

Emily Brontë est une figure marquante dans ma vie, symbole d’une passion littéraire qui a commencé très tôt. À l’âge de 12 ans, j’ai découvert son chef-d’œuvre, « Wuthering Heights » (en français, « Les Hauts de Hurlevent »), un roman qui m’a emportée par sa profondeur émotionnelle et ses paysages tourmentés. Publié en 1847 sous le pseudonyme croisé « Ellis Bell », Emily a choisi ce nom pour masquer son identité de femme écrivaine dans un monde littéraire dominé par les hommes. Ce pseudonyme croisé était partagé avec sa sœur Charlotte Brontë, qui a également publié sous le nom de « Currer Bell ».

Cette pratique de recourir à des pseudonymes n’était pas unique aux sœurs Brontë. Mary Shelley, quant à elle, a publié son célèbre roman « Frankenstein » en 1818 sans pseudonyme, mais face aux critiques, elle a souvent utilisé ses initiales, « M.W.S. », pour réduire l’impact de son genre sur sa réception. Son œuvre révolutionnaire a également dû faire face à des préjugés en raison de son identité de femme.




Mon admiration pour Emily s’est également nourrie de sa poésie, souvent moins connue mais tout aussi puissante. Ses poèmes, publiés à l’origine dans un recueil avec ceux de ses sœurs, révèlent une sensibilité unique et une maîtrise des mots qui m’ont profondément touchée.
Cette quête de compréhension et d’appréciation d’Emily Brontë s’est concrétisée lors de mes visites au Brontë Parsonage Museum à Haworth, en Angleterre. J’ai été fascinée par ses dessins méconnus, qui sont conservés dans le musée et montrent une autre facette de son talent artistique et de sa sensibilité. Marcher dans les pas de cette écrivaine extraordinaire, parcourir les salles imprégnées de son histoire, a renforcé mon attachement et mon admiration pour elle. Enfin, sa sensibilité profonde pour la nature et tous ses êtres transparaît dans son écriture, où elle célèbre la beauté sauvage des paysages et la complexité des émotions humaines, résonnant en moi d’une manière profonde et durable.
Notez bien la date du 16 mars 2025, car à 18h00 on parlera de Les Hauts de Hurlevent sur le compte d’ @atrapenard sur Instagram.
