
Dans un monde privé de ses repères, où le vide résonne plus fort que la présence, Laurianne Lefranc nous invite avec « Le Dernier Lézard » à un voyage introspectif, vibrant de solitude et de poésie. À travers les pages de ce roman graphique, l’autrice, à la plume délicate et au trait onirique, réveille l’écho d’une enfance oubliée, enlacée par la mélodie douce-amère de la disparition.
Un enfant se réveille seul, plongé dans un univers dépeuplé d’âmes, tel un dernier souffle dans un monde oublié. Les maisons abandonnées deviennent les témoins silencieux d’une quête initiatique, où chaque pas est une exploration de rêves évanescents. Inspirée par le cinéma de Pen-ek Ratanaruang, l’autrice tisse son récit comme une métaphore poignante, où la solitude devient une muse, un personnage à part entière, vibrant de la mélancolie des temps perdus.

Le personnage principal, comme le lézard imaginaire dont il lit l’histoire, est la dernière relique d’un monde que le temps a effacé. En fusionnant la simplicité graphique avec la profondeur narrative, Lefranc offre aux lecteurs une œuvre de résonance universelle, où l’absence de l’autre éclaire d’un jour nouveau le sens même de l’existence.

« Le Dernier Lézard » est comme une douce méditation sur l’absence, explorant avec élégance souvenirs et rêves. À travers ce roman graphique, Laurianne Lefranc réussit à captiver son lecteur, à le transporter dans un espace où l’intime se dévoile et où la poésie du silence parle d’une voix éclatante.
J’ai adoré Jérémy Mercier Ortega, nous parler de cet ouvrage Dimanche 29 juin au dernier Book Club de la saison en live sur le compte d’ Augustin Trapenard à 18h00.
Prochain RDV le 7 septembre !
