Le Perroquet de Blaise Pascal, variations sur l’inachevé, de Daniel Kay, Préface de Christophe Mahy / Éditions DES INSTANTS

Le livre s’ouvre avec une citation de Christian Bobin : « L’inachevé, l’incomplétude seraientessentiels à toute perfection».

Ça me plaît déjà.

J’ai choisi ce livre pour sa maison d’édition et grâce aux nombreuses critiques positives d’ami·es et d’inconnu·es.

Dans « Le Perroquet de Blaise Pascal », Daniel Kay nous entraîne dans une réflexion attentive et poétique, livre et désordonnée, sur la notion d’inachevé. Avec une sensibilité aiguisée et une prose élégante, il explore ces œuvres laissées en suspens, dont l’essence souvent incomplète questionne notre perception du beau et du créé.

J’ai pensé au portait inachevé d’Apollinaire, du peintre Robert Delaunay, devant lequel, à chaque fois j’imagine la suite jusqu’à en rêver.

Kay nous invite à contempler ces fragments, qu’ils soient des esquisses de maîtres ou des pensées restées en gestation. Qu’est-ce qui nous attire tant dans ces moments d’incertitude ? Peut-être est-ce cette ouverture vers l’inconnu, cette possibilité d’interprétation infinie qui fait résonner en nous une mélodie unique. 

L’auteur joue avec la langue et les formes, oscillant entre l’essai et la poésie, tout en nous plongeant dans un dialogue enrichissant sur les vertus de l’inachevé dans l’art et la vie. À travers son regard, nous découvrons que l’inachevé peut également être un lieu de beauté, un espace de liberté où l’imagination peut s’épanouir sans entrave.

Avec une maîtrise indéniable, Kay nous rappelle que l’inachevé n’est pas une faiblesse, mais une invitation à rêver, à explorer et à dialoguer avec nos propres manques. Ce livre, à la fois érudit et accessible, nous pousse à reconsidérer nos attentes face à l’art, nous rappelant que la quête de sens peut parfois résider dans ce qui n’est pas encore dit.

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