
Dans ce roman, une famille se recompose par fragments, autour d’un drame intime : le suicide d’Élisabeth Witz, mère et point aveugle du récit. Rêve d’une pomme acide avance comme une mémoire en éclats, entre l’Alsace et la Lorraine, dans une maison où les enfants voient plus qu’on ne croit, où les adultes taisent, contournent, déguisent, et où les héritages familiaux laissent des traces profondes.
Justine Arnal y interroge l’enfance, le deuil, les rapports de domination, les silences domestiques, les gestes ordinaires qui finissent par révéler tout un monde. Un livre âpre, sensible, traversé par une lucidité très vive sur ce que les familles transmettent malgré elles.
Cette Mention du Public dit aussi quelque chose de précieux : la force d’un livre lorsqu’il rencontre ses lecteurices. Le prix Hors Concours rappelle, année après année, combien l’édition indépendante fait surgir des voix singulières, libres, nécessaires.
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