terre où tout est permis : un continent sacrifié sur l’hôtel du profit.

Selon moi  “Succession” est l’un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire Un incontournable que je recommande.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Éditions Piranha

Extrait
Extrait
Extrait

Le lièvre d’Amérique

Mot de l’éditeur :

L’organisme de Diane tente de s’adapter doucement. Elle dort moins, devient plus forte et développe une endurance impressionnante. L’employée modèle qu’elle était peut encore plus se surpasser au travail. Or des effets insoupçonnés de l’intervention qu’elle vient de subir l’affolent. L’espace dans sa tête se resserre, elle sent du métal à la place de ses os. Tout est plus vif – sa vision, son odorat, sa respiration. Comble de la panique, ses cheveux et ses poils deviennent complètement roux en l’espace d’une nuit. Et puis les mâles commencent à la suivre. Quinze ans plus tôt, Diane connaît un été marquant de son adolescence à l’Isle-aux-Grues, ces jours de grosse mer où Eugène bravait les dangers, la fascination de son ami pour les espèces en voie d’extinction et – comment s’en remettre – le soir de l’incendie.

Biographie de l’auteur :

Mireille Gagné est née à l’Isle-aux-Grues et vit à Québec. Depuis 2010, elle a publié des livres de poésie et de nouvelles. Le lièvre d’Amérique est son premier roman.

Notre avis :

Le premier roman de Mireille Gagné « Le lièvre d’Amérique» est un conte fabuleux.

Diane, la protagoniste se réveille d’une mystérieuse opération et au fil des pages nous dévoile ce qu’elle croit être ses ambitions, son passé et sa transformation.

Le lièvre d’Amérique est également un personnage du livre qui vous sera connu et familier après cette lecture.

La Diane du présent veut être plus performante au travail, être reconnue et appréciée. L’opération est censée servir à ça mais la transformation de notre « chasseresse d’une vie différente » la conduira vers la nature, vers une humanité différente et une évolution physique imprévue.

Nous découvrons aussi la Diane du passé, sa vie sur l’île de son enfance et de son « à venir ». La vie avec son copain et voisin Eugène, le tragique et l’espoir se côtoient dans cette histoire.

Un récit extrêmement riche sur ce qui est vraiment important, sur les danger de la volonté de vivre sans comprendre.

L’écriture est singulière et agréable une plongée dans les mots et les paysages du Canada.

L’autrice réussi à transporter le lecteur grâce à une texture visuelle dans un poème en images.

Un court roman initiatique profond et très beau.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

La peuplade

Mireille Gagné
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L’Isle-aux-Grues
Le lièvre d’Amérique

Le maître et Marguerite Édition Inculte

Mot de l’éditeur :

Moscou, années 1930, le stalinisme est tout puissant, l’austérité ronge la vie et les âmes, les artistes sont devenus serviles et l’athéisme est proclamé par l’État. C’est dans ce contexte que le diable décide d’apparaître et de semer la pagaille bouleversant les notions de bien, de mal, de vrai, de faux, jusqu’à rendre fou ceux qu’il croise.

Chef-d’œuvre de la littérature russe, livre culte à travers le monde, Le Maître et Marguerite dénonce dans un rire féroce les pouvoirs autoritaires, les veules qui s’en accommodent, les artistes complaisants, l’absence imbécile de doute.

André Markowicz, qui en retraduisant les œuvres de Fiodor Dostoïevski leur a rendu toute leur force, s’attaque à un monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son souffle romanesque, son universalité.

Les traducteurs :

André Markowicz (qui, en retraduisant les oeuvres de Dostoïevski leur a rendu leur force) s’est attaqué en compagnie de Françoise Morvan à ce monument littéraire et nous restitue sa cruauté première, son style brut, son souffle, son humour, son universalité.

Biographie de l’auteur :

Mikhaïl Boulgakov, né en 1891, est mort en 1940, peu après avoir achevé son chef-d’œuvre, Le Maître et Marguerite, s’il fut incompris et méconnu de son vivant, il est aujourd’hui, presque trente ans après, salué par la Russie comme l’égal d’un Gogol, d’un Tchekhov ou d’un Dostoïevski.

Notre avis :

Ce livre de Boulgakov, est à mon avis , l’un des meilleurs au panthéon des romans. L’auteur nous offre un univers fantastique, où politique, religion, philosophie sont liés intimement, dans un mélange unique de haute volée. Un regard lucide sur l’humanité.

L’ouvrage présente trois intrigues qui sont toutes tissées ensemble à la fin. Tout d’abord, l’histoire d’un écrivain affamé de l’ère soviétique. Deuxièmement, l’histoire d’un chat noir de six pieds de haut doté de pouvoirs magiques qui se rend à Moscou Troisièmement, l’histoire de Ponce Pilate, comment Pilate a rencontré et affronté Jésus, et quel a été son destin en conséquence.

André Markowicz a donné une nouvelle traduction, vivante et remarquable des œuvres complètes de Dostoïevski et confirme, selon moi, son grand talent avec un style qui nous emporte.

Livre à lire, relire et à offrir!

Je recommande à tous ce chef-d’œuvre de Bulgakov dans cette nouvelle traduction.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Inculte-Dernière Marge

Boulgacov
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Extrait
Extrait


Film
Film Adjani
Pièce théâtrale

Une Baignoire Dans le Desert

Mot de l’éditeur :

Lorsque la guerre fait irruption dans son village, le quotidien d’Adel bascule. 

Parents divorcés, amis absents, il lui reste heureusement ses deux insectes imaginaires qui lui tiennent lieu de compagnons. Amené à prendre très vite des décisions qui le dépassent, Adel se retrouve dans un camp au milieu du désert où les combattants, ces grandes personnes, ont l’air d’enfants perdus et où le cheikh le force à agir en adulte. L’occasion pour Adel de s’interroger sur le regard que l’on porte sur lui, et de se forger, seul, sa propre identité… 

Jadd Hilal signe ici avec fraîcheur le roman d’un apprentissage quelque peu décalé, en miroir de nos interrogations.

Biographie de l’auteur :

D’origine libano-palestinienne, Jadd Hilal est né en 1987 en France. Il réside à Paris où il est professeur de lettres au lycée et chargé d’enseignement à l’université Sorbonne-Nouvelle. En 2018 est paru aux éditions Elyzad son premier roman, Des ailes ou loin, récompensé par plusieurs prix littéraires dont le Grand Prix du Roman Métis

Notre avis :

Un court roman de Jadd Hilal saisissant et ravissant.

L’histoire est celle d’Adel qui a probablement douze ou treize ans, il vit dans un village situé au bord du désert.

Adel est issu d’une famille aisée preuve en est la possession d’une baignoire que le garçon adore.

Souvent seul à la maison et devant faire face au divorce de ses parents il a deux amis imaginaires : les deux insectes, Darwin et Tardigrade.

Une bataille clanique éclate et la vie du jeune homme sera bouleversée, il devra fuir sans sa famille dans le désert où il rencontrera un cheikh qui le sommera de grandir.

Ce conte pour les grandes personnes est une méditation poétique et éclairée sur la transmission, sur la frontière entre l’enfance et la supposée maturité, sur la guerre et le libre arbitre.

Une agréable lecture, qui donne à réfléchir et nous fait prendre de la hauteur.

L’objet livre est aussi très beau avec une couverture superbe comme toutes celle des éditions Elyzad.

« Une baignoire dans le désert » est parmi les finalistes du Prix de la littérature arabe 2020.

On regrette qu’il y ait si peu de pages tant le texte est magnifique !

Un ouvrage qui m’a fait penser par moments à l’écriture de Tahar Ben Jelloun.

Ce livre à lire et relire doit faire partie de votre bibliothèque.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

ELYZAD

Jadd Hilal
La maison d’édition
Extrait
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Extrait

Du miel sous les galettes

Mot de l’éditeur :

Roukiata est née au Burkina-Faso. De sa plume, légère et nostalgique, elle raconte avec tendresse et humour ses années d’enfance, son pays, ses écrasantes sécheresses et ses pluies diluviennes, la chaleur de ses habitants, la corruption et la misère. Elle raconte sa famille, sa fratrie, ses parents, l’injustice qui les frappe avec l’arrestation de son père. Mais, surtout, elle raconte sa mère. Cette femme, grande et belle, un « roc » restée seule pour élever ses sept enfants, bataillant pour joindre les deux bouts, en vendant sur le pas de sa porte ses délicieuses galettes.

Biographie de l’auteur :

Roukiata Ouedraogo est née en 1979 au Burkina-Faso. Elle grandit à Fada N’Gourma, puis dans les faubourgs de Ouagadougou. En 2000, elle décide de rejoindre son frère en France. Elle enchaîne les petits boulots pour financer ses études au Cours Florent. Depuis, Roukiata enchaîne spectacles et one-woman-shows. Elle intervient sur France Inter, dans l’émission Par Jupiter ! où elle régale les auditeurs de ses chroniques humoristiques.

Notre avis :

Ce roman fut un vrai régal. Un coup de cœur. Un récit prenant qui vous transporte au Burkina-Faso terre natale de Roukiata Ouedraogo qui se confronte pour la première fois à l’écriture d’un roman et c’est franchement réussi, ses pièces de théâtre et ses sketchs ou chroniques laissaient présager ce livre exquis.

Un récit puissant et vibrant, inspiré par l’histoire de sa famille, il ne s’agit pas toutefois d’une biographie, l’œuvre est frictionnelle.

La narratrice est le petit bébé, benjamine de la famille, qui décrit les situations et les états d’âme de ses parents et de ses frères et sœurs.

L’autrice raconte l’histoire de sa mère héroïne dans un monde où l’arrestation  injuste de son mari laisse toute la famille sans resources.

Vendre des galettes suffit à peine à survivre mais, celle que l’on surnomme “La Baronne”, cherchera et trouvera les moyens pour tenir tête au destin et faire libérer le père de ses enfants.

La terre d’Afrique avec ses grands espaces et ses contradictions est aussi une protagoniste du récit et cette partie du roman me fait penser à « Un fou noir au pays des Blancs » de Pie Tshibanda dans ses descriptions des longs voyages en car ou en train au Congo. Du miel sous les galettes est un live délicat et poignant à la fois. 

À lire absolument.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Slatkine & Cie

Roukiata Ouedraogo
Extrait
Extrait
Extrait
Galettes

Chinatown, intérieur

Mot de l’éditeur :

Willis est un Américain d’origine asiatique qui tente de percer à Hollywood. Dans un monde qui voit tout en noir et blanc, qui se pense comme un affrontement entre Noirs et Blancs, Willis a-t-il sa place ? Mêlant le petit et le grand écran, la série policière, le film de kung-fu, la comédie romantique, le film de procès, Charles Yu nous offre un grand roman américain, émouvant, tendre et parfois amer, un récit d’odyssée personnelle et de conquête sociale dans ce champ de bataille qu’est la société américaine. 

Biographie de l’auteur :

Charles Yu est un Américain d’origine taïwanaise, né à Los Angeles en 1976. Nouvelliste, il est lauréat de nombreux prix (Sherwood Anderson Fiction Award en 2004). Charles Yu fut distingué par la National Book Foundation comme un des 5 écrivains américains les plus prometteurs de sa génération, sur recommandation de Richard Powers (lauréat 2006 du National Book Award). Actuellement, Charles est un des scénaristes de Westworld, la série de JJ Abrams pour HBO.

Notre avis :

Silence on tourne! la séance de lecture que le roman de Charles Yu propose est passionnante.

Un petit livre drôle et très spécial. Écrit dans le style d’un scénario, ce récit raconte l’histoire de la diaspora chinoise à travers le prisme d’une communauté d’acteurs essayant de se débrouiller avec l’image que les médias imposent.

L’auteur décrit les contradictions d’un monde où tout n’est pas noir et blanc mais tout est vraiment du cinéma.

Nous suivons Willis, américain d’origine asiatique qui aspire au rôle de toute une vie – le « Mister Kung-fu ». Dans une réalité avec trop de Chinois, pour se démarquer, il doit faire preuve de beaucoup de dévouement, de sueur et de sacrifices en espérant qu’un jour quelqu’un le trouverait digne.

Bien que ce texte soit centré sur la vie du protagoniste il ne se limite pas à cela et couvre également des sujets tels que les coutumes chinoises, la race, la crise d’identité, la culture pop et la famille. J’ai adoré la façon dont l’auteur approfondit le concept de famille dans la culture asiatique, lorsque les mots non-dits entre les membres de la famille sont implicites et que l’admiration et le respect des personnes âgées est essentiel et presque «sacré». 

Une montagne russe d’émotions, Chinatown intérieur est assez unique, innovant et puissant.

Les précédents ouvrages de l’auteur sont aussi remarquables.

Un livre dynamique que je vous recommande vivement de lire!

Traduction : Aurélie Thiria-Meulemans

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

 Aux forges de Vulcain

Charles Yu
Extrait
Extrait
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Chinatown
Brouce Lee

Black Manoo

Mot de l’éditeur :

Black Manoo, junkie abidjanais sans papiers, déboule dans le Belleville des années 90 avec deux guides : Lass Kader, son meilleur ami dealer, et Karol, sa belle, avec qui il ouvre un bar clandestin.

Avec eux, on explore les coulisses d’un quartier ahurissant et les stratégies d’un immigré tout juste débarqué à Paris pour s’y enraciner, entre rituel et petits boulots.

Le destin de Black Manoo pourrait ressembler à cent mille autres mais ne ressemble à aucun.

Dans ce roman-monde qui fait de chaque lieu, de chaque personnalité, le creuset d’un univers, Gauz réunit les deux veines qui ont fait son succès : l’observation sociale et le destin de personnages aux marges des lois. Au-delà, il invente un style littéraire d’une concision électrique, aussi dense et intense que la plus rageuse des musiques.

Biographie de l’auteur  :

Après avoir été diplômé en biochimie, Gauz a réalisé des photos, des documentaires, des émissions culturelles et des articles pour un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Depuis que le succès de son premier roman, Debout Payé (50 000 exemplaires en grand format), vedette de la rentrée 2014, l’a propulsé sur le devant de la scène.

Avec son deuxième roman Camarade papa il livre une histoire de la colonisation inédite au travers de deux regards : celui d’un jeune homme blanc qui quitte son village, Abilly, près de Châtellerault, pour l’Afrique, à la fin du dix-neuvième siècle, et celui d’un enfant métis, issu de l’époque coloniale.

Gauz part de plus en plus souvent se recueillir à Grand-Bassam, première capitale coloniale de la Côte d’Ivoire.

Notre avis :

Dans son troisième roman Gauz ne fait que confirmer son talent.

J’ai lu les précédents livres de l’auteur (Debout payé et Camarade papa) et j’attendais ce nouveau texte avec impatience.

Black Manoo dépeint le voyage d’un abidjanais drogué et sans papiers qui débarque à Paris. Belleville sera le quartier de son atterrissage.

Toutes les combines possibles pour s’en sortir nous sont montrées.

Les incohérences d’un système qui utilise des cases et des formulaires mais oublie l’humain. Au travers de ses rencontres et des lieux qu’il va habiter ou seulement frôler, le chemin de l’ ivoirien devient universel.

« Notre vraie nationalité est l’humanité. » disait H. G. Wells, citation utopique certes, mais la littérature peut changer les opinions et ce récit, qui donnera à réfléchir, peut contribuer à limer, non pas les différences qui sont une richesse, mais les préjugés qui contribuent à la « guerre du monde » des blancs et des noirs. 

Le style est très imagé, plein d’humour et d’associations inattendues, l’écriture est particulièrement savoureuse et percutante.

Bref durant la lecture, mon sourire était comme un clignotant sur mon visage s’allumant très régulièrement.

Une fois plongés dans Black Manoo on n’a pas envie d’en sortir.

Je n’ai qu’un mot à dire, FONCEZ, ACHETEZ et LISEZ !

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Le Nouvel Attila

Gauz
Extrait
Extrait
Extrait
Abidjan
Belleville

Petit Blanc

Mot de l’éditeur :

L’espoir de trouver meilleure fortune ailleurs. Albert Villeneuve s’embarque pour un long voyage vers les colonies avec sa femme et sa fille. Il accoste seul à Sainte-Madeleine, son moral et ses espoirs noyés loin derrière lui. Commence alors une nouvelle vie, faite d’alcool, de mensonges et de frustrations. Piégé sur cette île devenue prison, Albert fuit la folie vengeresse du sergent Arpagon et cherchera, sur la route du café, la paix intérieure. Petit Blanc est un conte cruel et onirique sur l’absence et les espoirs perdus. Nicolas Cartelet nous révèle la face cachée des cartes postales et de leurs couleurs chatoyantes.

Biographie de l’auteur :

Nicolas Cartelet est historien, écrivain, scénariste et éditeur. Il est l’auteur de nombreux essais et documents dont Rêves de futurs aux éditions Ouest France ainsi que de romans publiés aux éditions Mu. Dernières fleurs avant la fin du monde, paru en 2018, a été nommé au Grand Prix de l’Imaginaire. Le Point Pop a désigné Nicolas Cartelet comme l’un des cinq jeunes auteurs de l’imaginaire à suivre. 

Notre avis :

Très beau roman, j’ai lu ce court texte en une journée, il est addictif. La plume de l’auteur est très agréable et rend l’histoire touchante.

Dès les premières pages, les dés sont jetés. Nicolas Cartelet nous entraîne avec son Petit Blanc dans la quête illusoire et désespérée du bonheur, rythmée par des rencontres parfois cruelles, parfois émouvantes, toujours à la frontière du fantastique. Les  mésaventures du récit nous tiennent en haleine grâce aussi au style maîtrisé de l’auteur. Conjuguant brutalité et humour grinçant, il nous plonge dans l’intériorité d’un héros se débattant pour avoir le droit d’exister dans un monde qui fait tout pour le voir anéanti.

Nous suivons la lente descente aux enfers d’Albert Villeneuve, qui pense pouvoir améliorer sa condition de vie en allant vers une colonie qui lui apparaît comme un nouvel espoir. Malheureusement le rêve d’obtenir une parcelle pour cultiver du café, se transforme rapidement en cauchemar. D’abord, parce qu’il perd au cours du voyage en mer sa femme et sa petite fille. L’image de terre idéale qui permettrait à tous les hommes d’arriver à faire fortune n’est en réalité qu’un mirage et tout semble se liguer contre notre héros pour précipiter sa perte.

Un conte onirique qui plaira à celles et ceux qui veulent se laisser surprendre par une ambiance entre deux mondes.

Coup de cœur pour moi.

❤️❤️❤️❤️❤️

MU édition 

Nicolas Cartelet
Extrait
Extrait
Plantation de café
Le livre