
Un achat solidaire peut être aussi un joli Ex-Libris



« T’es où ? », co-construit par Gabriel Debray et Chantal Pétillot, explore brillamment la question de la place que chacun occupe dans la famille, le couple, et le monde du travail. En 55 minutes, le spectacle nous plonge dans l’intime et le politique à travers le parcours d’un personnage en quête d’identité.
Chantal Pétillot, dans son interprétation authentique, incarne avec finesse les luttes d’une femme déplacée et remplacée. Sa présence oscille entre légèreté et vulnérabilité, rendant palpable le sentiment d’abandon qui imprègne son existence.
La mise en scène minimaliste offre un cadre évocateur, permettant une fluidité entre les différentes facettes de la vie sociale. Les improvisations, au cœur de l’écriture, donnent une dimension organique à l’œuvre, engageant le public dans une réflexion nécessaire sur notre rôle dans le monde.
« T’es où ? » est un spectacle qui résonne profondément, invitant chacun à s’interroger sur sa place. À ne pas manquer !

Said de L’Arbre, Hadrien Bels, Faïza Guène, Maïram Guissé, Ramsès Kefi, Salomé Kiner, Rachid Laïreche, Mathieu Palain, Faïza Zerouala
« Quand la mémoire se fait récit, la cité renaît »
J’ai lu ce livre puisque je connais l’une des auteur·ices. Heureusement car ce roman fait d’histoires me plaît beaucoup.
La Cité, les Cités, un monde que je connais à travers le prisme de la presse et en partie en étudiant l’idée architecturale qui les a fait naître.
Avec Le Retour du Roi Jibril Rachid Laïreche, Ramsès Kefi et les autres, m’ont introduite dans un univers qui réactive les échos d’un passé intense et chargé d’identité.
Au cœur de ce textes, le retour de Jibril, surnommé le Roi, est un peu plus qu’une coïncidence ; c’est un acte guidé par un rêve qui devient volonté, un retour vers un territoire narratif où les récits s’enchevêtrent et se nourrissent les uns des autres.
Dans ce parcours initiatique, Jibril retrouve sa bande d’enfance, des figures hautes en couleur qui incarnent la diversité et les tensions d’un quartier. Leurs retrouvailles, remplies d’émotions, ouvrent un espace d’échanges où le vécu individuel résonne avec celui de la communauté.
La manière dont ces récits se superposent crée un tableau où se dessinent les complexités de l’identité et de l’appartenance.

La plume des neuf auteurs nous fait traverser un éventail d’histoires avec une légèreté surprenante, sans négliger la profondeur des réflexions. Les dialogues, ludiques et percutants, scrutent les silences d’hier tout en redonnant vie aux mots. Le quotidien se fait récit, et il est ici célébré avec intelligence et sensibilité.
Le Retour du Roi Jibril est un manifeste vibrant pour la mémoire collective, une invitation à questionner notre rapport à l’espace et au temps. À travers cette mosaïque d’histoires, le livre rend la voix à ceux que l’on entend rarement.
Le conte de mon amie me touche particulièrement pour la belle écriture et pour sa capacité à mettre en mots l’ennuie et le poids du quotidien des familles dont on oublie trop souvent de parler.

La France et l’Italie
Emily Brontë
Je veux à nouveau jouer au tennis et abandonner mon ♿️ passion qui a commencé toute petite quand J’allais voir ma tante Graziana jouer.
Le blog littéraire, ma vie.
Les chats (j’ai 3 British Shortair)
Ma passion infinie pour le thé
Les livres
Les bottes, j’adore les bottes.
Le noir et le blanc.
Les résumés des textes du Prix Hors Concours que j’affectionne particulièrement.
Un iPhone toujours avec moi
Une personne est bien plus qu’un Starter Pack et l’I.A. sans supervision et attention peut être un désastre, ne l’utilisez pas pour penser à votre place !

Plongée sublime dans l’intimité poétique d’une Nobel.
La sublime Han Kang nous propose une nouvelle exploration de son art avec « Ces soirs rangés dans mon tiroir ». Ce recueil de poèmes, virtuose et délicat, révèle une symphonie douce-amère de crépuscules et de silences, entre lueur et obscurité, traduite, avec un merveilleux rendu en français, par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet.
Les vers s’érigent comme des miroirs de l’âme, où le corps, la mémoire et l’absence tissent une toile subtile que seule la poésie peut rendre palpable.

Lors de son discours de réception du Nobel, Han Kang a évoqué une écriture qui transcende les frontières culturelles, un appel poignant à l’histoire et à la mémoire collective. Elle a livré une réflexion intime sur le pouvoir des mots, capables de panser les blessures les plus profondes et de célébrer la beauté cachée sous les drames du quotidien. Son discours, fortement humaniste, a résonné en moi comme une pincée d’espérance face aux tumultes du monde moderne.
Avec « Ces soirs rangés dans mon tiroir », Han Kang invite à un voyage introspectif, suspendu entre rêve et réalité, où chaque poème est un fragment de lumière. C’est un incontournable pour les amateurs de poésie contemporaine, une porte ouverte sur l’imaginaire fascinant de cette grande autrice coréenne.

Dans « Lettre à l’Éléphant », Romain Gary combine sa verve littéraire et son engagement humaniste pour nous offrir une œuvre aussi poignante qu’une sonnette d’alarme. Ce récit court, initialement paru en 1968, revêt une importance renouvelée, surtout à l’ère de l’anthropocène où les enjeux environnementaux et éthiques convergent.
L’histoire débute par un aviateur, visiblement épuisé, contraint de poser son appareil dans une savane reculée du Soudan. C’est dans cet espace dévasté qu’il rencontre un éléphant d’un rouge sombre — un événement allégorique, presque mystique, que Gary transforme en une méditation sur la liberté. Le pachyderme symbolise la « liberté infinie », la même que Gary avait célébrée avec les « Les Racines du ciel », et qui ressurgit ici comme une métaphore de la résistance face à l’oppression.

Dans une lettre imaginaire, adressée à cet éléphant, Gary met en lumière la brutalité d’une civilisation prête à tout pour ses intérêts immédiats, sacrifiant les éléphants sur l’autel du progrès. L’écrivain voit bien au-delà de ce massacre : c’est la liberté même de l’humain qui est menacée. « Dans un monde entièrement fait pour l’homme, » écrit-il, « il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’homme. »
La portée philosophique de Gary se dévoile pleinement lorsqu’il associe la survie des éléphants à celle de l’humanité. Il suggère que sauver ces créatures majestueuses revient à se sauver soi-même de l’aliénation et de l’étouffement.
Accompagnée d’une postface de Frédéric Potier, « Lettre à l’Éléphant » devient un manifeste écologique où la défense de la nature se mue en impératif moral. Potier, par sa perspective nuancée, renforce le plaidoyer de Gary, soulignant combien cet avertissement garde une actualité troublante.
Cette « Lettre à l’Éléphant », d’une pertinence glaciale, nous exhorte à réfléchir sur le genre de monde que nous souhaitons léguer. Un cri du cœur pour une liberté partagée, qui transcende les espèces et interroge notre humanité.

J’ai rencontré Jean-Baptiste Del Amo à Paris, au Café Zimmer, nous avons parlé de littérature qui fait rêver et de Les Hauts de Hurlevent.
Jean-Baptiste Del Amo, figure emblématique de la littérature contemporaine, s’impose par une écriture à la fois intense et délicate. Ses récits, souvent marqués par une exploration profonde des émotions humaines, captivent par leur esthétique raffinée et leur capacité à sonder les tréfonds de l’âme. Del Amo, sans relâche, interroge les sensibilités, entrelacées dans une prose qui évoque sans détour la beauté et la douleur. Tel un peintre de mots, il s’immerge dans ses histoires avec une passion presque palpable, dressant des portraits vibrants et sensoriels. Avec chaque ouvrage, il continue de repousser les frontières de la narration, offrant au lecteur une expérience littéraire inoubliable.
Son dernier ouvrage, gothique et d’une grande profondeur sociale invite à penser, à ressentir, et à se perdre délicieusement dans le labyrinthe de ses mots.

En ce moment je m’interroge plus que jamais sur l’amitié, influencée probablement par Jouliet Drouar et Édouard Louis, l’amitié devient l’une de mes clefs de lecture du monde.
J’ai suis celle que je suis grâce à la lecture de Bourdieu donc ce livre m’a intéressée immédiatement.
Dans son ouvrage L’Ami de la Famille, Denis Podalydès nous convie à une odyssée au cœur de souvenirs vibrants, tissés au sein de la famille Bourdieu.

Comme un caméraman dévêtant le voile du temps, Podalydès nous offre une vision éclairée de son amitié avec Emmanuel, mais surtout de la fascination que lui inspira Pierre Bourdieu.
L’acteur et metteur en scène, dévoré par l’admiration, déploie ses réflexions autour d’un intellectuel qu’il décrit comme un père idéal, une figure à la croisée des chemins entre la pensée sociologique et la création artistique.
Le livre se déroule tel un tableau impressionniste, où les instants passés dans la maison de vacances béarnaise s’affichent avec une clarté éblouissante. Dans les mots de l’auteur, nous entendons un écho puissant d’un passé heureux, contrastant avec un présent qu’il juge flou et déconcertant.
Son analyse des habitus qui l’ont façonné est fascinante.

Podalydès scrute les strates de son identité : entre un habitus bourgeois du côté de sa mère, un héritage colonial du côté de son père et une émulation intellectuelle. C’est une danse des identités, une métamorphose constante qui révèle la complexité d’un jeune homme en quête de sens.
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Ce livre est un hommage et une réflexion intime sur l’art, la mémoire et l’engagement.
Une lecture riche en nuances, à savourer comme un vin vieux, où chaque gorgée révèle de nouvelles saveurs.

Nicolas Demorand est journaliste.
Il co-anime la matinale de France Inter depuis 2017.
Son livre me touche énormément, j’en ai même discuté avec ma psy qui a envie de le lire.
Courageusement intelligent et merveilleusement intéressant, pourrait être ma définition de cette centaine de pages si marquantes.
Intérieur nuit de Nicolas apparaît comme une véritable tempête intérieure. L’animateur du 7/10 de France Inter, toujours pétillant à l’antenne, dévoile ici une face cachée : celle d’une lutte contre la bipolarité, cette ombre qui le suit fugitivement, tantôt complice, tantôt adversaire.
Ce livre nous tient à l’affût d’une souffrance insidieuse, inscrite dans chaque phrase comme un refrain lancinant.

À elle seule, l’initiative de Demorand constitue une rébellion douce contre le silence qui cerne souvent les troubles mentaux.
C’est une démarche importante.
Une écriture concise, épurée, qui, loin d’être un simple témoignage, se mue en une méditation sur la vie, ses nuances grises, ses paradoxes.
Les mots de Demorand, à la fois intimes et universels, révèlent un huis clos fascinant où chaque chapitre est une entrée vers des tempêtes intérieures.
Il fait face à ses démons, interrogeant son existence à travers le prisme d’une douleur souvent incomprise. À chaque page, l’étreinte de la honte se resserre, l’écho des non-dits résonne.
Le récit, à la fois poignant et drôle, nous rappelle que l’humour peut scintiller même dans les ténèbres les plus profondes, ce livre est lumineux.
Intérieur nuit est une puissante invitation à la réflexion et à l’empathie. À travers son parcours, l’auteur nous offre une lueur d’espoir pour quiconque se sent piégé dans le silence de sa maladie. Embrasser sa réalité, c’est déjà se donner les moyens d’en éclaircir le sens.
Nicolas Demorand, je suis admirative de cette démarche de vérité.

C’est une émotion, je ne le cache pas, il y a fort fort longtemps j’avais ressenti la même sensation chez Umberto Eco, dans sa grande bibliothèque qui m’avait enchantée.
J’admire Erri, l’homme et l’écrivain.
Erri De Luca est un écrivain italien, parler avec lui me fait ressentir un attachement, mis en sourdine pour ma terre natale, son le style d’écriture me touche pour sa poésie et sa profondeur. Ses œuvres se caractérisent par une langue concise et évocatrice, souvent teintée de thèmes philosophiques et spirituels.

Erri De Luca utilise fréquemment ses expériences personnelles et ses observations sociales pour créer des récits qui explorent la condition humaine, les luttes sociales, et les questions morales et éthiques. Son écriture est également marquée par une attention particulière aux détails et une sensibilité aux nuances de la langue, ce qui rend ses livres à la fois accessibles et profondément résonnants.
Ses œuvres qui m’ont le plus marquée, incluent « Montedidio », « Le poids du papillon », et « Trois chevaux », dans lesquelles il mêle réalisme et poésie pour explorer des histoires de vie personnelle et de quête de sens.
De cette rencontre je dois vous dire que :
Merci Erri De Luca, Paola et Aude Cirier.
Que pour voir ma dédicace sur le Quarto il faut voir toute la vidéo.
