Ravagés de splendeur, Guillaume Lebrun, Christian Bourgois

Ravagés de splendeur, Guillaume Lebrun, Christian Bourgois

Dans un ballet littéraire audacieux et flamboyant, Guillaume Lebrun nous transporte à Rome, au commencement du IIIe siècle. 

À la croisée des chemins entre l’histoire et la mythologie, l’auteur donne vie à Héliogabale, empereur iconoclaste dont le règne tumultueux devient le symbole d’une quête de liberté  tragique.

Héliogabale est une figure de transgression, un miroir troublant qui reflète nos propres luttes contemporaines autour du genre et de l’identité. 

À travers son amour révolutionnaire pour Aquilia, la Grande Vestale, et un ancien esclave Hiérocès, Lebrun dépeint un monde où les normes sont sans cesse défiées.

Les scènes d’amour, délicieusement explicites et sensualisées, sont des éclats de passions brutes. Elles s’épanouissent telles des fleurs vénéneuses, alliant tendresse et audace, tendant à éveiller les sens du lecteur. 

L’auteur dévoile des âmes en quête d’un désir réprimé, où la chair et l’esprit s’embrasent dans un magnifique tourbillon de sensations.

J’ai pensé à Juliet Drouar et son « on peut aimer qui on veut ».

Le style de Lebrun, à la fois poétique et incisif,. L’usage des métaphores, notamment celles des bijoux, traduit une profondeur émotionnelle où l’apparence extérieure tente de dire ce que l’âme éprouve.

Au fil des lignes, Lebrun nous rappelle qu’au-delà des injonctions sociétales, la véritable émancipation réside dans le courage d’être soi-même. Héliogabale, par son audace et sa vulnérabilité, devient une icône moderne, transcendante et profondément humaine dans sa lutte contre les convenances.

Dans l’histoire on trouve des informations sur le court règne (4ans) d’Héliogabale dans « Les Vies des douze césars »de Suétone, dans « Histoire Auguste ». Tome III, 1re partie : Vies de Macrin, Diaduménien et Héliogabale (Les Belles Lettres) et dans « Celebriti » du même éditeur.

Ont peut aussi lire « Héliogabale: Drame en quatre actes » de Jean Genet magnifiques pièce, ou dans « Héliogabale ou l’anarchiste couronné »de Giorgio Agamben.

L’histoire de Rome nous livre d’Héliogabale un portrait d’un sanguinaire exalté•é, un personnage Queer certes mais beaucoup moins romantique.

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