Plonger dans l’univers de Madame Bovary, ce classique intemporel, n’a jamais été aussi agréable et amusant. Camille Broquet et Marion Pouvreau relèvent le défi audacieux de rendre cet incontournable de Flaubert encore plus accessible et sans ennui. Leur spectacle moderne et entraînant, vous donnera envie de lire le livre qui est aussi moderne et accessible.
Oui j’aime Flaubert.
J’aime beaucoup beaucoup Flaubert.
Revenons à la pièce : Ce duo talentueux réussit à captiver tous les publics. Que vous soyez un adolescent peu réceptif, un amateur de classiques épris d’humour, ou simplement curieux de découvrir pourquoi Emma Bovary fascine tant, vous trouverez dans ce spectacle une raison d’adorer ce chef-d’œuvre littéraire.
Mais pourquoi s’arrêter là ? Après avoir ri et réfléchi devant cette interprétation originale, laissez-vous tenter par la lecture de Madame Bovary. Il est temps d’explorer par vous-même les motifs et les passions qui ont forgé ce personnage mythique de la littérature française.
Ne manquez pas cette expérience théâtrale unique !
Je vous invite aujourd’hui à découvrir une pièce, vraiment belle et un livre toujours beau.
Merci @lhotted de m’avoir proposé de découvrir cette pièce.
Philippe Manevy nous enchante avec La colline qui travaille, une saga familiale qui transcende les époques. Dans une prose à la fois incisive et délicate, l’auteur nous entraîne au cœur des souvenirs pour retisser les liens distendus par le temps. À travers les décennies tumultueuses du XXe siècle, nous suivons Alice, une grand-mère résistante et tisseuse, dont l’histoire s’entrelace avec celle de son époux René, typographe. Manevy dévoile avec élégance les complexités et les douceurs du quotidien ouvrier, posant un regard admiratif sur ceux qui ont bâti, dans l’ombre, l’histoire collective.
Celles et ceux qui ont tissé le monde actuel (que nous décomposons toujours un peu plus, opinion personnelle)
Chaque personnage, soigneusement sculpté, s’impose comme un témoin privilégié des grandes transformations sociétales, allant des espoirs post-Front Populaire aux désillusions contemporaines. La narration, entre tendresse et véracité, rend hommage à une mémoire collective précieusement gardée, tout en questionnant l’héritage des luttes passées.
Mais aussi et, c’est bien cela qui fait la force de ce roman : une écriture qui célèbre la vie, la famille et la mémoire. Son écriture est à la fois forte et légère, capable de traverser les époques et les épreuves avec une grande justesse.
Le bruit du monde est le nom de la maison d’édition, ce livre raconte le bruit de la vie.
@philippemanevy je vous regarderai et écouterai surtout, ce soir à @lagrandelibrairie
Parce que écrire contribue à décrire le monde et à l’éveiller.
Dans ce dernier tome de la trilogie, Leïla Slimani approfondit les enjeux politiques et sociaux qui habitent ses personnages. Bien plus que dans les précédents livres, cette œuvre se concentre sur les luttes identitaires et les impacts du racisme et de l’exil dans un monde en mutation.
À travers l’histoire de Mia et Inès, les filles de la famille Belhaj, Slimani nous conduit dans les réflexions d’une génération qui cherche sa place dans un société marquée par les préjugés. Le besoin de liberté, aussi bien personnel que collectif, est au cœur de ce récit puissant.
Les mots de Mehdi, le père, raisonnent comme un véritable appel à l’émancipation : « Allume un grand incendie et emporte le feu. » Cette phrase emblématique sert de fondement à une quête de sens et de révolte face aux entraves des racines.
Slimani, avec sa plume incisive et poétique, nous offre une fresque où chaque personnage se débat avec son héritage tout en militant pour une existence pleinement libre. Ce volume final est une réflexion profonde sur le passé et le présent, un encouragement à transcender les contraintes et à embrasser l’avenir.
Je ne vous cache pas que c’est mon tome préféré, j’aime la plume déterminée de l’autrice et la capacité de rendre universelles les sensations, tout ça allié à une description très intéressante des évolutions de la société marocaine.
Ici le choix de l’ « écriture ou la vie » se pose, la lectrice que je suis répond que les livres peuvent changer des vies mais il faut que l’accès aux livres soit vraiment pour toutes et tous.
L’ancienne militante et élue locale que je suis répond que si plus d’attention était portée à la culture et à l’éducation, le monde serait moins gris.
Une œuvre à ne pas manquer, qui promet d’être enrichissante et inspirante.
Rendez-vous le 23 janvier 2025 pour découvrir « J’emporterai le feu » ! 📖❤️
RDV Aujourd’hui, avec le Club des lecteurs Gallimard, pour moi pour rencontrer l’autrice qui sera demain à La Grande Librairie.
Et Trump est à nouveau Président des USA. C’est un jour triste pour moi. Une période difficile s’ouvre pour les intellectuels américains, pour la liberté tant déclamée qu’opprimée par Trump. Une véritable Internationale totalitaire se dessine dans le monde, d’autres disent Internationale réactionnaire, ce n’est pas assez.
Donald Trump a depuis longtemps été une figure polarisante bien avant son entrée en politique. Son influence s’est aussi pleinement manifestée dans le cinéma, la littérature et l’art, offrant une toile de fond pour une hyperprésence médiatique. L’art et la littérature sont un espace à part. Le resteront-ils ? Pourront-ils le rester ? Sommes-nous capables d’exiger notre liberté ? Sommes-nous capables de vouloir la solidarité ?.
Cinéma : Image et Impact
Dans le monde du cinéma, les caméos de Trump servent à illustrer son statut de célébrité mondiale. Dans des films comme « Maman, j’ai encore raté l’avion », sa présence va au-delà d’une simple anecdote, montrant une époque où la richesse est idolâtrée sans questionnement. Ce qui apparaît au premier abord comme de l’humour bon enfant relèverait en fait d’une glorification sociale des élites.
Le cinéma dépeint non seulement Trump comme une personnalité mais aussi comme un phénomène qui dit beaucoup sur les valeurs de la société. Le montrer est déjà lui donner un rôle, hélas.
Trump apparaît aussi dans : The Apprentice, Home Alone 2: Lost in New York, The Simpsons, Zoolander, The Fresh Prince of Bel-Air (épisode « For Sale by Owner »), Gossip Girl, Entourage, Saturday Night Live, Une nounou d’enfer (The Nanny, épisode « The Tax Man Cometh »), Retour vers le futur (Back to the Future, pas d’apparition directe, mais référence à l’ère des années 1980).
Littérature : Un Sujet d’Examen Critique, un espace de liberté.
La littérature prend un regard plus introspectif et souvent critique. Dans « American Psycho », Trump devient une icône de l’obsession de la société pour le matérialisme et la superficialité, reflétant une époque marquée par l’excès et l’égoïsme. Cette référence littéraire le place au centre des problématiques de l’avidité capitaliste. Les essais et biographies critiques sur Trump, tels que « Fire and Fury » de Michael Wolff, examinent ses actions et stratégies, souvent en soulignant les contradictions et l’impact social négatif de ses politiques. La littérature offre heureusement un espace de réflexion critique quant à son influence sur la société contemporaine.
Trump est indirectement présenté ou cité dans nombreux ouvrages.
Art : Une Réponse Émotive de Résistance.
L’art contemporain quant à lui offre une réponse visuelle et souvent émotionnelle à l’ère Trump. Les œuvres de Shepard Fairey et le street art, notamment, capitalisent sur l’image de Trump pour illustrer la division sociale, l’injustice et parfois la résistance. Ces œuvres engagent les spectateurs à réfléchir et à provoquer une prise de conscience collective.
Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Je souhaite à Trump d’infliger le moins de dégâts possible au monde.
Dans son dernier livre, Patronyme, Vanessa Springora continue d’explorer les thèmes du passé familial et de l’identité, qu’elle avait déjà abordés dans son œuvre précédente, Le Consentement. Ce premier roman a fait couler beaucoup d’encre en raison de son traitement sans interdits, de l’exercice du pouvoir et des dynamiques d’emprise et abus sur des mineurs.
L’autrice raconte sa propre expérience d’adolescente et son traumatisme.
Avec Patronyme,l’autrice nous offre une réflexion profonde sur son héritage des liens de sang, marquée par la recherche de vérité et la quête de soi.
Au cœur de ce récit se trouve la mort inattendue du père de Springora, un homme dont l’absence avait déjà créé une distance émotionnelle.
À travers la nécessité de vider son appartement, elle se confronte non seulement à un homme qu’elle ne connaît plus, mais aussi aux débris psychologiques de sa lignée. L’exploration des origines, renforcée par la découverte de photographies surprenantes de son grand-père portant des insignes nazis, fait naître une interrogation fondamentale sur la nature du consentement de l’héritage. Ce questionnement résonne avec la problématique du passé, et comment il se transmet, avec violence parfois, d’une génération à l’autre.
Springora nous rappelle combien le patronyme peut peser lourd, il est au centre de son identité et de son rapport avec la mémoire familiale.
À travers cette quête, elle interroge la notion même de transmission : que nous lèguent nos ancêtres, non seulement en termes de nom, mais aussi d’histoires, de secrets et de mensonges ? C’est un voyage qui s’étend sur deux ans, ponctué de recherches dans les archives tchèques, allemandes et françaises, et qui l’amène à rencontrer des témoins, explorant ainsi les échos d’une Tchécoslovaquie bouleversée par l’Histoire.
Le style de Springora est tout à la fois lyrique et incisif, empreint d’une beauté littéraire qui capte le lecteur dès la première page.
Elle manie les mots avec une précision qui marque, qui lui permet d’évoquer des sujets aussi graves que complexes avec une grande délicatesse.
À l’instar de son premier livre, l’autrice parvient à transformer une douleur personnelle en une réflexion universelle sur les méandres de la condition
Patronyme est aussi une méditation sur l’identité, l’acceptation , et le poids de l’histoire. À travers ce kaléidoscope littéraire, Vanessa Springora éclaire les mystères de son nom et des figures masculines de son enfance, tout en nous interrogeant sur le caractère inéluctable de notre héritage.
En conclusion, ce nouvel ouvrage amplifie la voix de Springora et l’affirme comme une autrice majeure de la littérature contemporaine.
J’ai eu le plaisir de lire ce livre dans le cadre de la sélection 2025 du Prix Points avec Femina.
Dans son roman, Sortir au jour, Amandine Dhée nous entraîne dans un voyage captivant où la vie et la mort s’entrelacent de façon poignante. À travers la rencontre entre l’autrice et Gabriele, thanatopractrice, dans une librairie.
J’adore rencontrer des inconnus-es dans les librairies et Amandine Dhée transforme une simple conversation en un profond dialogue sur la quête de sens et les liens qui nous unissent.
Dès les premières pages, il est clair que ce récit ne se limite pas à une réflexion sur la perte. Au contraire, il met en lumière les invisibles fils qui tissent notre existence collective. Gabriele, en naviguant à travers les clichés de sa profession, nous rappelle l’importance de reconnaître et de célébrer les moments de connexion. La manière dont Dhée aborde la notion de transmission intergénérationnelle est à la fois touchante et révélatrice, éclairant notre rapport intime à ceux qui nous ont précédés.
Avec sa plume incisive, l’auteure démontre qu’écrire sur la mort peut être aussi une façon d’appréhender la vie. Elle parvient à combiner l’humour au tragique pour offrir un récit résolument réconfortant. Loin d’être une méditation mélancolique, *Sortir au jour* se lit comme une invitation à accueillir notre humanité dans toute sa complexité.
Ce livre ne manquera pas de toucher un large public. En fin de compte, Amandine Dhée réussit à dire simplement que « ce qui nous lie » est bien plus fort que ce qui pourrait nous séparer.
Lola Lafon est cette écrivaine et chanteuse qui n’hésite pas à aborder des sujets délicats, souvent avec une pointe d’humour qui désarme et fait sourire, même lorsqu’elle aborde des thèmes sérieux. Sa plume est à la fois un scalpel et une plume de comète, disséquant les injustices tout en éclairant les zones d’ombre avec une subtile ironie.
Les récits de Lola Lafon sont une ode à la curiosité humaine.
Texte après texte elle continue d’m’inspirer par sa capacité à transformer le quotidien en une aventure littéraire.
Son récent droit dans les yeux à La Grande Librairie du 05/01 est merveilleux et juste.
Son dernier ouvrage je l’attendais et je l’ai aimé.
« Le pessimisme actif » que l’autrice fait vivre dans ses mots rencontre bien mon optimisme de la volonté, mitigé par le pessimisme du réel et dû au réel.
Un livre-voyage entre passé et futur, où le présent devient un champ de possibles à explorer. Avec une plume douce et audacieuse, Lola nous invite à naviguer dans les eaux agitées de notre époque, cherchant à saisir le potentiel de chaque instant.
L’autrice a «coché toutes les cases qui comptent pour me faire aimer un livre »
Je ne conforme pas mon langage au monde, je paraphrase une citation qui apparaît dans le texte de Lola Lafon.(À découvrir…)
Ce livre n’est pas seulement à lire, mais à vivre, jusqu’à la dernière page.
Le livre s’ouvre avec une citation de Christian Bobin : « L’inachevé, l’incomplétude seraientessentiels à toute perfection».
Ça me plaît déjà.
J’ai choisi ce livre pour sa maison d’édition et grâce aux nombreuses critiques positives d’ami·es et d’inconnu·es.
Dans « Le Perroquet de Blaise Pascal », Daniel Kay nous entraîne dans une réflexion attentive et poétique, livre et désordonnée, sur la notion d’inachevé. Avec une sensibilité aiguisée et une prose élégante, il explore ces œuvres laissées en suspens, dont l’essence souvent incomplète questionne notre perception du beau et du créé.
J’ai pensé au portait inachevé d’Apollinaire, du peintre Robert Delaunay, devant lequel, à chaque fois j’imagine la suite jusqu’à en rêver.
Kay nous invite à contempler ces fragments, qu’ils soient des esquisses de maîtres ou des pensées restées en gestation. Qu’est-ce qui nous attire tant dans ces moments d’incertitude ? Peut-être est-ce cette ouverture vers l’inconnu, cette possibilité d’interprétation infinie qui fait résonner en nous une mélodie unique.
L’auteur joue avec la langue et les formes, oscillant entre l’essai et la poésie, tout en nous plongeant dans un dialogue enrichissant sur les vertus de l’inachevé dans l’art et la vie. À travers son regard, nous découvrons que l’inachevé peut également être un lieu de beauté, un espace de liberté où l’imagination peut s’épanouir sans entrave.
Avec une maîtrise indéniable, Kay nous rappelle que l’inachevé n’est pas une faiblesse, mais une invitation à rêver, à explorer et à dialoguer avec nos propres manques. Ce livre, à la fois érudit et accessible, nous pousse à reconsidérer nos attentes face à l’art, nous rappelant que la quête de sens peut parfois résider dans ce qui n’est pas encore dit.
En lisant le livre de Laurence Tardieu, je suis passée par tous les synonymes, avec les différentes nuances de l’adjectif poignant, c’est-à-dire : attendrissant, bouleversant, cuisant, déchirant, dramatique, émouvant, impressionnant, navrant, oppressant, palpitant, pathétique, saisissant, touchant, tragique, vibrant.
Oui, je connais la règle des trois adjectifs, mais pour ce texte, ce n’est pas possible.
Oui, oppressant aussi. J’ai eu, je vous le confesse, besoin d’une pause, d’un livre tampon.
Il veut être oppressant le livre dans la répétition et les listes, longues, des infortunes.
La vie est aussi souffrance, perte, deuil ; je l’ai appris vers mes 40 ans, dans un hôpital, exactement à la même période que le petit garçon gravement malade de Laurence Tardieu et de ses proches, durant la période Covid-Pandémie-Isolement.
L’autrice parle avec tendresse et pudeur de la maladie, des familles brisées par la douleur, du deuil, de la perte, mêlant des instants intimes aux bouleversements du monde. Elle parle des « batailles de la vie ».
Quel est le niveau de souffrance que nous pouvons encaisser ? se demande l’écrivaine.
Ce récit des ombres et des lumières est aussi un hymne à l’écriture comme forme de partage.
Je crois de toutes mes forces que : « La Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise » [Jean 1,5].
J’ai apprécié ce livre de vérité et de colère pour voir à nouveau la Lumière grâce aux mots.
🎭 Une Belle Soirée : « La grâce de la tortue, ou comment je n’ai pas réussi à rater ma vie »🎭
J’ai assisté à « La grâce de la tortue, ou comment je n’ai pas réussi à rater ma vie » et quelle révélation ! Cette pièce aborde avec humour et tendresse les luttes d’une femme cherchant à se décomplexer et à comprendre sa place dans le monde.
Tita, l’héroïne, nous entraîne dans un voyage à travers ses questionnements sur l’identité, l’origine et la quête de soi. La pièce explore ses réflexions sur son image, ses rêves de carrière et ses racines familiales, d’une manière qui résonne profondément, tant sur le plan personnel que collectif.
Le format du seule en scène offre une intimité particulière, et l’actrice réussit à donner vie à une multitude de personnages, du rôle de la mère et à celui de la fille et aux figures du passé, avec une grande légèreté. On rit, on s’émeut et, à travers son récit, on se sent souvent compris.
Ce spectacle aborde des thèmes universels avec une grande chaleur et une sensibilité palpable, faisant du cheminement de Tita un écho aux expériences de chacun d’entre nous. Une pièce à ne pas manquer.
La Grâce de la Tortue au 100ECS du 18 au 22 Février 2025 à 20h00.