
Giuliano da Empoli je l’ai rencontré quand j’avais 14 ans et lui à peine quelques-uns uns de plus.
On s’engageait en politique en Italie.
« L’heure des prédateurs », le titre vibre déjà comme un présage, une cloche funèbre annonçant le grand bal des dominants. Giuliano da Empoli, en fin observateur du paysage géopolitique contemporain, nous entraîne dans une spirale haletante où la réalité dépasse souvent la fiction. Fidèle à son style incisif et visuel, il narre ce basculement avec l’acuité d’un scribe aztèque : par des images saisissantes plutôt que par de longs discours.
De New York à Riyad, en passant par les coulisses feutrées de l’ONU et l’opulence du Ritz-Carlton, ce récit trace les contours puissants et inquiétants d’un monde en pleine mutation. L’auteur, tel Machiavel moderne, décortique les dynamiques souterraines où autocrates, magnats de la tech et intelligences artificielles se partagent l’arène planétaire. Sa prose, à la fois glaçante et vibrante, redonne voix à un Machiavel contemporain, scrutant les opportunités et dangers d’un nouvel ordre mondial.

Les pages de ce livre sont agrémentées d’anecdotes presque irréelles par leur intensité, mais pourtant bien ancrées dans la vérité de notre époque. Da Empoli excelle à transformer le chaos complexe du géopolitique en un conte épique, sombre et lumineux, éminemment nécessaire pour saisir les forces qui, déjà, modèlent notre futur. En somme, un livre incontournable pour quiconque cherche à comprendre le rythme effréné des changements actuels.