Sans soleil de Jean-Christophe Grangé – Albin Michel

Quelqu’un m’a dit : « Ce livre parle du SIDA, il est pour toi, Cristina. »

C’est vrai. Si dans les années 80 je n’étais pas là, c’est Keith Haring qui m’a fait découvrir le mot AIDS-SIDA, enfant puis adolescente.

Ayant passé 18 mois dans une unité de rééducation pour des problèmes neurologiques dus à un virus, j’ai fait ma convalescence avec les NeuroSida. J’ai été traitée comme eux, stigmatisée comme eux. J’ai voulu tout apprendre. Mon neurologue a consacré sa vie et ses recherches à ce virus. Donc évidemment, ce livre me parle et me touche.

L’intrigue de Sans soleil débute avec la rencontre d’un policier, d’un médecin, et d’une étudiante sur les lieux macabres d’un crime. La mort tragique d’un jeune homme homosexuel va tisser des liens entre eux, pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Ainsi, l’œuvre s’immerge dans une réalité troublante, celle du SIDA, un virus qui émerge dans les années 80, période de libération pour la communauté gay, mais aussi symbole tragique de lutte et de souffrance.

Jean-Christophe Grangé, l’artisan du frisson littéraire, nous revient avec une nouvelle magie narrative, Sans soleil, publié chez Albin Michel, cette œuvre se déploie en deux volets ensorcelants, bouleversants pour moi : Disco Inferno et Le Roi des Ombres 

Dans Disco Inferno, Grangé nous invite à redécouvrir le Paris des années 80. Les nuits y scintillent de mille feux, mais derrière l’éclat des stroboscopes, une noirceur douce-amère se dévoile.

Avec Le Roi des Ombres, le récit s’étend vers des horizons plus vastes et des abysses plus profonds. Des ruelles tumultueuses de Paris, l’épopée se poursuit en Afrique du Nord et à Haïti.

Au cœur de cette tourmente, l’auteur met en lumière les histoires de ceux qui, déjà affligés par la maladie, sont confrontés à un tueur qui leur inflige une ultime violence. 

Cette approche audacieuse interroge notre rapport à la vie, à la mort, et aux stigmates laissés par une époque où le virus du SIDA est devenu un personnage à part entière, un fantôme qui hante les mémoires et les cœurs.

Un personnage à ne pas oublier car sans trithérapie, même avec un court arrêt on peut avoir sa vie dévastée par des troubles neurologiques irréversibles. Car sans soins le SIDA tue encore.

2 livres à lire absolument !

Pour marque-pages : Permaliens.

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