
We dit It again !
Edouard Leroy ( @endudlettres sur Instagram )
et moi avons décidé de poursuivre nos discussions littéraires, aujourd’hui nous vous racontons notre Pasolini.
À 50 ans de son assassinat Pasolini reste cette voix indocile qui traverse nos imaginaires.
Poète avant tout, cinéaste, romancier, journaliste par combat, critique littéraire inimitable il a scruté les failles de son époque avec la précision de quelqu’un qui écoute les craquements d’un monde prêt à se fendre.
Ses films ont bousculé les certitudes, ses romans ont révélé les marges, et ses prises de position ont fait de lui une conscience inconfortable, lumineuse, indispensable.
Cinquante ans après sa mort, son regard continue de nous obliger à penser autrement, à interroger nos angles morts, à ne jamais renoncer à l’idée d’une vérité.

Sa mort, sur cette plage d’Ostie dans la nuit entre le 1er et le 2 novembre 1975, reste l’une des énigmes les plus sombres de l’Italie contemporaine. On a parlé d’un crime isolé, d’un guet-apens, d’un message politique. Rien n’a jamais vraiment tenu, sinon l’intuition troublante qu’on a voulu faire taire une voix trop libre, trop lucide, trop dérangeante. Ce silence imposé a résonné comme un séisme dans la culture italienne, et continue aujourd’hui encore d’habiter chaque lecture, chaque vision de son œuvre.