La Main enchantée / Gérard de Nerval / Les Ateliers d’Actes Sud

 

Les Atelier d’Actes Sud se présentent ainsi :

« Convoquer l’atelier, c’est faire le choix d’un faisceau de références qui toutes convergent vers l’espace de création et d’expérimentation. C’est associer à l’œuvre reproduite un environnement favorable au questionnement, à l’appropriation, à l’interprétation ; c’est permettre au lecteur de développer ses connaissances, sa sensibilité et son esprit critique »

J’aime énormément l’idée de donner les clés pour nous ouvrir la porte, à tout âge, de textes très différents, contes, pièces, romans liés par la richesse de l’écriture, qui sont présentés avec finesse et ouverture au dialogue avec le lecteur, en travaillant comme dans un atelier.

Mon livre de cette riche collection, toute à explorer, est La Main Enchantée de Gérard de Nerval.

Dans cette édition nous trouvons le texte intégral, le dossier pédagogique par Caroline Crépet et Guy Astic et des planches de BD par Nicolas Zouliamis.

Quelle belle lecture d’une histoire qui me rappelle un conte d’Hoffmann, (et oui il y a plein de mains perdues dans les livres), et qui a tout pour plaire aux amatrices et amateurs de fantastique et sorcellerie ! 

La découverte de l’Atelier de l’auteur est aussi très intéressante avec sa biographie en quelques lignes.

Je le conseille aux parents et aux enseignants et aux collectionneurs d’éditions soignées et agréables à lire !

Ma prochaine lecture, dans cette collection sera mon aimé Pinocchio ! 

Aimez vous découvrir ou redécouvrir des livres avec analyses et dossiers qui les accompagnent ? 

Le chant maléfique-Le Bureau des Affaires Occultes tome 4 / Eric Fouassier (Benjamin Jungers) / Lizzie 

J’ai commencé à lire cette série policière très histoirique, par hasard, un détail me la rendait aimable avant lecture, le nom du policier enquêteur des mystères occultes que l’auteur lui fait résoudre : Valentin VERNE 

Avec un inspecteur qui s’appelle Verne, la curieuse que je suis ne pouvait que céder à l’envie de lire ces romans.

J’ai aimé les 3 premiers tomes du Bureau des Affaires Occultes et j’adoré le volume 4 que j’ai écouté en livre audio, chez Lizzie. Tout récemment sorti, c’est grâce à Babelio que le format choisi est atypique pour moi.

En effet en audio book j’écoute plutôt des classiques et, même dans les lectures communes avec un ami aveugle, je reste, moi en compagnie du bruit de pages.

Je suis heureusement surprise par la délicieuse lecture de Benjamin Jungers, maintenant totalement persuadée que le lecteur ou la lectrice d’une, pourtant belle histoire, sont fondamentaux pour l’appréciation globale de l’expérience, par l’auditeur,

Ici carrément auditrice aux anges ! L’histoire est excellente et l’interprétation formidable je me suie abandonnée totalement à un peu plus de 11h d’une pièce sonore, si détaillée que j’étais transportée en Vendée et à Paris à l’époque de Louis- Philippe.

2 enquêtes parallèles du Bureau des affaires occultes dont une qui fait quitter la capitale au si parisien inspecteur Verne pour la légitimiste Vendée.

À Paris, nous écoutons l’histoire d’une une enquête complexe et loin d’être facile à résoudre par Aglaé qui fera appel au célèbre Eugène François Vidocq pour comprendre ce qui se passe réellement autour d’elle. 

En Vendée Verne joue l’infiltré chez les nobles locaux pour découvrir qui tue en faisant annoncer ses meurtres par un mystérieux chant qui résonne puissamment dans les bois.

Une trame riche et prenante avec deux enquêteurs passionnants, cette fois séparés.

Le livre est parfaitement ancré à l’époque des faits qu’il décrit et, le volet historique, si soigné, s’intègre bien et enrichi le roman.

Pour cette écoute, il faut prendre le temps et se laisser porter par la mélodie des mots d’ Eric Fouassieret la merveilleuse interprétation de Benjamin Jungers.

Je conseille ce livre en sa version audio, au passionnés d’histoires policières et de riches rebondissements qui auraient certainement plu à Verne, l’autre Verne.

Une très belle expérience pour moi et j’en remercie Lizzie et Babelio

L’unique portrait de Jack l’Éventreur / Johann Naldi / L’OBSERVATOIRE

Un hors collection exceptionnel chez L’Observatoire ! 

Le tueur en série Jack l’Éventreur, qui terrorise le district londonien de Whitechapel en 1888, a inspiré une multitude d’œuvres de fiction. Il est une figure centrale du folklore horrifique mondial. 

Depuis des années, Johann Naldi recherche les œuvres disparues de grands peintres du XIXème siècle afin de leur donner une nouvelle visibilité, bien placé pour accomplir ce projet, qui m’inspire beaucoup, il est marchand d’art.

Et maintenant j’ai envie de visiter sa galerie !

Johann Naldi nous explique avoir élucidé le mystère de l’identité du célèbre tueur en série britannique, en retrouvant un portrait longtemps disparu. 

Sa théorie se base  sur un ouvrage de Patricia Cornwell, dans lequel elle affirme que Jack l’éventreur est le peintre Walter Sickert. Pour Johann Naldi, la découverte du tableau, qui représente un homme semblant partager les traits de Sickert, est une sorte de confirmation visuelle de cette hypothèse 

Pour la romancière et le galeriste, Sickert, unique artiste à avoir peint la chambre de Jack l’éventreur, serait l’homme vers qui un faisceau d’indices convergent pour le designer comme coupable.

J’ai eu beaucoup de plaisir dans la lecture de ce livre, terriblement beau comme objet.

Les images se multiplient dans cette œuvre qui est une enquête visuelle, picturale, dans l’histoire d’une légende et dans le monde de l’art.

Mais d’après vous qui est Jack the Ripper ? 

Walter Sickert, le peintre de notre livre ?

Albert Victor, Duc de Clarence et petit-fils de la reine Victoria ? 

Aaron Kosminiski, barbier polonais ? 

Thomas Cutbush, résident du quartier de White Chapel ?

Plusieurs meurtriers ? 

William Gull, le médecin de la reine ? 

Francis Spurzheim Craig, un journaliste chargé des faits divers ? 

Bowden Endacott, agent de la Metropolitan Police ? 

Hyam Hyams, un fabricant de cigares épileptique et alcoolique ? 

Mary Pearcey, une sage-femme folle ? 

Un mystérieux personnage de la série Babylonienne 5 ? 

Vous dans, une précédente vie ? 

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Fermez la porte ! / de Koen Van Biesen / Éditions Obriart

Un album de 36 page pour découvrir une histoire où le lecteur découvre son rôle à la fin, à la dernière page.

L’auteur est maître du retournement de situation.

J’aime beaucoup les illustrations, les couleurs un peu estompées sont parfaits pour j’illustrer l’histoire de 2 chiens qui lisent les journal 

Ban quoi ? Les vôtres  ne lisent pas ? 

Les chiens de l’album sont sans un café qui leur est dédié. Le calme et la routine sont chassés de l’histoire, la porte ouverte fait rentrer les intempéries extrêmes et les animaux d’un Zoo. Un joyeux chaos s’installe,

Drôle et doux, beau et bien raconté cet album est à lire à partir de 4 ans et plus encore !!

L’Art de demander / Amanda Palmer / Au Diable Vauvert

J’ai lu ce livre en anglais en 2016 et, il y a quelques jours la couverture presque identique en français m’a appelée à une relecture, heureuse que je suis de cette traduction.

Amanda Palmer est une personne plutôt polarisante, clivante . Certains aiment ses manières folles de fille toujours extrême et son engagement envers un style de vie bohème et artistique à tout prix. Certains pensent qu’elle est une poseuse, une vendeuse. Je me situe quelque part entre les deux, curieuse de savoir ce qu’elle fait, intéressée par sa production artistique.

Je l’ai découverte comme jeune épouse, aujourd’hui ex femme, de mon Idole Iconoclaste également,  Neil Gaiman.

Le livre est écrit sans honte, décomplexé, fascinant, inspirant et absolument intrépide. Amanda est une star du punk rock dans tous les sens du terme, elle vit une véritable vie d’artiste bohème, élaborant ses propres règles et n’a pas peur de changer le statu quo en faisant confiance à ses fans fidèles qui se connectent avec elle de cette manière. c’est vraiment inspirant, difficile à mettre en pratique mais inspirant, le courage de demander, de s’abandonner aux autres devrait exister pour toutes et tous.

Ce livre est très personnel et fait mieux connaître l’intimité de l’autrice.

Si vous êtes du genre créatif et que vous faites de l’art sous quelque forme que ce soit, vous devez lire ceci. Vous n’avez pas besoin d’être fan de la musique d’Amanda ou de la musique en général (mais honnêtement, qui n’aime pas la musique ?) pour apprécier les mémoires d’Amanda. 

Amanda Palmer n’a absolument pas  peur de partager ses pensées et ses émotions les plus profondes. En tant qu’artiste et être humain, elle est tout simplement infiniment intéressante. Ses écrits m’ont donné envie d’en savoir plus et j’avais l’impression d’être dans une soirée pyjama en écoutant des histoires, des expériences et des idées passionnantes. Ce livre va au-delà de son rôle consistant à vous apprendre qu’il est parfois acceptable de demander de l’aide

Amanda Palmer peut être une figure qui divise, je le confirme, mais souvent, les gens les plus intéressants le sont.

Je vous conseille de lire cette Art de demander qui encourage le lecteur à prendre confiance en lui, pour trouver le courage de, tout simplement : demander.

ALIÈNE / PHOEBE HADJIMARKOS CLARKE / Éditions du sous-sol 

Le titre évocateur mais cryptique, et, la couverture avec le tableau du peintre allemand  Cranach l’Ancien, peignant une allégorie de la mélancolie, ont augmenté mon envie de lecture.

Un malencontreux accident avec La Poste qui a égaré un premier exemplaire puis la réimpression ont prolongé l’insoutenable attente de lecture.

Voilà aléa jacta est telle est la lecture, Intense et haletante qui s’est emparée de moi pendant deux journées.

L’autrice franco-américaine Phoebe Hadjimarkos Clarke avec « Aliène », nous propose un texte politique et subversif construit comme un mosaïque dont toutes les pièces sont unies par la peur. Celle qui tourmente l’héroïne depuis qu’elle a subi des violences policières.

Peu à peu dans les pages de ce roman une thématique apparaît avec force, celle de la violence, mais surtout des rapports de pouvoir.

De la domination comme prisme de lecture de la société. Celle de tous les dominants sur les dominés.

Fauvel, le personnage central, a perdu son œil à cause d’un tir de LBD en fin de manifestation. Grâce à cette blessure emblématique un lien au réel et à des faits réels prend forme même si l’histoire se déroule dans un futur proche et encore plus troublant que notre présent,

Dans ce texte un peu réel un peu surréel Fauvel qui vit en totale perte de confiance, la retrouvera  grâce à la relation avec une chienne-clone, Hannah, qui prouvera que la sincérité de l’animalité peut soulager.

Dans ce roman le brouillard est constant déceler le vrais est une quête.

L’écrivaine joue avec les mots, déconstruit pour mieux construire son récit, la lire est un régal si on aime l’audace dans le style.

Une Science Fiction d’anticipation pleine de fragments et de perceptions qui font vibrer.

Cette lecture est celle de l’étrangeté recherchée et travaillée, des métaphores glaçantes, pour un résultat remarquable.

Aliène mérite le succès médiatique qui l’entoure et mérite toute votre attention de lecteurs,

Connaissez-vous le livre ? 

Connaissez-vous  l’autrice ?

Connaissez-vous le premier livre de l’autrice ? 

Vallée du silicium / Alain Damasio / Seuil

Le réel dans ce livre n’est plus un cas particulier du possible, comme disait Ludwig Wittgenstein, c’est un cas particulier choisi par l’algorithme qui donne le tempo, le rythme.

Ici c’est un nouveau temps des Cathédrales les nouveaux bâtisseurs sont les multinationales.

Le livre commence par une visite dominicale du Temple de Apple, enfin la partie accessible au commun des mortels.

Damasio est un grand écrivain qui exprime sa pensée en traversant l’irréel qui pourtant ressemble de plus en plus à un possible,

Le premier récit est l’un de mes préférés, une contre-chronique d’une visite du « château d’Apple » où il est question de Steve Jobs et d’une bague ..un texte corrosifs et percutant.

Le voyage de Damasio continue dans la Silicon Valley, continue en voiture pour explorer les terres et surtout les les modes de vie qui dessinent un avenir tout tracé pour nous.

Cette analyse du symbole de la voiture de l’ère industrielle à notre ère de l’automatisation, est incisive et juste.

Damasio convoque aussi Deleuze pour nous montrer comme « les mots de passe sont sous les mots d’ordre »  très pertinent pour parler d’identité imposée par la communication institutionnelle et de frontières que l’Homme impose à l’Homme.

Le voyage à, et auteur de, Sant Francisco de l’auteur brave les frontières des beaux quartiers et se dirige aussi là où « Le diable est seringues et la poudre » comme dit Damasio, où la pauvreté est le désespoir.

Chronique après chronique l’intelligence de l’auteur dépasse celle artificielle dont il parle aussi.

Dans ce livre j’ai envie de tout souligner,de tout garder en mémoire,de partager ses métaphores et ses idées. Une lecture qui me fait du bien !

Le recueil se compose de 7 chroniques et d’une superbe nouvelle de science-fiction inédite et qui s’insère complètement dans le conteste du livre 

Belle analyse, bien écrite, belle prose, intelligente.

Il faut lire ce livre et le faire lire à Noam Chomsky qui se sentirait moins seul.

Reste une question : Les rêves, sont ils encore possibles ? -sans pensées induites- 

À vous, à nous d’y répondre.

Le Trille du diable / Daniel Moyano / La dernière Goutte

Excellent roman. Le style de narration est très prenant, presque cinématographique,  je l’ai terminé en une journée. Je ne pouvais pas m’arrêter de lire et même si les sujets ne sont  pas vraiment joyeux, la façon de racconter, de décrire, a un ton d’humour très intéressant qui m’a fait sourire plusieurs fois. Nous lisons un texte, où des événements horribles sont racontés sous des perspectives inattendues. Ce livre a un niveau symbolique important qui le rend particulier.

La musique entre dans, et est, l’histoire.

Quelle prose singulière celle de Moyano et quelle qualité. 

Je ne comprends pas pourquoi on n’y accorde pas plus d’attention dans le cadre de la littérature argentine. 

Daniel Moyano (Buenos Aires, 1930 – Espagne, 1992) était un écrivain argentin. Il est né dans la ville de Buenos Aires en 1930, mais a passé son enfance à Cordoue et s’est ensuite installé dans la province de La Rioja où il a travaillé comme professeur de musique et a été membre du Quatuor à cordes de la Direction de la Culture. de cette province. 

Durant la dernière dictature militaire argentine, il fut emprisonné à La Rioja en 1976. Une fois libéré, il s’exila en Espagne, où il vécut jusqu’à sa mort le 1er juillet 1992. Là, il fut ouvrier dans une usine et, plus tard, critique littéraire pour le journal El Mundo.

Connaissez-vous cet auteur ? 

Les Oracles / Margaret Kennedy / La Table Ronde

 

Après bien d’autres agréables, lectures de livres de l’autrice, j’ai immédiatement regardé ce que Margaret Kennedy avait écrit d’autre, et celui-ci a attiré mon attention. Un peu par le titre aussi.

Dans un village endormi, un groupe d’intellectuels prétentieux (« Les Oracles ») découvrent une belle œuvre d’art d’avant-garde réalisée par la célébrité locale, un sculpteur qui a mystérieusement disparu à ce moment-là, laissant derrière lui ses enfants, qui se sont retrouvés dans les situations les plus mystérieuses en étant entourées par des adultes dont il valait mieux se méfier !

Ce que ces enfants ont vu, mais effacé de leur mémoire, et que les villageois n’ont pas vu, c’est que l’œuvre d’art en question n’est pas l’œuvre d’art ultime, mais simplement une chaise de jardin frappée par la foudre. Les Oracles, dirigés par la figure de proue Martha Skipperton, lancent une campagne pour acheter l’œuvre d’art avec l’argent public pour le bien du peuple…

La seule à avoir un peu de bon sens, l’épouse de l’avocat local, enquête…

Le reste de l’histoire il faut la lire pour l’aimer, comme je l’aime.

Livre lu en 24h chrono ! 

J’y ai trouvé un esprit d’observation à la David Lodge et évidemment, cela me plaît beaucoup.

La caractérisation des personnages est superbe et l’absurde sert à se préoccuper et se moquer aussi du réel.

Le tableau blanc de la pièce Art de Yasmina Reza peut se cacher par rapport à l’œuvre d’art que nous trouvons dans les pages du livre !

Attention ! Livre drôle et intelligent !

Cette comédie a suspense, de dérision de la confusion est une autre démonstration du remarquable don de narratrice de Margaret Kennedy.

Le côté sauvage / Tiffany McDANIEL / Gallmeister

 

TIFFANY McDANIEL est l’autrice du roman, à succès international, de Betty que j’avais beaucoup aimé et qui est disponible chez le même éditeur, Gallmeister.

Tiffany McDaniel est devenue une écrivaine importante pour moi lorsque j’ai lu son incroyable livre, Betty, alors j’attendais avec impatience ce nouveau livre, « On the Savage Side » que j’avais déjà lu en anglais et que je suis heureuse de découvrir traduit si bien, ça aide !

Alors que Betty était basé sur la vie de la propre mère de Tiffany McDaniel, ce roman est basé sur les meurtres non résolus de six femmes à Chillicothe, Ohio, connues sous le nom de Chillicothe Six. L’auteur probable est un tueur en série, mais l’enquête policière est loin d’être simple. Les victimes ont été oubliées à cause de la pauvreté, de la prostitution et de la toxicomanie. Ces six femmes n’ont pas reçu l’attention qu’elles méritaient et c’est vraiment navrant.

L’ aspect du true crime est présent mais  au second plan par rapport à la vie des sœurs jumelles

Ce livre à vraiment un côté sauvage, cru.

C’est un chef d’œuvre pour l’écriture si vivide et vibrante qui plonge dans un monde sordide où la seule forme d’issue est l’imagination.

Des jumelles nés dans la drogue. Une éducation tragique qui n’avait d’autre issue que de s’effondrer.

On dit que les jumeaux sont deux moitiés l’un de l’autre. Arc et Daffy . Toutes deux partagent aussi les cheveux roux et le yeux  : chacune ayant un vert et un bleu. Des identités liées entre elles. La négligence et les abus précoces ont conduit à l’euphorie de la drogue et au côté obscur, mais elles ont quand même réussi à trouver des fragments d’amour et de beauté.

La réalité est obsédante dans ce récit de femmes disparues ou retrouvées mortes dans la rivière. Les femmes que la ville voulait oublier. Sœurs, mères, filles. Les toxicomanes.

Tiffany McDaniel sait écrire. C’était intense et ses vibrations resteront longtemps avec moi,

une lecture poignante d’un style poétique et atemporel, où la mémoire et la fantaisie fusionnent. C’est une lecture belle et stimulante que je vous conseille ardemment.