Il nous faut la vie fauve de  Caroline Boidé (Éditions des Équateurs)

Un appel sauvage à la liberté

Le livre je l’ai rencontré à La Grande Librairie, il m’aurait peut-être échappé autrement, malgré sa si flamboyante couverture.

L’autrice je la connaissais seulement comme poétesse.

Le mot Fauve et son dérivé Fauvisme est rentré dans ma vie au collège, pour un exposé, et ma mère m’a révélé sa passion pour Matisse, elle qui ne parlait que d’Impressionnisme était attirée par la couleur.

Caroline Boidé nous invite, avec une prose aussi acérée qu’un regard de fauve, à une exploration des âmes indomptées. Loin des sentiers balisés, elle part sur les traces de ces artistes, ces penseurs, ces figures libres qui ont rugi leur refus d’une existence domestiquée.

De Collioure à Tanger, en passant par Nice et le Mexique, l’autrice nous guide à travers un voyage géographique et spirituel. Elle convoque Matisse et Derain, dont les couleurs éclatantes défiaient déjà les conventions, Nietzsche, penseur solitaire, Chavela Vargas, voix rauque de la passion, et tant d’autres. Elle nous rappelle que la vie, la vraie, se trouve au-delà des barreaux que nous nous construisons.

Caroline Boidé ne raconte pas seulement ces vies. Elle les scrute, les interroge, y cherche un écho à nos propres aspirations. Elle nous encourage à réveiller le fauve qui sommeille en nous, à embrasser la couleur, l’indignation, l’imagination. Elle nous souffle à l’oreille que nous avons le droit d’approcher le soleil.

Ce livre est un manifeste, un cri de ralliement pour tous ceux qui refusent la cage. Une invitation à vivre pleinement, sauvagement, sous le signe de la passion et de la beauté.

J’ai aimé l’écriture et l’enthousiasme de l’autrice et je vous invite à découvrir ce texte captivant et intense.

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