Stanislas de Simon Liberati chez Grasset : La résonance des souvenirs d’une enfance perdue.

« Stanislas », le dernier roman de Simon Liberati , incarne une expérience littéraire qui est un voyage d’exploration de ses années de collège, teinté d’une mélancolie à la fois tangible et universelle. Dans ce récit, l’auteur nous convie à une réflexion sur l’identité, les luttes intérieures et la beauté d’une littérature qui sauve.

Nous sommes en septembre 1965, et sous la houlette d’un oncle facétieux, le jeune Simon Louis Liberati passe les portes d’un collège, marqué par le poids des traditions et les échos d’un système éducatif en voie de transformation.

Je connais un peu « Stan » car je vis avec un ancien élève de cette institution, lui aussi assez traumatisé et en rébellion, mais pas à cause de ses camarades. Son expérience est liée à l’éducation dispensée par les Jésuites, qui lui a fait détester par la suite toute forme d’autorité abusive, sans parler du rejet de l’Église catholique (pas de la foi, je précise). 

L’élève Simon Liberati trouve refuge dans la littérature, ce pré carré où il se sent vivant. Fils d’un poète surréaliste et d’une danseuse aux allures flamboyantes, il retrouve sa voix dans les pages de ses écrivains favoris, qui peuplent son imaginaire comme des amis fidèles. C’est ici que l’auteur, avec passion, nous transmet son amour pour les mots, cette lumière qui brille dans les tempêtes de la vie.

Les portraits d’éducateurs, souvent pittoresques, se dessinent avec précision, révélant des facettes d’une bourgeoisie catholique hypocrite. Heureusement, l’écho d’un amour parental se fait entendre et offre un souffle d’espoir au sein de l’adversité.

La prose est à la fois élégante et incisive, pour cette œuvre riche qui, à travers le prisme de ses souvenirs, rend hommage à la puissance salvatrice des mots.

Je vous recommande cette lecture.

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