

Édouard Leroy a eu envie de me parler de Cristina sans h, comme moi. J’ai accepté.

Cristina Campo avance à contre-courant. Écrivaine rare, traductrice exigeante, elle a fait de la littérature un lieu de retrait et de résistance : écrire pour préserver la justesse, lire comme on veille, refuser tout ce qui affaiblit la beauté.
Nous vous conseillons deux ouvrages pour la découvrir.
Le premier bilingue et le deuxième dans la splendide collection Imaginaire de Gallimard.
Le Livre des quatre-vingts poétesses (R&N Éditions)
Un livre de transmission et de ferveur critique : Campo rassemble des voix féminines venues de loin, non pour les expliquer mais pour leur rendre une présence, vive et nécessaire.
Les Impardonnables (Gallimard, L’Imaginaire)
Un texte incandescent sur l’intransigeance intérieure. Campo y célèbre ceux qui ne cèdent pas, ceux pour qui l’art et l’éthique restent indissociables, même au prix de la solitude.