Et la lumière fut ! / Théâtre aujourd’hui !

« Et la lumière fut ! » est un véritable bijou théâtral qui, sous les feux de la rampe de la Comédie Bastille, explose comme un feu d’artifice de musique et d’émotion. Ce show audacieux, parfaitement orchestré par Alain Sachs, sait capter le public grâce à une scénographie brillante et des costumes étincelants.

Les interludes musicaux, magnifiquement portés par des chanteuses à la fois puissantes et gracieuses, enveloppent la salle d’une aura d’optimisme indéniable. Leurs performances vocales, accompagnées du pianiste virtuose, sont un vibrant hommage à l’énergie créatrice qui transcende le quotidien.

Spectacle après spectacle, ces artistes talentueuses rappellent que même par les temps les plus gris, il est indispensable de célébrer la vie avec passion et entrain. Un rendez-vous à ne pas manquer pour en ressortir reboosté, prêt à affronter le monde avec un sourire.

Ne laissez pas passer l’opportunité de vivre cette expérience musicale unique. Vibrez, chantez, et laissez-vous emporter par la magie des Swing Cockt’elles !

Le spectacle sera au Festival Off d’Avignon.

Rencontres Philosophiques de Monaco 2025 : Une Ode à la Pensée hier à Paris.

Hier La Maison de la Poésie s’est transformée pour la soirée en maison de la philosophie.

Quel plaisir d’écouter les philosophes auteurs et autrices des livres finalistes 2025.

Chaque année, au cœur du printemps, Monaco devient le théâtre d’un rendez-vous qui célèbre l’intellect en effervescence. Les Rencontres Philosophiques de Monaco.

Le 12 juin prochain, le jury,  remettra son prestigieux prix, récompensant un ouvrage qui parvient à esquisser, avec finesse, les contours de notre humanité mais aussi un éditeur ou un directeur de collection.

Lire de la philosophie, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas le bastion d’une élite inaccessible. 

C’est une joie subtile, une valse avec des idées qui rappellent que penser est aussi naturel que vivre. La philosophie ouvre un dialogue avec le monde, invite à l’étonnement et insuffle le plaisir de la question plus que celui de la réponse.

J’écrirai un article sur chaque livre finaliste et je vous invite à suivre les comptes du prix sur les réseaux sociaux.

Leur site est aussi excellent pour écouter des philosophies de tout horizon.

C’est important de lire, aussi de la philo.

Mona et son Manoir, Armistead Maupin, Éditions de l’Olivier

Une comédie couleur arc-en-ciel qui éblouit le cœur.

Le nouveau roman d’Armistead Maupin, Mona et son Manoir est pour moi incontournable, 

Cet auteur a contribué à ma vision de l’amour donc du monde.

Encore un récit enchanteur qui nous transporte au cœur des Cotswolds dans le cadre somptueux d’Easley House, héritée par la fascinante Mona. Dans ce manoir, le temps s’étire, et les personnages des célèbres Chroniques de San Francisco s’y croisent pour un dénouement aussi captivant qu’inattendu.

Né en 1944, Armistead Maupin est un conteur dont le parcours est aussi captivant que ses écrits. Après s’être aventuré dans les eaux tumultueuses de la River Patrol Force au Vietnam et œuvré en Asie du Sud-Est, Maupin embrasse sa véritable vocation : celle d’écrire et de capturer l’essence de son temps. Ses « Chroniques de San Francisco, » parues en 1976, marquent le début d’une aventure littéraire qui modèle son statut d’icône mondiale du roman queer. Reporter puis écrivain, il incarne une voix indispensable, une vision de l’amour et de l’acceptation célébrée bien au-delà des frontières.

Il m’a servi de guide pour découvrir San Fran réponds et c’est grâce aux adaptations en séries de ses Chroniques que j’ai tenu pendant le confinement.

Dans « Mona et son Manoir, » Maupin joue avec une joie palpable des conventions du roman policier anglais. Ses personnages, éclats de vie à la fois sublimes et vulnérables, nous guident dans une danse envoûtante. Sous la lumière du solstice, la réalité se suspend alors que le mystère s’épaissit, et chaque page devient un pas de valse élégamment chorégraphié par l’auteur.

Une invitation à la découverte, ce roman est un souffle d’air frais, plein de malice et de tendresse. Armistead Maupin, avec la sagesse acquise de ses années d’écriture et d’expérience de vie, nous fait entrevoir la beauté dans l’authenticité de chaque personnage. Il signe ici une œuvre qui déploie une fenêtre sur le monde, avec des volets toujours grand ouverts.

Succombez au charme indéniable de « Mona et son Manoir, » ce festin littéraire où chaque mot pulse de l’énergie lumineuse que seul Maupin sait distiller.

Le Festival de Cannes ou Le Temps perdu / Santiago H. Amigorena / Éditeur : P.O.L

Dans « Le Festival de Cannes ou Le Temps perdu, » Santiago H. Amigorena nous entraîne avec une prose élégante et réfléchie au cœur de l’un des plus grands événements cinématographiques mondiaux. Au-delà du glamour et de l’éclat des tapis rouges, Amigorena explore la profondeur des relations humaines, s’attardant sur les liens d’amitié qui se forgent et se défont au gré des festivités.

On trouve dans le livre Canal + et ses fêtes et de la frivolité qui se mêle à un vrai élan culturel.

On y trouve aussi un immense amour pour le cinéma et pour l’écriture.

Cannes est une étape dans la vie de l’artiste.

Son récit capte la complexité des sentiments partagés lors de ces instants éphémères, où l’amitié devient une composante essentielle, offrant une réassurance calme dans le tumulte ambiant. À travers des annotations subtiles et incisives, Amigorena parvient à faire résonner une vérité universelle sur l’importance des connexions humaines.

Cette exploration introspective des rapports amicaux, couplée à des descriptions évocatrices, une écriture fluide dans une langue pétillante et très personnelle, fait de ce livre un reflet interessant de nos propres expériences relationnelles. 

Un livre parfait pour plonger dans l’envers du décor cannois, enrichi par la perspective unique de l’auteur. 

La vie rêvée de Nikola Tesla, Yannick ROUDAUT, Éditions La Mer Salée

Tesla n’est pas qu’une voiture vendue à La Maison Blanche, et oui la réalité dépasse la fiction sur la planète Terre en 2925.

Dans ce premier roman audacieux, Yannick Roudaut éveille notre imaginaire avec une intrigue où le passé et le futur s’entrelacent harmonieusement. « La vie rêvée de Nikola Tesla » est bien plus qu’un hommage à un génie oublié; c’est un voyage intérieur vers un avenir potentiel que notre présent pourrait façonner.

Avec une écriture fluide et incisive, l’auteur dresse le portrait de Nikola Tesla, visionnaire d’une énergie libre et durable, dont les inventions auraient pu révolutionner notre monde énergétique. Le texte s’empare des préoccupations actuelles et en fait résonner chaque mot comme un appel à l’action pour le présent.

Le personnage de Nova, une jeune activiste intrépide, incarne l’espoir d’une nouvelle génération qui, en redécouvrant Tesla, puise dans ses rêves inachevés pour imaginer un futur meilleur. Ce roman devient ainsi un intense plaidoyer pour la renaissance de l’ingéniosité et de l’audace face aux défis climatiques et écologiques.

Chaque chapitre est une invitation à revisiter notre rapport à l’énergie et à la technologie, incitant à l’émerveillement et à la remise en question. Yannick Roudaut , avec sa prose éclairée, offre une œuvre littéraire riche de sens et d’inspiration, renouant avec la flamme de l’utopie à travers le prisme d’une légende scientifique.

lter Ego – Thibault Cauvin – JC Lattès

Thibault Cauvin nous offre avec « Alter Ego » un véritable voyage littéraire, une délicieuse odyssée faite de rencontres aussi improbables qu’enrichissantes. Plongeant au cœur de l’altérité, Cauvin compose une mosaïque humaine vibrante et colorée. Julia, Moussa, Leïla, Dragana… ces alter ego nous enseignent l’art de la découverte de soi à travers l’autre, chaque chapitre s’ouvrant comme une fenêtre sur une nouvelle manière de vivre et d’écouter le monde. 

Guitare en bandoulière, notre protagoniste vagabond soulève avec humour et tendresse les questions essentielles du temps et du rêve. Chaque rencontre, tel un miroir, reflète les nuances de notre propre existence. « Alter Ego » est une invitation à ralentir, à savourer la poésie de l’instant et la beauté des relations humaines, sublimement dépeintes par la plume agile et généreuse de Cauvin. Une première œuvre lumineuse qui nous rappelle que chaque être croisé est un univers à explorer. 

Deborah Levy, Bleu d’août, Éditions du Sous Sol

En parcourant les pages de Bleu d’août, j’ai d’abord été ensorcelé par la prose de Deborah Levy, que j’avais découverte en version originale. Cette traduction par Céline Leroy permet de rendre pleinement hommage à la puissance évocatrice de l’autrice, tout en préservant l’intensité de son écriture. Déborah Levy, connue pour son audace et sa profondeur psychologique, m’avait déjà impressionnée par la justesse de son Hot MilK, pour son nouveau roman, elle nous invite à suivre Elsa M. Anderson, pianiste en proie à une crise existentielle, dans un voyage d’auto-découverte entre les rues d’Athènes, Londres et Paris. 

L’autrice, se plaît à explorer les complexités de l’identité féminine. L’héroïne, enculptée dans une mélancolie vibrante, croise un double mystérieux en tallons hauts, qui l’oblige à plonger dans ses souvenirs, illustrant ainsi cette lutte universelle entre l’art et les tumultes intérieurs. L’article de The Independent, cité par l’éditeur, ne se trompe pas en soulignant que sa prose lyrique interroge les raisons de vivre, avec un rythme qui rappelle celui d’une sonate.

À chaque détour de page, l’autrice nous invite à une réflexion sur ces moments où l’on se retrouve face à soi-même, où le passé refait surface, tel un refrain obsédant. 

Si vous êtes amateur de littérature qui mêle beauté, tristesse et introspection ou simplement de livres beaux et intéressants, Bleu d’août est une lecture incontournable qui saura vous toucher.

Et moi maintenant je veux lire : La Position de la Cuillère que j’ai également en anglais.

Deborah Levy sera ce soir à la Maison de la Poésie.

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Dans le jardin de l’Ogre théâtre

La Scala Paris présente une adaptation marquante du roman incisif de Leïla Slimani, où les pulsions d’Adèle prennent vie avec intensité sur scène. La mise en scène équilibre gravité et touches d’humour pour dévoiler la complexité d’une double vie pleine de mensonges et de dissimulations. Cette tension s’accentue jusqu’à la révélation que subit son mari, offrant une exploration saisissante des répercussions des actions d’Adèle.

Le pire premier rencard de l’histoire, Théatre

La pièce se révèle être une plongée hilarante et incisive dans les méandres des premières rencontres, signée par Jérémy Manesse, elle brille aussi par sa capacité à explorer les maladresses et les non-dits qui jalonnent ces moments cruciaux. 

On y suit Corinne et Marc, deux âmes en quête de connexion, mais qui semblent, à première vue, plantées dans un univers parallèlement anxiogène. Les interactions sont nourries d’un humour salé, qui donne à réfléchir au-delà des rires.

Les comédiens, tous aussi engagés que justes, incarnent avec brio des personnages qui transcendent leur apparence superficielle. Ils révèlent, au fil des dialogues incisifs, des vérités sur la solitude moderne et les fractures intergénérationnelles. Chaque réplique s’ancre dans une actualité brûlante, où le monde semble en désaccord, et où le simple fait de partager une table devient un art délicat.

La mise en scène, de son côté, est un véritable délice visuel, jouant habilement sur le rythme des échanges et enveloppant le public dans une ambiance chaleureuse et vivante. Les crises, les rires et les réflexions s’entrelacent pour créer un spectacle qui éveille les sens et engage l’esprit.

En somme, cette pièce marie intelligemment humour et pertinence sociale. Elle s’impose comme une invitation à dialoguer, même lorsque les discordes se font entendre. Une soirée à ne pas manquer, où l’on sort le cœur léger et l’esprit en ébullition.

La Nuit sur commande, Christine Angot, Stock

Disons-le tout de suite j’adore l’idée de la collection et je me propose de passer une nuit seule au Brontë Parsonage Museum (« Musée du Presbytère des Brontë ») est entretenu par la Brontë Societyen l’honneur des célèbres sœurs Brontë — CharlotteEmily et Anne Brontë. Il est situé à Haworth, dans le West Yorkshire.

Mon amour pour le lieu et mon amour oulipien pour les consignes dans l’écriture me perleraient de rester la nuit entière,  sans me rebeller comme Christine Ango, qui est partie plus tôt.

Le résultat n’en est pas moins percutant, « La Nuit sur commande »,  explore l’intersection audacieuse entre l’intime et l’art. Inspirée par presque une nuit à la Bourse de Commerce-Collection Pinault, l’autrice nous emmène dans un voyage introspectif, où l’art devient une toile de fond pour examiner les complexités de l’identité et du pouvoir.

Dans ce récit captivant, Angot rappelle ses souvenirs d’enfance à Châteauroux, tissant habilement un ensemble de réflexions sur sa propre évolution. 

La présence de sa fille Léonore devient und figure clé de ce récit et incarne une force transgénérationnelle, soulignant l’héritage féminin qui fortifie la trame narrative. Cette dynamique mère-fille apporte une profondeur supplémentaire, enrichissant la prose d’une tendresse palpable.

Angot ne se contente pas de visiter le musée, elle réinvente sa propre visite, partageant ses observations acérées sur le monde de l’art et ses propres interactions avec celui-ci, dans un style à la fois cru et spirituel. À travers les méandres de sa carrière littéraire, elle évoque sans détour les tumultes émotionnels et professionnels, traçant ainsi un parallèle entre l’ascension artistique et la survie personnelle.

Le véritable tour de force de ce livre réside dans sa capacité à entrelacer les épreuves personnelles avec la contemplation artistique, livrant un témoignage sincère et résolument moderne. Christine Angot nous offre, avec « La Nuit sur commande », un texte puissant qui résonne longtemps après la dernière page tournée. 

M. Une œuvre qui séduira autant par sa profondeur que par sa pertinence contemporaine.