Au péril de la mer

Mot de l’éditeur :

Alors que cinq siècles les séparent, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, bercés par le rythme des marées, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l’inspiration.

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que, au XVe siècle, un peintre rencontra un amour incandescent qui le hanta à jamais et c’est là qu’il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C’est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l’inspiration. Est-il encore possible d’écrire quand on vient de donner la vie ?

Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.

À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

Biographie de l’auteur :

Dominique Fortier est née à Québec et vit aujourd’hui à Montréal. Après un doctorat en littérature française à l’université McGill, elle exerce notamment le métier de traductrice. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (2008), a remporté le prix Gens de mer du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. Elle a depuis publié Les Larmes de saint Laurent et, en compagnie de Nicolas Dickner, Révolutions. La Porte du ciel, son troisième roman, a été publié aux Escales en 2017.

Notre avis :

Le Mont St Michel est pour moi un lieu très important, je m’y sens bien et j’adore y aller.

J’ai été donc naturellement attirée par cet ouvrage et j’en suis bien contente.

Un hommage à l’histoire du Mont et aux livres.

Ce troisième roman de Dominique Fortier alterne l’histoire d’Éloi, portraitiste ayant trouvé refuge dans dans l’Abbaye au quinzième siècle, suite à une peine d’amour et le carnet de voyage d’une écrivaine amoureuse du Mont, en manque d’inspiration et en quote de réponses sur sa vie de maman.

Abbaye puissante et lieu de pélerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel était la citadelle des livres. 

Les Moines enlumineurs dans le scriptorium montois sont parmi les plus productifs d’Europe. Les copistes transcrivent des milliers de pages dans le silence, la persévérance et la recherche de la perfection.

Ce récit est écrit avec finesse, l’auteure québécoise dévoile aux lecteurs son affection pour le Mont et pour l’importance de la transmission, thématique constante dans les deux époques.

Je vous recommande cette lecture.

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Les escales éditions

Dominique Fortier
Extrait
Extrait
Extrait
Le Mont
La numérisation des manuscrits du Mont-Saint-Michel reconstitue une bibliothèque disparue
A gauche, saint Michel apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches. A droite, le Mont-Saint-Michel est en construction. Source : manuscrit du XVIe siècle.

Lautrec

Sortie le 09/10/2019

Biographie de l’auteur :

Matthieu Mégevand est éditeur et écrivain. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles (Jardin secret, l’Age d’Homme, 2007), un roman (Les deux aveugles de Jéricho, l’Age d’Homme, 2011). En 2013, il publie Ce qu’il reste des mots aux éditions Fayard, une réflexion littéraire et philosophique sur le drame de Sierre. 

La Bonne vie chez Flammarion en 2018, ouvrage qui met en scène la vie de Roger Gilbert-Lecomte.

Depuis 2015, il dirige la maison d’édition Labor et Fides.

Lautrec :

Henri-Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa, naît le 24 novembre 1864 à Albi, d’une famille royaliste issue de la plus ancienne noblesse provinciale. Sa mère, Adèle Tapié de Céleyran, a épousé son cousin germain Alphonse, comte de Toulouse-Lautrec, brillant cavalier, passionné, comme toute sa lignée, de chasse et de chevaux.

Henri grandit dans un climat de tendresse partageant sa vie entre le château du Bosc, situé au Nord d’Albi dans le Rouergue et le château de Céleyran, près de Narbonne.

L’année 1878 est marquée par un accident qui se déroule dans le salon de sa maison natale : Henri se lève d’une chaise basse, glisse et se casse le fémur gauche ; puis un an après, il se fracture l’autre jambe à la suite d’une chute banale. Lautrec souffre d’une maladie osseuse d’origine congénitale probablement due au mariage consanguin de ses parents. Elle orientera définitivement la destinée du jeune homme. Immobilisé de longs mois, il occupe en effet ses journées en dessinant, puis en peignant, développant un goût largement répandu dans son entourage, et un don qu’il avait manifesté très jeune, jusqu’à en faire une vocation.

A partir de 1882, Lautrec complète sa formation dans les ateliers académiques de Léon Bonnat, puis de Fernand Cormon, situés à Montmartre. Son immersion dans la vie de la Butte achève sa mutation : confronté à tous les mouvements artistiques qu’il découvre aux cimaises parisiennes, il s’engage dans la modernité, et devient acteur autant que témoin d’une bohème montmartroise qui lui fournit son inspiration.

Portraitiste de génie, il immortalise les stars, d’Aristide Bruant à Jane Avril, d’Yvette Guilbert à la Loïe Füller. Familier des maisons closes, il s’attache à la simple réalité quotidienne des prostituées. Le théâtre, la Comédie-Française, le vaudeville ou les scènes d’avant-garde pour lesquelles il conçoit programmes et décors, alimentent son goût insatiable pour la comédie humaine. Novateur dans de multiples domaines, il révolutionne l’illustration et les arts appliqués.

Les trente et une affiches qu’il conçoit de 1891 à 1900  s’imposent par leur force et leur magistrale simplification de l’image, et font de lui un précurseur de l’affiche du 20ème siècle. Sa production lithographique comprend également 361 estampes mettant en évidence la virtuosité de son trait, expressif et élégant.

Dévorée par sa quête passionnée, Lautrec mène sa vie au rythme de sa création. Son travail acharné, mais aussi les plaisirs et l’abus d’alcool altèrent peu à peu sa santé. Il s’éteint, au domaine de Malromé, propriété de sa mère en Gironde, le 9 septembre 1901.

Notre avis :

Matthieu Mégevand écrit un ouvrage remarquable dédié à Lautrec. deuxième volet de celle qui est annoncée comme une trilogie romanesque sur des artistes consumés par leur art, des comètes dont la vie et l’œuvre sont entremêlées. Le premier livre était consacré au poète Roger Gilbert-Lecomte.

Fiction et documents réels nous font vivre l’histoire bien singulière d’un peintre et illustrateur exceptionnel.

Les situations et dialogues imaginés par l’auteur sont riches et aboutis.

L’ouverture du Moulin Rouge, les affiches dans tout Montmartre, la relation avec d’autres artistes on s’imagine dans la nuit parisienne, dans le quotidien de la Butte.

Très forte en émotion également la descente aux Enfers de l’homme, le rapport avec son physique difficile qui fait dégénérer son mental.

La relation avec sa mère et l’argent de sa famille ne suffiront pas à tuer le “serpent” qui dévore l’artiste et à le sauver de ses excès.

Le livre sera publié le 9 octobre 2019 jour de l’ouverture d’une importante et magnifique exposition sur le peintre au Grand Palais.

Si elle devait être jouée près de chez vous je vous recommande la pièce originale créée par Maurice Lamy à partir de recherches et d’un long travail autour de l’œuvre de Lautrec et qui évoque les dernières années de sa vie.

Un livre, coup de cœur de la rentrée littéraire, une lecture à ne pas manquer.

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Flammarion 

Matthieu Mégevand
Toulouse Lautrec
Extrait
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