
Le Livre de la disparition / Ibtisam Azem, Denoël – Globe Littérature étrangère
À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est un journaliste israélien, l’autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère

À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est un journaliste israélien, l’autre, un cameraman palestinien, hanté par le souvenir de sa grand-mère
Si je recommande la lecture de Joseph dans la nuit d’Olivier Grondeau (L’Iconoclaste), c’est parce que c’est l’un des livres les plus beaux que j’ai

Robin Josserand remonte le temps à travers les échos fantômes de son arrière-grand-mère Mireille. Elle fut résistante, déportée, romancière – et méchante. Il tisse son trait brut, profond, entre les lignes de la petite et de la grand histoire. Sans affect, mais avec affection. Lâchant le sexe, mais restant au plus près de la mort. Et donc de leur pont secret : le spectre de la culpabilité. Une déposition poétique de haute tenue.

Lilia Hassaine construit, scène après scène, le mécanisme de l’emprise. Antoinette tombe amoureuse d’un homme aussi séduisant qu’impénétrable, et ce que le lecteur observe, impuissant, c’est le lent travail de sape d’Edward Rochester…

Tous les dimanches à 19h00, rendez-vous sur Instagram, sur @horizonetinfini, pour parler d’un livre. De ce qu’il raconte, bien sûr, mais surtout de ce qu’il provoque en nous.
Pour ce premier rendez-vous, consacré à L’Arène intérieure d’Ulysse Josselin, vous pourrez exceptionnellement retrouver le replay, légèrement monté. Nous avons simplement retiré quelques longueurs de Cristina et les pauses d’une technique qui nous fait encore parfois défaut. Pour le reste, tous les échanges sont là.

Dans ce premier roman de Daria Marx, tout est question de violences. Celles de l’inceste, celles qui s’imposent après le silence. La narratrice de ce

Pékin une fois, comme jamais plusLa fluidité de l’écriture rend simple et linéaire même une histoire qui ne l’est pas du tout. C’est le talent

Et si l’histoire qu’on nous enseigne n’était la plupart du temps qu’une rumeur qu’on a cessé de vérifier.

Djibouti, micro-État désertique sous le regard d’une enfant de l’exil vivant en France. Un regard par-dessus l’épaule d’un Père, à travers les vidéos musicales d’Abdallah Lee (1963-2007), chanteur djiboutien de langue Afar.

Le narrateur, âgé de 25 ans dans le texte, raconte ce qui le conduit un jour à demander un internement en psychiatrie. Il raconte l’hôpital, les patients, la vie quotidienne, sa vie professionnelle et une adolescence qui l’ont conduit un jour à demander de l’aide, afin de ne pas renouveler le geste du suicide qu’il a déjà commis, physiquement, mais aussi moralement, poussé par la vie, et par des parents défaillants et toxiques.

Ce pays n’avait jamais manqué de prophètes de la fin. C’était même une spécialité locale, les diseurs de malheur à la pelle. En général, ils se trompaient, et ça finissait mal pour eux. Ce qui était nouveau, c’est que cette fois, ça semblait vrai.

On croit connaître les licornes. On les a vues brodées, miniaturisées, parfumées, transformées en emblèmes. Puis arrive cette bande dessinée, et soudain l’animal redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une apparition troublante, une bête de légende, une force blanche dans un monde qui noircit.