Ragnarok

La sortie du film éponyme a été l’occasion de rééditer cette saga de Thor par Panini Comics.
Ici les mythes nordiques pénètrent et fracassent l’univers Marvel dans la mise en abime du héros au marteau. A tel point qu’il fallut quelques années pour que Thor revienne.

C’est un album incontournable, un modèle des « comics à fond », qui donne envie de replonger dans les « edda » pour distinguer ce qui est d’origine ou du génie des scénaristes dans la réinterprétation du mythe de « Ragnarök » de l’apocalypse de feu et de glace.

Le trait de Di Vito sert magnifiquement l’épopée en usant  toutes les sortes de découpages possibles pour donner une énergie à des dessins justes, fins et superbement colorés par Villari.

Un « must have » pour comprendre l’avant et (bizzarement – mais on est dans le monde Marvel -) l’aprés Ragnarok !

 

❤️❤️❤️❤️

Panini Comics

 

La guerre de Darkseid

Je viens de fermer la dernière page contenant la dernière illustration de ce magnifique beau-livre qu’est «la guerre de Darkseid »
Couverture épaisse, papier lourd, couleurs vives, dessins de 15 artistes talentueux c’est d’abord un bel ouvrage que l’on ouvre.
Ceux qui connaissent depuis longtemps DC savent qu’avec toutes ses terres parallèles ses scénaristes séparés et surtout sans deus ex machina garantissant la cohérence de l’univers comme le fit Stan Lee, l’univers DC a besoin de redémarrages réguliers tels que les sagas « Crisis », « Infinite Crisis » ou « Flashpoint ». Nous assistons donc a un recommencement avec « Rebirth » dont la guerre de Darkseid est le préquel.

C’est l’occasion de se raccrocher à l’univers comics DC et de redécouvrir une autre mythologie.
Alan Moore (que j’adule par ailleurs) a reproché aux mondes des super-héros le manque d’ambiguïté et de complexité, il trouvera dans ces 496 pages un panorama de situations complexes, de choix ambiguës, bien loin des histoires aseptisées.
Si seulement les scénaristes du film « Justice League » avaient un peu plus creusé dans le trésor des comics DC, ils n’auraient pas fait un film aussi plat.

Revenons à « la guerre de Darkseid » je ne vous dévoilerais pas l’intrigue qui permettra que nos super heros reçoivent le pouvoir de nouveaux dieux, mais je peux vous affirmer que cela décoiffe sur le sens de la responsabilité individuelles face au collectif, sur le sens de la vie.

Un must-have pour les fêtes

❤️❤️❤️❤️

Editions Urban

Batman: le match Teshigori – Marini

Deux BD surprenantes démontrent que l’esprit comics n’est plus cantonné aux frontières des USA. Mondialisation oblige, deux Batman très différents sont sur les étals de fin d’année.
C’est un match France-Japon de l’interprétation du détective champion.

D’un coté un Batman, format 12,7×18, porté par Shiori Teshigori qui avait déjà dessiné les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seya pour les connaisseurs).
Tout les codes du manga d’action sont là : destruction massive, intrigue avec declamation fulgurante, robots géants des « Mecha ».
Un mariage réussi qui plaira aux amateurs de bd japonaise.


De l’autre coté du ring : Batman, format 21×32,6 en mode Européen par Enrico Marini.
Là c’est plus le coté justicier détective qui est mis en avant dans un graphisme qui traduit bien l’atmosphère que l’on imagine de Gotham.
Tout y est, de l’humour décalé d’Alfred , de la plasticité et inconstance de Catwoman au désir de réparation de Batman.
Le traitement cyan pour rendre le brouillard de Gotham, les mouvements fluides dans un découpage cinématographique des combats de Batman, les expressions perverses du joker font que c’est un magnifique opus des aventures du chevalier noir que l’on pourra ranger en vitrine entre les Dark Knight de Miller et « V pour vendetta » de Moore et Loyd.

On ne va pas se la jouer Teddy Riner, les 2 méritent d’être lu, mais je dois reconnaître que le travail de Marini sur « Scorpion » ou « les Aigles de Rome » confine au chef d’oeuvre dans « Batman- The Dark prince Charming »

 

❤️❤️❤️❤️❤️ (❤️)

 

Le monarque de la vallée

Résumé de l’éditeur :

Cela fait deux ans qu’Ombre a quitté les Etats-Unis, et peut être n’y retournera-t-il jamais. Dans les Highlands écossais, là où le ciel est blanc et où on est éloigné de tout, les riches et les célèbres se rassemblent dans une vielle maison au coeur de la vallée. Quand un étrange docteur lui propose de travailler pour eux, Ombre ne peu qu’être intrigué. D’autant plus que d’étranges rêve le hantent
Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de célèbres comics, scénariste et romancier. Lauréat de nombreux prix, il est lu dans le monde entier. Son roman culte American Gods adapté en série par Bryan Fuller et Michael Green est diffusée en 2017. Ses romans et nouvelles sont publiés en France au Diable vauvert.

Mon avis :

Cette toute récente édition nous propose un très beau livre, illustré dans le pur esprit Gaiman.
Je dois vous dire que j’apprécie énormément cet auteur. C’est tout simplement un magicien des mots, il vous plonge dans ses histoires avec grande habileté. Dans Le monarque dans la vallée on retrouve Ombre dans un château du fin fond de l’Ecosse, impliqué dans l’affrontement d’êtres mythiques.
Si vous avez lu Américain Goods vous allez reconnaître le héros et le suivrez dans une autre aventure du même univer mais, la nouvelle peut se lire indépendamment de la connaissance du roman.
Gaiman est particulièrement à l’aise avec les textes courts et si ce format vous plaît ce petit livre vous satisfera.

L’illustrateur Daniel Egnéus a réalisé ses exellents dessins aussi pour les autres livres qui, avec Le monarque de la vallée, font partie du « quatuor American Gods » avec le roman principal, Anansi Boys et Black Dog.

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Éditions au Diable vauvert