
J’ai interviewé dans son cabinet qui est aussi un splendide musée, Emmanuel Pierrat
Pour parler de son dernier livre et de notre rapport aux livres.
Avocat, écrivain, collectionneur, président de prix littéraires, comme le Prix Sade – Emmanuel Pierrata une façon singulière de traverser les mots comme on traverse une salle d’audience pour une plaidoirie important.
Je le connais depuis des nombreuses années et je le lis toujours avec intérêt et surprise renouvelée.
Toujours du côté de la liberté, il défend les artistes, les auteurs tout comme les causes oubliées, avec une curiosité insatiable et une élégance rare.
Dans son plus récent, jusqu’au prochain, livre La France du crime (Éditions Christine Bonneton), il signe un texte fascinant, à mi-chemin entre l’enquête, l’essai et le récit.
Une traversée du pays par ses ombres, ses affaires, ses secrets.
Derrière chaque crime, un visage, une époque, une vérité sur la France, sur l’humanité.
Ici, le fait divers devient miroir de la société.
Le dossier judiciaire, un morceau de littérature.
Et sous la plume d’Emmanuel Pierrat, le mal n’est jamais banal : il raconte ce que nous sommes, ce que nous taisons, ce que nous redoutons.
Un livre d’histoire et de regard.
Un livre d’humanité.