
Notre découverte des jurés du Prix Hors Concours continue avec Marianne Payot.
Dans le paysage du journalisme littéraire français, certains noms incarnent une manière de lire. Pas seulement une compétence critique, mais une éthique du regard. Marianne Payot appartient à cette tradition exigeante, attentive aux textes avant tout.
Elle a travaillé aux côtés de Bernard Pivot, une expérience fondatrice. De ces années passées dans l’orbite de celui qui a façonné le goût littéraire de plusieurs générations de lecteurs et lectrices francophones, Marianne Payot a gardé une conviction simple et précieuse : la littérature ne se hiérarchise pas à partir des genres, mais à partir de l’intensité des livres.
Après cette période, elle rejoint L’Express, où elle devient, quelques années plus tard, rédactrice en chef Livres.
Aujourd’hui, elle poursuit ce travail de lecture et de transmission comme chroniqueuse à L’Express, pigiste à Lire et à Notre Temps, tout en animant sa propre newsletter, Livre-arbitre, proposée via lexpress.fr – Je vais m’y abonner immédiatement !
Son parcours dessine une trajectoire fidèle à une certaine idée du journalisme littéraire : lire beaucoup, lire librement, et transmettre.
Notre entretien est l’occasion de rappeler l’importance du Prix Hors Concours dans le paysage littéraire. Parce qu’il met en lumière des maisons indépendantes, parce qu’il défend des livres qui ne disposent pas toujours de la visibilité des grandes machines éditoriales.
C’est aussi pour moi l’occasion de découvrir que lire en étant de l’école Pivot, c’est refuser les frontières entre les genres, accueillir les livres avec curiosité, et défendre la littérature avec une ouverture d’esprit absolue.
Je me revendique volontiers de cette école.
Et la Bibliothèque du Prix Hors Concours, elle aussi, semble en porter l’esprit.