Au péril de la mer

Mot de l’éditeur :

Alors que cinq siècles les séparent, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, bercés par le rythme des marées, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l’inspiration.

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que, au XVe siècle, un peintre rencontra un amour incandescent qui le hanta à jamais et c’est là qu’il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C’est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l’inspiration. Est-il encore possible d’écrire quand on vient de donner la vie ?

Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.

À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

Biographie de l’auteur :

Dominique Fortier est née à Québec et vit aujourd’hui à Montréal. Après un doctorat en littérature française à l’université McGill, elle exerce notamment le métier de traductrice. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (2008), a remporté le prix Gens de mer du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. Elle a depuis publié Les Larmes de saint Laurent et, en compagnie de Nicolas Dickner, Révolutions. La Porte du ciel, son troisième roman, a été publié aux Escales en 2017.

Notre avis :

Le Mont St Michel est pour moi un lieu très important, je m’y sens bien et j’adore y aller.

J’ai été donc naturellement attirée par cet ouvrage et j’en suis bien contente.

Un hommage à l’histoire du Mont et aux livres.

Ce troisième roman de Dominique Fortier alterne l’histoire d’Éloi, portraitiste ayant trouvé refuge dans dans l’Abbaye au quinzième siècle, suite à une peine d’amour et le carnet de voyage d’une écrivaine amoureuse du Mont, en manque d’inspiration et en quote de réponses sur sa vie de maman.

Abbaye puissante et lieu de pélerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel était la citadelle des livres. 

Les Moines enlumineurs dans le scriptorium montois sont parmi les plus productifs d’Europe. Les copistes transcrivent des milliers de pages dans le silence, la persévérance et la recherche de la perfection.

Ce récit est écrit avec finesse, l’auteure québécoise dévoile aux lecteurs son affection pour le Mont et pour l’importance de la transmission, thématique constante dans les deux époques.

Je vous recommande cette lecture.

❤️❤️❤️❤️❤️

Les escales éditions

Dominique Fortier
Extrait
Extrait
Extrait
Le Mont
La numérisation des manuscrits du Mont-Saint-Michel reconstitue une bibliothèque disparue
A gauche, saint Michel apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches. A droite, le Mont-Saint-Michel est en construction. Source : manuscrit du XVIe siècle.

Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire

Mot de l’éditeur :

10 décembre 1919 : le prix Goncourt est attribué à Marcel Proust pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Aussitôt éclate un tonnerre de protestations : anciens combattants, pacifistes, réactionnaires, révolutionnaires, chacun se sent insulté par un livre qui, ressuscitant le temps perdu, semble dédaigner le temps présent. Pendant des semaines, Proust est vilipendé dans la presse, brocardé, injurié, menacé. Son tort? Ne plus être jeune, être riche, ne pas avoir fait la guerre, ne pas raconter la vie dans les tranchées. 

Retraçant l’histoire du prix et les manœuvres en vue de son attribution à Proust, s’appuyant sur des documents inédits, dont il dévoile nombre d’extraits savoureux, Thierry Laget fait le récit d’un événement inouï – cette partie de chamboule-tout qui a déplacé le pôle magnétique de la littérature – et de l’émeute dont il a donné le signal.

Biographie de l’auteur :

Thierry Laget est né à Clermont-Ferrand, en 1959.

Après avoir vécu en Auvergne, en Touraine, en Toscane, en Île-de-France, il s’est établi en Bretagne.

Romancier, il a publié huit volumes, dont, chez Gallimard, Iris (1991), qui a obtenu le prix Fénéon 1992, Roman écrit à la main (2000), Supplément aux mensonges d’Hilda (2003), Madame Deloblat (2006) et La Lanterne d’Aristote (2011, prix de l’Académie française Maurice Genevoix 2012).

À la collection « L’un et l’autre » — dirigée, chez Gallimard, par J.-B. Pontalis —, il a donné Florentiana (sur la ville de Florence), La Fiancée italienne (biographie d’Alaïde Banti, liée au mouvement des Macchiaioli, peintres pré-impressionnistes toscans), À des dieux inconnus (sur les livres, la lecture et l’apprentissage de la réalité), Portraits de Stendhal et Bibliothèques de nuit.

Il est également l’auteur de nouvelles (Atlas des amours fugaces aux éditions de l’Arbre vengeur et Dix manteaux rouges, Gallimard, sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2018), d’une suite de méditations en prose, accompagnées d’eaux-fortes de Christiane Vielle, Bergers d’Arcadie (Fata Morgana, 1995), d’un poème en prose, Les Quais minéraliers, avec des aquatintes de Christiane Vielle (Al Manar, 2004) et d’un recueil de poèmes, Semer son ombre, avec des gravures de Julius Baltazar (Al Manar, 2009).

Il a collaboré à l’édition d’À la recherche du temps perdu dans la bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean-Yves Tadié, procuré des éditions de textes de Jacques Rivière (Quelques progrès dans l’étude du cœur humain), de Marcel Proust (Le Côté de Guermantes et Les Plaisirs et les Jours) et de Gustave Flaubert (Madame Bovary). En 2019, à l’occasion du centenaire de l’attribution du prix Goncourt à À l’ombre des jeunes filles en fleurs, il publie Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire.

Il a préfacé Monsieur Stark, roman de l’écrivain suisse Pierre Girard (1892-1956), dont il a également choisi et présenté des chroniques consacrées aux voyages, Les Sentiments du voyageur, suivi de Anges américains.

Il est membre du jury du prix Valery Larbaud et président de l’Association des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier.

Notre avis :

Le 17ème prix Goncourt décerné depuis la création de l’Académie fera l’objet de polémiques et affrontements. Le lauréat est Marcel Proust pour « À l’ombre des jeunes filles en fleurs ». Proust est probablement le romancier qui a fait couler le plus d’encre depuis sa disparition. Son œuvre a été décortiquée par plusieurs générations d’intellectuels.

« Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire » est l’histoire d’un prix Goncourt pas comme les autres, plus que bien documenté, on a l’impression d’avoir passé quelques heures avec tous les protagonistes du monde de l’édition et de la presse post première guerre mondiale.

Les jurés, le 10 décembre 1919, au restaurant Drouant, à Paris, au troisième tour de scrutin confèrent le prix à Marcel Proust. Lequel est en train de dormir. « Les Croix de bois », roman évoquant les tranchées, de Roland Dorgelès était pressenti comme favori. L’écrivain privé de Goncourt recevra la même année le prix Femina, qui s’appelait alors prix Vie heureuse. 

Mais pourquoi l’auteur de « À la recherche du temps perdu » va-t il être insulté de milles manières? le plus souvent parce qu’il est trop vieux, trop riche et ne parle pas de l’effort de guerre. Mais également pour des raisons plus subtiles qui se réfèrent à son œuvre globale, à son mode de vie, au conteste politique et à une certaine vision homophobe de l’époque.

L’ouvrage retrace aussi la naissance du prix Goncourt, aujourd’hui puissante institution. Récompense qu’un écrivain peut avoir une seule fois (sauf si on est Roman Gary/Emile Ajar mais ça c’est une autre histoire…)

Thierry Laget utilise les mots justes et sensibles pour cet essai, écrit de façon remarquable dans un style alerte, agréable et efficace.

Pour lire ce livre passionnant avec une tasse de thé ou un café et une madeleine pas besoin d’un questionnaire !

❤️❤️❤️❤️❤️

Gallimard 

Thierry Laget
Extrait
Extrait
Le prix Goncourt 1919
Les frères Goncourt
Marcel Proust
À lire aussi
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Watership Down

Mot de l’éditeur :

C’est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu’à leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle là ? 

Aimé par des millions de lecteurs, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Revue de presse :

«Quel chef-d’oeuvre ! Quelle cavalcade de péripéties ! Quelle épopée ! Rien de plus enlevé et moderne que ce conte-fleuve où il est question de dictature et de rébellion, de migration et de survie.» — Le Monde 

«Derrière la métaphore lapine, Adams dépeint l exode, l errance et la survie du peuple juif. Watership Down doit être lu à tout âge.» — L’Obs 

«A la fois épopée, roman d’initiation et conte de sagesse, il se lit, en ces temps de migrations, comme un texte très contemporain – et c’est un régal.» — La Quinzaine Littéraire 

«Un roman génial.» — L’Express 

«Sous les dehors d’une narration faussement classique, une vie nue bataille et résiste convulsivement.» — Le Magazine Littéraire 

«C’est beau, légendaire, cruel, actuel.» — Elle 

«Un roman haletant peuplé de héros inattendus, charismatiques et profonds.» — Sud-Ouest 

«Watership Down happe le lecteur dans un récit aussi ambitieux qu’impeccablement mené.» — Le Vif 

«L’un des plus grands classiques et best-sellers de tous les temps.» — BBC 

«Watership Down est tout ce que vous voulez et plus encore, un chef d’oeuvre enfin sorti du terrier de l’oubli.» —-Marianne

Biographie de l’auteur :

Richard Adams a vingt ans lorsqu’il est mobilisé pour la Seconde guerre Mondiale. Diplômé d’Oxford à son retour, il sera le bras droit du ministre de l’Agriculture jusqu’au spectaculaire succès de son premier roman, Watership Down, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires. Désormais auteur d’une quinzaine d’ouvrages, admirateur de Kipling et Shakespeare, son style soigné, ses images poétiques et son talent pour le suspense font de lui l’un des écrivains britanniques les plus lus au monde.

Notre avis :

Watership Down est un roman fantastique, écrit en 1972, qui tire son origine des histoires racontées par Richard Adams à ses filles lors de longs trajets en voiture. 

Le language utilisé dans ce récit est recherché et adapté aussi à un public adulte.

Basé sur des lapins anthropomorphisés, qui évoluent dans une société élaborée. Un groupe de lapins quitte le labyrinthe quand l’un d’entre eux, Fiver, qui a une seconde vue, a des visions d’un désastre à venir. Ils ont diverses aventures tout au long de leur parcours vers une nouvelle terre promise.

Un classique dans les pays anglo-saxons peu connu en France.

Lire Watership Down est un plaisir, nous nous laissons emporter par chaque tournure de l’intrigue pour suivre une grande aventure (avec un peu de botanique, faune et géographe britanniques).

La création d’une culture, d’une langue et d’une véritable mythologie pour les lapins et autres créatures rivalise avec les chefs-d’œuvre de Tolkien. Hazel et ses amis sont tout autant courageux qu’Achille ou Énée. Peu importe la longueur de leurs oreilles.

Étonnant, et magnifique. Un vrai chef-d’oeuvre. Une histoire sublime.

Il y a comme un écho qui fait penser à notre actualité. On voyage de garenne en garenne,  à la recherche de la stabilité jusqu’à ce que chacun trouve sa place et apporte sa pierre à l’édifice commun.

Le livre a été récemment adapté en série animée par Netflix.

À lire absolument !

❤️❤️❤️❤️❤️

MONSIEUR TOUSSAINT LOUVERTURE EDITIONS

Le livre
Richard Adams
Extrait
Extrait
Les lapins
L’adaptation
L’adaptation

Les victorieuses

Mot de l’éditeur 

À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate  : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. 

Pour l’aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité  : «   cherche volontaire pour mission d’écrivain public  ». Elle décide d’y répondre. 

Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d’une tasse de thé, d’une lettre à la Reine Elizabeth ou d’un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture. 

Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l’Armée du Salut en France, elle rêve d’offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou  : leur construire un Palais. 

Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

Biographie de l’auteure :

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteur de La Tresse, vendus à près d’un million d’exemplaires en France et traduit dans 35 langues. Egalement décliné en album pour enfants, le roman est en cours d’adaptation pour le grand écran.

Notre avis :

Après avoir lu et apprécié La Tresse, je découvre le nouveau roman de Laetitia Colombani.

Pour Solène, personage principal de ce récit,  avec une vie d’avocate bien rangée, un drame qui se déroule devant ses yeux au Palais de Justice la conduit à s’écrouler psychologiquement et, pour se reconstruire, elle passera par milles états d’âme et sera touchée par un autre Palais : Le Palais de la Femme.

Une démarche de bénévole pour redécouvrir l’écriture et apprendre à se connaître.

La partie du texte dédiée à l’histoire du couple Peyron et en particulier Blanche, fondatrice de ce Palais en 1926, qui a lutté toute sa vie contre la misère, est particulièrement intéressante et donne envie d’approfondir le sujet.

L’auteure montre plusieurs regards sur la précarité qui invitent à réfléchir sur le sens de l’engagement personnel et collectif.

Cette lecture faite en commun avec d’autres passionnées de livres a suscité des réactions différentes sur le fond est sur la forme.

La richesse des diversités.

❤️❤️❤️❤️

Grasset

Laetitia Colombani
Le livre
Extrait
Nouveau Palais de Justice Paris
Palais de la Femme
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Graine de sorcière

Mot de l’éditeur :

Injustement licencié de son poste de directeur du festival de Makeshiweg, au Canada, alors qu’il mettait en scène La Tempête de Shakespeare, Felix décide de disparaître. Il change de nom et s’installe dans une maisonnette au coeur de la forêt pour y panser ses blessures, pleurer sa fille disparue. Et préparer sa vengeance.

Douze années passent et une chance de renaître se présente à Felix lorsqu’on lui propose de donner des cours de théâtre dans une prison. Là, enfin, il pourra monter La Tempête avec sa troupe de détenus, et tendre un piège aux traîtres qui l’ont détruit. Mais la chute de ses ennemis suffira-t-elle pour qu’il s’élève de nouveau ?

Le nouveau roman de Margaret Atwood, la grande dame des lettres canadiennes au succès phénoménal, est un hommage à Shakespeare à travers une prose sublime, déchirante et drôle à la fois.

 » Il y a tant d’exubérance, de chaleur et de génie dans ce roman que tout ce qu’on espère, c’est qu’Atwood réécrive tout Shakespeare. (Sans vouloir t’offenser, Will.)  » The Guardian

Biographie de l’auteur :

Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l’auteure d’une quarantaine de livres – fiction, poésie et essais critiques. Traduite dans plus de cinquante langues, elle est l’une des plus grandes romancières de notre temps. Sont notamment parus chez Robert Laffont Le Tueur aveugle ( » Pavillons « , 2002), La Servante écarlate ( » Pavillons Poche « , 2017), un classique qui ne cesse d’être redécouvert et aujourd’hui une série TV unanimement saluée, ainsi que Captive ( » Pavillons « , 2017), également porté au petit écran.

Notre avis :

« The Tempest » est ma pièce préférée de Shakespeare. Livre lu des multiples fois, différentes versions cinématographiques vues au fil des années. J’ai aussi assisté à des représentations théâtrales au Shakespeare’s Globe à Londres et à Paris. 

Ce livre est écrit dans le cadre du : Hogarth Shakespeare project.

http://hogarthshakespeare.com/hag-seed/ .

La série Hogarth Shakespeare a débuté en 2015, créée pour permettre à des talentueux écrivains contemporains de revisiter certaines des meilleures pièces de Shakespeare dans un cadre moderne. 

La Tempête version Atwood, voit Felix/Prospero exercer le métier de directeur de festival, personage excentrique, dont la carrière a été brusquement arrêtée à cause de ses sournois collaborateurs. Bien qu’il n’ait pas d’île déserte sur laquelle il puisse battre en retraite, il passe douze ans dans le Canada rural, dans la forêt pour préparer sa revanche. Après avoir obtenu un poste de réalisateur dans une prison locale, il commence la production de sa propre Tempête et va entraîner ses ennemis dans un piège. 

C’est un récit qui parle de prisons et d’emprisonnement.

La partie la plus belle de ce livre, à mon avis, est celle dédiée aux détenus qui jouent la pièce. Leurs réflexions sur les personnages, sur l’intrigue et sur le language sont excellentes. Felix parvient à dépasser le faible niveau d’alphabétisation de certains de ses acteurs en utilisant leur mode de vie et les formant à s’entraider.

Ce texte éclectique est subtilement mordant sur le rôle des institutions, sur la politique pénitentiaire et de réinsertion sociale.

Les derniers chapitres du roman invitent également le lecteur à une réflexion attentive. L’auteure semble se demander si nous pourrons un jour nous libérer des prisons intérieures que nous construisons nous-mêmes, Margaret Atwood est la vrai magicienne de ce roman délicieux et intelligent.

J’ai apprécié ce livre et je le recommande aux fans de Shakespeare, aux amoureux de la littérature et à celles et ceux qui veulent essayer quelque chose d’un peu différent.

Robert Laffont 

❤️❤️❤️❤️❤️

Margaret Atwood
Le livre
Extrait
La Tempête
Film de 2010
À lire aussi !

Romy, une longue nuit de silence

Mot de l’éditeur :

Le 29 mai 1982, Romy Schneider s’est éteinte à l’âge de 43 ans. Que s’est-il passé la nuit de sa mort au 11, rue Barbet-de-Jouy, dans le VII e arrondissement de Paris ? 

Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ? 

Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d’aigle d’Adolf Hitler, jusqu’à l’appartement parisien où 

elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d’instantanés de ces moments intimes. 

Un portrait nourri de témoignages inédits d’amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père 

de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois, à la femme qu’il a aimée, un hommage exceptionnel.

Biographie de l’auteur :

Sarah Briand est Journaliste à France 2, réalisatrice de documentaires pour l’émission de Laurent Delahousse, Un jour, un destin.

À ce titre, elle a réalisé un film sur Simone Veil, dont elle a tiré un livre : « Simone, éternelle rebelle » (Seuil, octobre 2015)

Notre avis :

Une biographie poignante de Romy Schneider une étoile qui, trente ans après sa disparition, rayonne toujours au firmament du cinéma. Livre complet, fouillé, intéressant à lire pour découvrir la femme au-delà du mythe. Grâce au style fluide, direct et agréable de Sarah Briand ce livre peut se lire comme un roman.

L’auteure choisit de présenter la nuit de la mort de l’actrice (le 29 mai 1982 à Paris) et l’histoire de sa vie. Ses films, ses amours, ses peurs, les drames de son existence sont traités avec délicatesse, sensibilité et respect.

Romy Schneider aujourd’hui encore pour beaucoup est la princesse puis impératrice Sissi. La jeune comédienne a eu le courage de se détacher du personnage et refuser le quatrième film de la saga pourtant très bien rémunéré. Je pense aussi à Carrie Fisher et la Princesse Leia, certains rôles restent liés au destin de celles et ceux qui les interprètent.

Romy aura la chance de très vite être adoptée par le cinéma français.

L’un des fils conducteurs de ce récit est la relation avec Alain Delon qui livre à l’auteure des confidences inédites.

Cette œuvre montre toute la complexité de Romy Schneider. Le cinéma se mêle à la vie, la vie au cinéma, avec une protagoniste tantôt à l’extase, tantôt au désespoir, toujours passionnée et passionnante.

Ses traumatismes ont été à la hauteur de sa magnifique carrière d’actrice. La mort de son enfant David sera l’ultime et insupportable drame de sa vie.

Une biographie touchante que je ne peux que conseiller.

Fayard 

❤️❤️❤️❤️❤️

Le livre
Sarah Briand
Extrait
Extrait
Sissi
Avec sa mère Magda
La Piscine
La Piscine

Son espionne royale mène l’enquête – TOME 1

Date de parution: 06/06/2019

Mot de l’éditeur :

Londres, 1932.

Lady Victoria Georgina Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !

Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.

Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…

Entre Downton Abbey et The Crown, une série d’enquêtes royales so British ! 

« Bien plus qu’un simple roman policier, Son Espionne royale mêle avec brio amour, histoire, humour et mystère. Captivant ! » Louise Penny, auteure de Nature morte.

Biographie de l’auteur ;

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona. 

Notre avis :

Une excellente lecture, il s’agit du premier roman d’une série se déroulant dans la Grande-Bretagne des années 1930 et ayant comme vedette Lady Victoria Georgina Charlotte Eugénie, alias Georgie. Trente-quatrième en ligne pour la succession au trône britannique, fille d’un duc écossais et d’une actrice anglaise, elle n’a pas voulu trouver un mari convenable pendant sa saison de sorties en société et s’ennuie à s’attarder comme une invitée indésirable dans le domaine familial, son frère, l’actuel duc, sans le sou après que leur père ait perdu la fortune de la famille, a coupé son allocation dans l’espoir de la forcer à se marier. Georgie s’échappe hardiment à Londres. Elle n’a aucune idée de la façon de cuisiner, d’allumer un feu ou de se débrouiller sans serviteurs, mais elle peut compter sur son intelligence ainsi que sur plusieurs amis de longue date.

La reine lui demande de devenir son espionne, heureusement Georgie est débrouillarde, brillante et joueuse. Elle a appris une chose ou deux de son grand-père maternel, un Cockney, un officier de police à la retraite. Notre héroïne devra surveiller le prince de Galles et son “amie américaine”. Un cadavre dans la baignoire va aussi compliquer les choses…

Rhys Bowen utilise des personnages historiques réels et des créations des son imagination pour l’écriture de ce livre parfaitement amusant. Blandine Longre la traductrice a fait un travail remarquable.

Ce récit m’a fait penser aux histoires de Tommy et Tuppence d’Agatha Christie, même si elles se déroulent une décennie plus tard que celle-ci.

L’éditeur français, La Bête Noire/Robert Laffont sort le deuxième tome en même temps que le premier, je n’hésiterai pas à lire en attendant le film de Downton Abbey pour rester dans l’ambiance British.

La Bête Noire-Robert Laffont 

❤️❤️❤️❤️❤️

Rhys Bowen
Buckingham Palace
La reine Mary
Le Film
Conseil de lecture

Un métro pour Samarra

Mot de l’éditeur :

Swann Delva étudie la philosophie à la Sorbonne. Le jeune homme, qui s’imagine devenir un penseur en vogue, est contraint de travailler à la RATP pour financer ses études.  Tandis qu’il fait ses premiers pas au guichet, il découvre la vie souterraine et consigne ses pensées dans un petit carnet. Son chef, pour l’impressionner, lui fait visiter les stations fantômes du réseau parisien et Swann se prend de passion pour ces lieux désaffectés et plus particulièrement pour la station Haxo, dans le 19e.  Alors qu’il s’installe dans une rame abandonnée de cette station, le voici transporté à Samarra, ville d’Irak au Moyen Age, où un calife des Mille et Une Nuits lui pose la plus grande question de l’humanité : peut-on espérer une vie après la mort ? Pas évident, quand un alchimiste peu scrupuleux lui fait concurrence et que le sommeil le ramène à Paris où la vie continue… Pour conserver ses privilèges au palais et les faveurs d’une belle astrologue, le jeune homme cherche la réponse aux angoisses du souverain, qu’il ne trouvera pas dans les livres… Ce sont 33 jours qui vont bousculer le quotidien de Swann et le conduiront à être plus présent à la vie.

Biographie de l’auteur :

Après des études de lettres et de sciences politiques, Isabelle de Lassence devient chargée de communication dans une grande entreprise publique. Lors de ses longs trajets domicile-travail, elle trouve dans le métro parisien un univers inspirant, qui la replonge dans les influences orientales de son année Erasmus à Séville. Ainsi naît l’idée de ce premier roman, qu’elle écrira quelques années plus tard, lors d’un congé parental. Isabelle de Lassence a 33 ans, elle vit en région parisienne.

Notre avis :

Swann Delva étudiant en philosophie boursier à La Sorbonne est persuadé qu’une belle destinée l’attend, il se voit déjà chez France Culture ou, pour le présenter avec les mots de l’auteure, «Et surtout,  Swann cherchait l’idée : celle qui ferait de lui le penseur en vogue, mais sans tarte à la crème ». Mais comme la philosophie devrait nous l’ enseigner, et pour jouer un peu avec les lieux communs, “tout n’est pas noir ou blanc ».

Le personnage de notre hero est très bien élaboré et particulièrement réaliste, la description qui en est donnée dans la première partie du livre est juste et prenante.

Notre jeune cherchant qui se voit futur chercheur va suivre un voyage dans le métro parisien et une épopée initiatique fantastique bien loin dans le temps et l’espace.

Swann accepte un travail alimentaire comme agent de la RATP et son chef voulant impressionner le nouvel employé, qui a fait et poursuit des études, le conduit dans l’une des stations fantômes du réseau. Cette découverte fait irruption dans le monde de l’étudiant, elle accapare son esprit et ses heures et prendra de plus en plus d’importance.

Swann veut découvrir la station Haxo, dans le 19ème arrondissement, un arrêt qui n’a jamais été mis en service. Un étrange train dans cette rame oubliée le transporte à Samarra, ville d’Irak au Moyen Age, où le calife souhaite une réponse à une question que toute l’humanité se pose : peut-on espérer une vie après la mort ? 

Les personnages secondaires ont un rôle toujours réussi et décrit avec finesse.

Isabelle de Lassence dresse, avec une parfaite maîtrise les portraits de jeunes étudiants, des parents, d’un calife, d’un marabout, d’une belle astrologue, d’un complexe alchimiste et de bien d’autres hommes et femmes qui, grâce au rôle qu’ils jouent, même si bref, contribuent à la beauté du récit.

Intelligence et originalité sont d’autres qualités qui nous font aimer ce premier roman de l’auteure.

Pour savoir si Swann pourra répondre aux attentes du calife et bâtir sa vie, son « à venir » il faudra lire cette belle histoire qui sera, je l’espère, suivie par des nouvelles œuvres de la brillante écrivaine dˋUn métro pour Samarra.

Marabout 

❤️❤️❤️❤️❤️

Le livre
Extrait
Isabelle de Lassence
La Sorbonne
Gare de Lyon
Métro de Paris Art Nouveau
Station fantôme Haxo
Samarra
À redécouvrir

Uter Pandragon

Mot de l’éditeur :

Deux frères, Uter et Pandragon, s’affrontent pour reconquérir 

le trône de leur père.

Le roi Constant avait trois fils. L’un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons – et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d’hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s’enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Uter et Pandragon sont-ils maîtres d’eux-mêmes, ou les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?

Ce premier roman est une réécriture ambitieuse et foisonnante des légendes du Graal. Servi par un style ample, riche et ciselé, cette œuvre ambitieuse et intelligente séduira les amateurs et amatrices d’aventures épiques et magiques.

Biographie de l’auteur :

Tomas Spok est né en 1987, à Montpellier. Puis, il a été emporté en Allemagne, avant même la chute du mur. Il a donc été (un peu) enfant en Allemagne, lisant en boucle des BD dans les rayons de supermarché, puis il a découvert Baudelaire, l’Iliade tout en continuant de lire Spiderman. À partir de dix-sept ans, il a été très occupé à être amoureux et à écrire des poèmes. Il est devenu adulte à Lyon, et vieillit à Paris. Il mourra en exil ou à Avalon. Encore aujourd’hui, il ne sait qui est le plus grand : Tolkien, Hugo ou Kirby.

Grand lecteur, il consigne ses impressions et réflexions de lecture sur son blog : www.thomasspok.fr

Notre avis :

Tout au long du Moyen Âge, la légende arthurienne s’inscrit dans l’imaginaire commun. Chrétiens de Troyes donne une véritable dimension littéraire au mythe et, au XIIIe siècle, Robert de Boron inscrit la légende arthurienne dans une voie plus christique autour du thème du Graal. 

Une quantité remarquable d’œuvres en lien direct ou inspirées par cette épopée nous accompagnent à notre époque. Livres, cinéma, télévision nous offrent des adaptations parfois brillantes, parfois décevantes.

Uter Pandragon est à classer dans le rang des récits lumineux qui émerveillent et font d’une lecture un moment qui sort de l’ordinaire.

Tomas Spok utilise un registre, un mode d’expression permettant de savourer notre belle langue française.

L’intrigue et les protagonistes nous font aimer son roman. Uter et Pandagon se battent contre l’usurpateur Vortigern pour récupérer la couronne de leur père.

L’auteur nous transporte à Constantinople pour une conversion (La Bretagne vaut bien une messe !) et dans le royaume de la magie avec Merlin et les personnages que nous sommes habitués à côtoyer dans les différentes versions des comptes sur le cycle du Graal : La dame du lac, la future Morgane mais également Mab la fée qui a inspiré Geoffrey Chaucer (que je chéris),  Shakespeare et Percy Shelley parmi d’autres.

Un livre surprenant pour l’originalité qu’il présente tout en évoluant dans un univers bien connu.

Tradition et imagination pour ce premier roman de Thomas Spock que je vous recommande.

Aux forges de Vulcain

❤️❤️❤️❤️❤️

Thomas Spok
Le livre
Extrait



Conseils de lecture :

Bleue

Mot de l’éditeur :

Après le succès d’Une histoire des abeilles, le retour de la romancière norvégienne qui fait rimer littérature et écologie.

Norvège, 2017. Depuis son plus jeune âge, Signe a fait passer l’écologie avant tout. Ainsi a-t-elle préféré renoncer à Magnus, dont elle ne partageait pas les idées. Aujourd’hui, elle vit sur un bateau amarré dans un fjord, au plus près de l’eau.  Et c’est pour sauver l’eau qu’elle décide à soixante-sept ans d’entreprendre un dernier périple en mer, lorsqu’elle apprend qu’une opération commerciale, autorisée jadis par Magnus, menace son glacier natal. L’heure est venue pour Signe d’affronter son grand amour perdu. Pour cela, elle doit prendre la direction du sud de la France…

France, 2041. La guerre de l’eau bat son plein. Avec Lou, sa fille aînée, David a fui les Pyrénées ravagées par la sécheresse pour retrouver sa femme et leur bébé, dont il a été séparé. Mais les réfugiés climatiques sont bloqués à la frontière, et les ressources commencent à manquer. Un jour, à des kilomètres de la côte, David et Lou trouvent un voilier au beau milieu d’un champ desséché : le bateau de Signe…

Une intrigue sophistiquée et palpitante, au service d’une fable dystopique plus nécessaire que jamais.

Biographie de l’auteur :

Née en 1975 à Oslo, Maja Lunde a écrit des scénarios et des livres pour la jeunesse avant de se lancer dans la rédaction d’Une histoire des abeilles, son premier roman pour adultes, best-seller traduit en plus de trente langues, et succès de la rentrée littéraire française 2017. Bleue est son deuxième roman à paraître aux Presses de la Cité.

Le précédent livre de Maja Lunde :

Notre avis :

Maja Lunde est une écrivaine qui sort de l’ordinaire, son précédent et premier livre « Une histoire des abeilles » est une merveille, J’attendais donc Bleue avec impatience et je suis une nouvelle fois, sous le charme. Le deuxième ouvrage de cette brillante auteure norvégienne nous fait retrouver son style élégant et plaisant.

J’aime l’écriture de Maja Lunde. Ses personnages sont étonnants et complexes,  souvent tournés vers un avenir sombre certes mais avec une énorme force intérieure qui les fait avancer. Nous avons Signe en 2017 et sa vie : elle grandit près d’un glacier en Norvège et toute son existence est tournée vers la défense de l’environnement. Ensuite, il y a David en 2041, réfugié climatique français avec sa fille Lou. Ils ont été séparés du reste de la famille, Anna et le bébé Auguste dans un monde, en manque d’eau, boulversé par les affrontements et les égoïsmes.

Ils affrontent toutes et tous un voyage intime tourmenté entre passé, présent et avenir.

Le bateau Arietta de Signe baptisé « Bleu » est l’instrument qui lie les deux époques du récit. Ce voilier est le refuge pour fuir la réalité qui accable nos protagonistes.

L’eau est partout et puis elle n’est plus.

Les souvenirs sont une ancre mais aussi source de douleur pour les personnages principaux et pour les hommes et les femmes qui gravitent autour de Signe et de David.

Les chapitres, qui alternent la vie en 2017 et la survie en 2041, sont vifs et efficaces, ils ne peuvent que retenir toute notre attention pour une immersion totale pour un moment de lecture qu’on ne voit franchement pas passer.

Plongez dans cette lecture qui mérite, à mon avis, une note de 5 sur 5 !

Presses de la cité

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Maja Lunde
Extrait
Extrait
Extrait
Glacier
Voilier Arietta.
Le premier livre de Maja Lunde

Livre lu dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée, je remercie Babelio et Presses de la cité.