François Villon, Marcel Schwob, Éditions Allia

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Commençons par l’auteur, mort en 1905, dans sa vie : il se passionne pour la linguistique et notamment l’argot pour le langage des Coquillards utilisé par François Villon ans ses balades qui utilisent un jargon particulier, contrairement à l’opinion répandue à l’époque (et qui avait été celle qu’avait développée Hugo notamment dans Les misérables) , Schwob considère que l’argot n’est pas une langue qui se crée spontanément, mais qu’il est en réalité un langage artificiel et codé. Schwob suit les cours de Ferdinand de Saussure à l’École des Hautes Études.

Ce petit livre des éditions Allia est passionnant et porte un véritable éclairage sur le langage cryptique et unique de François Villon, une étude aussi sur les dates des actes présumés du Poète.

J’ai toujours été très sensible aux balades, ces textes de Villon, qui pour être légèrement compris ont besoin de contexte et connaissance de l’auteur.

Je connaissais peu et mal avant cette lecture, cette bande de vilains Compagnons de la Coquille qui auraient eu, d’après l’auteur du livre, un impact important dans le choix de mots du jargon de Villon.

François de Montcorbier dit Villon, né en 1431 à Paris et disparu en 1463, est le poète français le plus connu de la fin du Moyen Âge. C’est beau de plonger dans une époque, pleine de contrastes.

Villon était Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il a d’abord mené une vie d’étudiant indiscipliné au Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et s’enfuit de Paris. Amnistié, il doit de nouveau s’exiler un an plus tard après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli à la cour de Charles d’Orléans, le prince-poète, à Blois, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable sur les routes. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté dans une rixe, il est condamné à être pendu. Après appel, le Parlement casse le jugement et le bannit pour dix ans de la ville. Il a 31 ans. On perd alors totalement sa trace. Villon connaît une célébrité immédiate.

J’ai adoré lire une analyse de la conduite et de la langue de Francois Villon.

Un livre que je vous conseille même si La balade des pendus vous est inconnue Marcel Schwob est une porte d’entrée à la « légende Villon » !

Pour marque-pages : Permaliens.

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