Nos années  Boomerang (Augustin Trapenard – Flammarion), La trajectoire du souvenir.

1 656 fois bonjour. À 9 heures. Presque tous les matins, pendant huit ans, du 25 août 2014 au 1er juillet 2022.

Dans ce livre dont les droits d’auteur seront reversés à l’association Bibliothèques sans Frontières – Augustin Trapenard est le parrain – on se perd à rêver de nos années Boomerang.

Neuf heures. Un “bonjour” et la voix d’Augustin Trapenard, qui accueille sans forcer, sans posture, comme on ouvre la porte d’une maison où tout le monde est invité.

C’était Boomerang. Et pendant huit ans, cette voix-là a offert un refuge à la parole des artistes.

Ça a accompagné mes jours joyeux et pour sa dernière année mon séjour à l’hôpital.

Chaque matin sur France Inter, l’émission suspendait le temps. Augustin Trapenard plus que recevoir : il rencontrait. Dans le studio, pas d’interview calibrée, pas de chronomètre. Juste le désir sincère d’écouter, d’entrer dans la création par le cœur, par la fragilité, par ce qu’on tait d’habitude.

Un écrivain parlait du silence, une actrice de la peur, un musicien de l’enfance. À chaque fois, une conversation qui ressemblait à un poème en prose – celui de la vie, de l’art, du doute.

Augustin Trapenard avait sa façon de poser les questions avec intérêt, avec chaleur. Il citait un vers, glissait un souvenir, allumait une émotion. Ce n’était jamais de la promotion. C’était de la présence.

Une présence rare, qui disait la culture autrement

Boomerang fut aussi une déclaration d’amour à la radio, à son intimité, à sa puissance discrète.

Chaque émission tenait de la confidence. Et dans ce moment d’écoute suspendue, quelque chose se passait.

Le retour du lancer  : Le 1er juillet 2022, Augustin Trapenard a salué ses auditeurs une dernière fois.

Juste avec ce “bonjour” prononcé comme un adieu, avec cette pudeur qui lui appartient.

Depuis, Boomerang continue de vivre dans les archives et les podcasts, comme une constellation de voix, et, à travers elles, la trace d’une époque où la culture se faisait encore conversation.

Ce n’était pas une émission sur la culture.

C’était la culture comme lien, comme geste, comme respiration.

Un livre à lire, feuilleter et à offrir.

Une question me traverse : Que disent les années Boomerang d’aujourd’hui et de hier ? 

Je vous laisse lire, écouter et répondre.

Pour marque-pages : Permaliens.

2 réponses à Nos années  Boomerang (Augustin Trapenard – Flammarion), La trajectoire du souvenir.

  1. Graziana Rossati dit :

    Merci!!! C’est vraiment un livre qu’il faut lire .. Tres interessant..

  2. Graziana Rossati dit :

    Merci.. C’est vraiment un livre a’ lire.. tres interessant.. je l’acheterai pour une amie

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