
J’ai rencontré David Naïm au Zimmer pour son roman Danielle veut la paix, qui vient de sortir aux éditions La Tribu.
L’entretien intégral est sur mon blog et je vous le conseille pour nous écouter raconter pourquoi pour nous la fraternité est subversive !
Le lien vers mon blog est en bio.
David est un auteur que j’ai découvert avec L’ombre pâle, paru aux éditions de l’Antilope, lauréat du Prix Hors Concours 2024. L’écriture y occupait déjà une place centrale, d’une intensité rare pour un premier roman, avec cette manière très singulière de faire surgir une voix et de tenir le lecteur dans une forme d’attention presque physique.
Avec Danielle veut la paix, David Naïm s’empare d’un fait réel survenu en 1973, en pleine guerre du Kippour. Une femme détourne un avion pour tenter d’arrêter la guerre. Ce geste, à la fois politique et profondément intime, devient sous sa plume bien plus qu’un événement. Il devient une question ouverte.
Cet épisode de 1973 nous dit beaucoup du monde d’aujourd’hui. Il parle de la violence des conflits, de l’impuissance face aux décisions politiques, mais aussi de cette part fragile, presque irréductible, qui pousse certains à croire encore à la paix.

Ce qui s’impose, c’est la justesse du regard. David Naïm ne cherche pas à expliquer de manière définitive. Il creuse, il écoute, il restitue une complexité. Les personnages existent dans leurs contradictions, leurs élans, leurs failles. Et l’écriture, toujours inspirée, toujours précise, accompagne ce mouvement sans jamais le simplifier.
Il faut découvrir cet auteur et ses romans. Parce que certaines voix s’installent dès les premiers livres et ne cessent ensuite de nous accompagner.