
Nous avons demandé à
Guénaëlle Baily-Daujon
Laure Martin
Patrice Guirao
Comment habillez-vous vos personnages ?
Leurs livres :
Le Jardin de Georges (Intervalles)
Mes pieds nus frappent le sol (Double ponctuation)
Trois noyaux d’abricot (Au vent des îles)
Dans Le Jardin de Georges, Guénaëlle Baily-Daujon part d’un geste presque anodin – celui d’un homme qui s’éloigne de la ville pour rejoindre une île – et en fait une aventure intérieure. À la fin du XIXe siècle, Georges Delaselle découvre l’île de Batz et entreprend d’y façonner un jardin contre les vents, contre le sel, contre le temps. Peu à peu, ce lieu devient une œuvre en soi, un espace de résistance fragile où se mêlent désir de beauté, solitude et obstination.
Avec Mes pieds nus frappent le sol, Laure Martin écrit au plus près du corps. Une jeune femme avance, quitte, traverse, dans un mouvement qui tient autant de la fuite que de la reconquête. Le récit épouse ce rythme heurté, presque haletant, où chaque pas semble arracher quelque chose au passé. Entre violence intime et quête de liberté, le texte cherche une langue capable de tenir debout.
Dans Trois noyaux d’abricot, Patrice Guirao tisse une histoire de mémoire et de transmission entre plusieurs rives. À partir d’un héritage familial, le roman explore les déplacements, les racines déplacées, les identités recomposées. Ce qui affleure, c’est moins une origine stable qu’un récit en mouvement, fait de fragments, de silences et de liens à réinventer.
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