Le Stradivarius de Goebbels

Mot de l’éditeur :

Un cadeau empoisonné

Le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui Joseph Goebbels offre un Stradivarius à Berlin en 1943, au nom du rapprochement entre l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon. 

Le violon a été spolié à Lazare Braun un musicien juif assasiné par les nazis.

Nejiko n’arrive d’abord pas à se servir de l’instrument. Le violon a une âme. Son histoire la hante. 

Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, musicien de la brigade de musique des Gardiens de la Paix de Paris est chargé par les autorités de la France Libre de reconstituer l’histoire du Stradivarius confisqué. 

Il rencontre Nejiko qui lui confie son journal intime. 

Biographie de l’éditeur :

Yoann Iacono est né en 1980 à Bordeaux. Il a enquêté trois ans en France, en Allemagne et au Japon sur la personnalité trouble de Nejiko Suwa. Le Stradivarius de Goebbels est son premier roman.

Notre avis :

Attention chef d’œuvre !

Le Stradivarius de Goebbels, premier roman de Yoann Iacono, est tout comme les instruments musicaux du célèbre luthier, parfaitement exécuté.

Le livre se base sur l’histoire de Nejiko Suwa qui receva des mains du ministre de la propagande allemand un précieux violon le 22 février 1943. Son nom reste associé à son talent au Japon mais également à cette histoire.

Dans le Pays du Soleil Levant un film est dédié à la musicienne. Un cadeau qui est également un poison dans la vie de la jeune Nejiko.

Petit à petit les âmes du violon et de son précédent propriétaire feront irruption dans le jeu et la vie de la virtuose.

Nous connaissons bien l’obsession du Reich pour les œuvres d’art et l’énorme difficulté des juifs spoliés de leurs biens pour les récupérer. J’ai beaucoup aimé le livre et le film Monuments Men.

Le pillage d’instruments musicaux est moins connu.

Yoann Iacono a passé énormément de temps à se documenter et le résultat est au rendez-vous.

Un vrai régale, on ne s’ennuie pas une seconde.

Plume à découvrir et à suivre.

Je vous conseille aussi de lire De Wagner à Hitler : Portrait en miroir d’une histoire allemande de Fanny Chassain-Pichon.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Slatkine et cie

Yoann Iacono
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Le Palais des deux collines

Mot de l’éditeur :

Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. 

Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d’une annexion imminente, qu’une famille et un pays sont au crépuscule, l’esprit de Faysal bascule. 

Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l’engagement politique et de la mémoire. 

À l’ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l’imaginaire, intime et insoumise.

Biographie de l’auteur :

Karim Kattan, né à Jérusalem en 1989, est un auteur palestinien. Il est docteur en littérature comparée. Son recueil de nouvelles, Préliminaires pour un verger futur, finaliste du Prix Boccace, a été publié aux éditions Elyzad en 2017.  Le palais des deux collines est son premier roman.

Notre avis :

Le Palais des deux collines, premier roman de Karim Kattan est un livre sur la recherche de la Paix, j’écris volontairement ce mot important et fort avec une majuscule.

Faysal installé en Europe mais Palestinien retourne dans son pays après la réception d’une mystérieuse lettre. Le protagoniste quitte son compagnon et part pour un voyage qui le conduira et nous amènera dans un tourbillon d’émotions décrites avec sensibilité.

Passé et présent s’alternent, réalité et cauchemars éveillés se succèdent.

Affronter les fantômes des souvenirs, dans une terre où l’espoir semble impossible à garder,  devient une mission incroyablement difficile. «  …ce pays est comme un chagrin d’amour. On guette la guérison…» dit l’auteur. Mais le salut n’arrive pas.

Faysal dans un pays où « Homo homini lupus est » prend tout son sens, cherche la paix intérieure étant dévasté comme ses contrées.

Un livre engagé qui dévoile la complexité humaine.

Un récit subtil et grave. Et quelle écriture ! l’auteur parvient à mettre de la poésie dans son histoire. Il en met en tous cas dans ses personnages avec un style brillant.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Le livre est édité par une maison d’édition, Elyzad qui fait un travail exceptionnel et a bien d’autres romans intéressants dans son catalogue.

Éditions Elyzad

« Le Palais des deux collines » en musique!

Karim Kattam
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Billion Dollar Baby

Mot de l’éditeur :

Qu’il aurait une belle chance de naître au sein de la septième puissance mondiale, dans une belle et grande démocratie, au sommet de la pyramide du bien-être€¦ Prenant le parti de rire de l’effondrement écologique (pour ne pas en pleurer…) – Audrey Vernon poursuit dans la veine de Comment épouser un milliardaire. Elle approfondit son personnage de femme à l’air candide, presque nunuche, pour servir un texte ciselé et percutant montrant qu’un théâtre militant peut aussi être intelligent. Elle égrène ainsi les mille et un méfaits d’un capitalisme qui ravage la nature, asservit les plus pauvres et, surtout, promet à l’humanité une funeste alternative : mourir de chaud ou mourir de froid €¦ À nouveau femme d’un homme représentant le système dénoncé, elle met ici en scène les interactions avec son mari riche, énarque qui ne voit que des opportunités économiques dans les problèmes du monde, transforme tout en une novlangue qui repeint les mots en leur contraire.

Biographie de l’auteur :

Audrey Vernon, comédienne, a tourné pour Canal +, collaboré avec Eric et Ramzy, Omar et Fred, interprété Pinter au théâtre, écrit et joué cinq spectacles : Le Spectacle le plus drôle du monde, Comment épouser un milliardaire, Marx et Jenny, Chagrin d’amour et Fukushima.

Notre avis :

Après le succès planétaire de « Comment épouser un milliardaire » (traduit en 6 langues), voici qu’Audrey Vernon souhaite éclairer le bourbier dans lequel son futur enfant va naître.
Cette dernière pièce est disponible en livre faute de pouvoir l’applaudir sur scène.
Dans cette période où les théâtres nous sont interdit, où tant de ceux qui nous ont fait rire disparaissent, voir qu’une relève existe, que l’humour intelligent perdure est une consolation.
Audrey Vernon est une chimère, elle conjugue l’acidité de Guy Bedos, la loufoquerie de Pierre Dac, le désespoir de Pierre Desproges avec le sérieux universitaire de Thomas Piketty.
Cette lettre ouverte à « son enfant à naître » (comme l’on écrit pour une assurance vie) est un acte militant qui muscle toute la tête : des zygomatiques aux neurones. L’état de la planète, l’iniquité économique déclenche chez elle une prose habillée d’humour. L’autrice dénonce dans ce récit la débilité belliqueuse de nos civilisations sauvages (deux oxymores dans une seule phrase démontre l’effet régénérant sur la matière grise) Il y a du courage dans cette position, une résistance sans résignation digne d’un Churchill mais dans l’enveloppe de Rita Heyworth – qui, elle, a vraiment épousé un milliardaire.
Le texte de la pièce est suivi d’annexes de textes choisis de Arendt à Saint-Exupery en passant par Yourcenar, Orwell ou Zweig, ils permettent de renforcer les sujets dénoncés, comme l’engrais après un verre d’eau fraîche.
Passez par une libraire aussi vite que possible pour savourer un instant de lucidité tragi-comique avec ce « Billion Dollar Baby ».

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Éditions LIBRE

Audrey Vernon
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La dixième muse

Mot de l’éditeur :

Au cimetière du Père Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu’il assiste aux travaux, Florent s’égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son cœur une passion dévorante pour le poète de la modernité. Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d’une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l’inconcevable ? Dans cet hommage à la poésie et à la nature, Alexandra Koszelyk nous entraîne dans une fable écologique, un conte gothique, une histoire d’amours. Et nous pose cette question : que reste-il de magique dans notre monde ?

Biographie de l’auteur :

Alexandra Koszelyk, née en 1976 à Caen en France, est écrivaine française. Elle est enseignante de français, latin et grec ancien. Elle vit et travaille en région parisienne.

Son premier roman À crier dans les ruines, a été publié en 2019 Aux Forges de Vulcain.

Notre avis :

J’ai découvert la plume d’Alexandra Koszelyk avec son magnifique premier roman À crier dans les ruines, la retrouver deux ans après est un vrai bonheur.

La dixième muse est un ouvrage d’une rare poésie.

Florent se retrouve face à la tombe d’Apollinaire au cimetière du Père-Lachaise, ce lieu si particulier qui accueille chaque année des millions de visiteurs et qui nous épate par ses étonnants jardins. Cet événement transforme un professeur d’allemand fraîchement agrégé, devant faire face au deuil de son père, en chercheur en quête d’informations sur Apollinaire et sa vie.

Le passé et le présent s’alternent, la réalité et une fantaisie recherchée et érudite nous transportent dans une fable splendide.

La nature est également très présente et le bruit des feuilles nous accompagne.

Quel talent ! un livre vraiment passionnant et envoutant qui nous fait presque toucher du doigt les personnages qui ont côtoyé le poète.

« Les scientifiques, comme les poètes, explorent les confins du monde et repoussent les limites du réel » dit l’autrice, les écrivains aussi. Un vrai plaisir de lecture. Je recommande vivement ce roman.

Je vous conseille si Apollinaire vous séduit de lire également :

APO le roman de Franck Balandier, Le Paris d’Apollinaire du même auteur aux Éditions Alexandrines.  Le vol de la Joconde de Dan Franck et pour les plus petits Virgule N° 127 Apollinaire le poète à découvrir.

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Aux Forges de Vulcain

Alexandra Koszelyk
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Père – Lachaise

Kentukis

Mot de l’éditeur :

Le phénomène se propage rapidement aux quatre coins du globe. Tout le monde en parle, tout le monde veut en avoir un. Lapins, corbeaux, dragons… les kentukis sont de petits robots en forme de peluche, dotés d’une caméra et de trois roues mobiles qui leur assurent une certaine autonomie. Ils sont connectés au hasard à un utilisateur anonyme qui a acheté le droit de les habiter et qui peut se trouver n’importe où sur la planète. Voilà pourquoi ces créatures, qui errent désormais librement dans les maisons et les bureaux, ne sont pas complètement inoffensives : elles scrutent les conduites, enregistrent les conversations et interviennent constamment dans la vie des autres. Ainsi, une retraitée de Lima peut suivre les mésaventures d’une jeune femme allemande et se réjouir ou s’inquiéter de son sort ; un garçon du Guatemala peut se lancer dans une aventure en Norvège et voir la neige pour la première fois ; un jeune Italien, père fraîchement divorcé, peut combler le vide laissé par son ex-femme. Les possibilités sont infinies mais pas toujours très claires : outre la curiosité et la tendresse, le dispositif suscite de nouvelles formes de voyeurisme, d’obsession, de sexualité et de danger. Déployant une langue et un imaginaire que l’on compare à ceux de Shirley Jackson et de David Lynch, Samanta Schweblin emporte le lecteur dans une atmosphère hypnotique, aux frontières du thriller et de la science-fiction, et offre une histoire surprenante, sans point mort et radicalement contemporaine.

Biographie de l’auteur :

Née à Buenos Aires en 1978, Samanta Schueblin est une des voix les plus remarquées de la jeune génération latino-américaine. Elle vit aujourd’hui à Berlin. Ses recueils de nouvelles ont été primés dans de nombreux pays ; Toxique a reçu le prix Tigre Juan en 2015 et a été traduit en quatorze langues.

Notre avis :

Cette lecture m’a rappelé les Chroniques martiennes de Ray Bradbury – des histoires courtes liées au thème commun et explorant la connexion humaine. 

Divisé en chapitres brefs répartis dans différentes parties du monde, « Kentakis » est une techno dystopie à deux pas de notre monde actuel d’appareils intelligents qui pourraient nous espionner. Dans le texte de Samanta Schweblin, le must to have est appelé Kentucki des petits animaux électroniques qui ont l’air mignon et sont équipés d’une caméra et d’une option de contrôle à longue distance afin qu’ils puissent rouler et émettre des sons.

Voyeurisme pour tous donc ! c’est comme laisser un inconnu au hasard entrer dans votre maison. Il y a une histoire où l’habitant se révèle être pédophile. Parfois, les gens sont simplement curieux de connaître la vie des autres. Parfois, ils veulent juste être ailleurs dans le monde. 

Une lecture rapide, addictive et très imaginative qui se révèle également être une plongée étonnamment profonde et stimulante dans les problèmes éthiques auxquels nous sommes tous confrontés lorsque nous interagissons via les réseaux sociaux et d’autres technologies à distance.

Je vous recommande cette lecture et je vous informe que la production de Gizmo ou Grogou connectés, toute consciente que je suis des dangers, pourrait me faire céder !

❤️❤️❤️❤️❤️

Gallimard 

Samanta Schueblin
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Extrait
Gizmo

Le Démon de la colline aux loups

Mot de l’éditeur :

Certains livres comme Sukkwan Island de David Vann, Le Jour des corneilles de Jean-François Beauchemin, L’Été des charognes de Simon Johannin, marquent durablement leurs lecteurs par leur écriture et ce qu’ils nous rappellent de la condition humaine. Premier roman qui ouvre l’année du Tripode, Le Démon de la Colline aux Loups est de ceux-là, un choc.

Un homme se retrouve en prison. Brutalisé dans sa mémoire et dans sa chair, il décide avant de mourir de nous livrer le récit de son destin. 

Écrit dans un élan vertigineux, porté par une langue aussi fulgurante que bienveillante, Le Démon de la Colline aux Loups raconte un être, son enfance perdue, sa vie emplie de violence, de douleur et de rage, d’amour et de passion, de moments de lumière… Il dit sa solitude, immense, la condition humaine. 

Le Démon de la Colline aux Loups est un premier roman. C’est surtout un flot ininterrompu d’images et de sensations, un texte étourdissant, une révélation littéraire.

Biographie de l’auteur :

Dimitri Rouchon-Borie est né en 1977 à Nantes. Il est journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers. Il est l’auteur de Au tribunal, chroniques judiciaires (Manufacture des livres, 2018). Le Démon de la Colline aux Loups est son premier roman.

Notre avis : 

“Et tenebræ eam non comprehenderunt”

Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas comprise, ces mots extraits du Prologue de Saint Jean m’ont accompagnée dans cette lecture.

Le texte est une descente aux enfers progressive mais la lumière est toujours là même dans la plus profonde obscurité.

Duke découvre son nom en allant à l’école et nous apprenons avec lui les multiples facettes du mal, la douleur et l’inéluctable destin marqué par des événements atroces décrits avec intensité et une force incroyable par l’auteur.

Cette lecture s’offre à nous comme une déchirure dévoilante.

Le Démon de la colline aux loups est un récit qui transporte le lecteur dans la tête de l’enfant puis de l’homme, impossible de ne pas ressentir sa souffrance, son incompréhension, le manque de mots pour tout comprendre et sa façon animale de répondre à une société qui a vu une enfance brisée mais pas assez vite pour agir et pour sauver cet être qui veut protéger et de peur de porter en lui le Démon, le mal il finira par le servir.

J’aimerais que le docteur près de l’école, celui qui donne des sucettes, puisse avec son stéthoscope, lire et guérir les blessures de l’âme.

Dans sa dernière prison/Purgatoire l’écriture est cathartique pour Duke ce prisoner candide qui éveille sa conscience. Je peux presque voir la machine à écrire prêtée par le directeur.

Dimitri Rouchon-Borie pour ce premier roman frappe fort, le style d’écriture est beau et déconcertant à la fois avec un ponctuation réduite au minimum qui rend ce texte encore plus fulgurant.

Un grand coup de cœur pour ce livre immersif et violent.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

Le Tripode 

Dimitri Rouchon-Borie
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Kra : Dar Duchesne dans les ruines de l’Ymr

Mot de l’éditeur :

Une corneille ne tue jamais une autre corneille. Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu’une Corneille nommée Dar Duchesne – la première de tous les temps à avoir porté un nom – lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra…

Biographie de l’auteur :

John Crowley, né le 1er décembre 1942 à Presque Isle, dans le Maine, est un écrivain américain de fantasy, de science-fiction et de littérature générale.

Notre avis :

Kra : Dar Duchesne dans les ruines de l’Ymr est une œuvre d’art avec un grand A. 

Dès les premières pages, j’ai su que je lisais quelque chose d’extraordinaire. 

Un croisement entre réalisme magique et fantaisie historique, cela est raconté avec les yeux d’une Corneille de deux mille ans.

J’ai également apprécié les illustrations tout à fait dans l’esprit du récit.

Cela commence avec un homme qui trouve une Corneille malade dans son jardin, la soigne, puis l’oiseau dit: «Regarde, je sais parler aux humains » Ce qui se passe ensuite, c’est que nous voyons l’humanité dans le miroir de l’immortel volatile. 

Corneilles et Corbeaux ont une place importante dans la littérature de l’imaginaire et plus généralement, une réputation de messagers de la mort.

Crowley a fait une recherche approfondie pour ce livre sur le sujet des oiseaux aux plumes noires et cela se voit. 

La façon dont il a intégré les traits de la vie biologique des Corvidés dans un conte magique et engageant est une réussite en soi.

Les sujets abordés dans ce livre comprennent des réflexions profondes et poétiques sur l’ histoire, , la mort, la religion.

L’auteur vous emmènera voler à travers les époques et l’esprit véritable de notre notre monde. John Crowley écrit magnifiquement. 

J’ai vraiment adoré ce livre pour la mythologie, l’histoire et les personnages. J’ai été attirée dans ce monde et je ne voulais pas en sortir.

C’est un roman qui change vos perceptions de manière subtile et intelligente, il vous fera réfléchir même après l’avoir terminé.

Sa tendresse. son humour et son originalité vous feront aimer ce livre.

Trouvez-vous quelques heures dans un endroit confortable pour profiter de ce dernier trésor d’un grand écrivain si méconnu en France !

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

L’Atalante 

John Crowley
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Illustration

https://www.l-atalante.com/catalogue/la-dentelle-du-cygne/kra-9791036000423/

HESPERIA – TOME 1

LES DERNIERS EXILÉS DE TROIE

Mot de l’éditeur :

Troie est tombée : il ne reste plus de la ville qu’un monceau de ruines. Une flotte forte dune vingtaine de vaisseaux emporte les exilés avec leurs peines et leurs espoirs. Après sept longues années d’exode, les Troyens survivants, guidés par Aeneas, leur prince, débarquent sur les rivages d’Hesperia (notre Italie actuelle). Alors que leur seul souhait est de sy installer et d’y vivre en paix, leur arrivée vient bouleverser l’équilibre précaire qui règne entre les peuples de la région. Une maladresse et un accident jouent le rôle de déclencheur : une coalition se forme contre les Troyens pour empêcher l’établissement d’un étranger dans le Latium. Et la guerre éclate…

Biographie de l’auteur :

Tiraillé depuis son enfance entre science et littérature, Frédéric Messala (aujourd’hui 34 ans) a choisi la première par raison et la seconde par passion. Il travaille ainsi depuis une dizaine d’années en tant que consultant en cybersécurité, mais consacre une partie de son temps libre à l’écriture.

Ayant découvert la fantasy à l’adolescence, c’est à ce genre que se rattachent ses premiers romans, disponibles en auto-publication sous un autre pseudonyme.

A l’occasion d’un voyage en Italie et avec les romans de Robert Harris et Steven Saylor, il s’est par la suite découvert une passion pour la Rome antique. C’est sur les origines mythiques de cette ville qu’il a donc choisi de revenir à l’écriture après plusieurs années d’arrêt, avec « Hesperia », grande fresque épique retraçant l’arrivée en Latium des survivants de la Guerre de Troie…

Notre avis :

Un régal ! Passionnant du début jusqu’à la fin.

Inspiré par l’Énéide de Virgile que j’avoue particulièrement chérir, ce roman conserve la puissance du récit de l’épopée d’origine, un torrent narratif dans lequel on se laisse entraîner.

Aeneas sortant de Troie en flammes est obligé de fuir, vaincu par les Grecs, Il prend la mer en quête d’une nouvelle patrie. Il conduira les rescapés vers la terre promise Hesperia, le Latium actuel.

Après un long périple et maintes mésaventures, l’exode duré 7 ans prend fin. Les navires Troyens parviendront en Italie où les 1000 soldats qui les habitent souhaitent s’installer pacifiquement.

Les relations avec les autochtones s’avèrent plus compliquées que prévu…

Les incertitudes prennent la place au bonheur de l’arrivée.

Le Prince doit faire face à un choix difficile l’amour ou comme on dirait aujourd’hui « La raison d’état » Diana ou Camilla ? Je sais je sais j’ai trop vu The Crown !

Mais revenons au récit tout bascule à cause d’un accident dû aux différences linguistiques et culturelles.

Frédéric Messala nous offre un beau roman historique, bien écrit et documenté. Les personnages nous sont présentés non seulement par leurs fonctions et rôles mais également avec les parcours et les doutes qui mènent à leurs actions et choix.

Coup de cœur pour moi Hesperia est 

un livre parfait pour les amateurs de mythologie et d’histoire ancienne qui vous donnera peut-être envie de lire ou relire Virgile..

Un tome 2 est prévu pour 2021, j’ai hâte de le lire.

❤️❤️❤️❤️❤️

Decrescenzo Éditeurs 

Le tome 2 : 

Frédéric Messala
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Affiche DVD
Le livre

La Vie Seule

Mot de l’éditeur :

Londres, 1918 : la guerre n’en finit pas, les bombardements tétanisent la ville. Solitaire, désargentée et de santé vacillante, Sarah Brown œuvre sans grande conviction au sein d’un comité de bienfaisance où les ladies de la bonne société dispensent aux pauvres une charité assortie de leçons de morale. La magie va faire irruption dans son morne quotidien lorsqu’une sorcière lui propose de s’installer à La Vie Seule, la curieuse pension dont elle est la tenancière. Aventures fantastiques et rencontres plus ou moins enchanteresses succéderont à cette installation, qui éclaireront pour quelque temps, à défaut de l’abolir, l’essentielle solitude de Sarah Brown.

Mêlant incursions satiriques, politiques et sociales à des considérations sur l’intime, l’espace domestique, les liens sociaux et les relations humaines, La Vie Seule est une délicieuse curiosité littéraire, qui exalte les vertus de l’indépendance et la fonction réparatrice de la magie.

Biographie de l’auteur :

Romancière féministe britannique (1892-1933), femme engagée – dans le combat des suffragettes notamment – Stella Benson est l’autrice de fictions, de recueils de poèmes et de carnets de voyages. Dans sa jeunesse, son père tente de la dissuader d’écrire, ce qui renforce sa détermination. Admirée de Virginia Woolf, qui la cite dans son Journal, elle est également la contemporaine de Sylvia Townsend Warner, dont elle partage le goût anti-conformiste et la fantaisie.

Notre avis :

La magnifique couverture de ce récit est dessinée par l’autrice et est, à mon avis, une pure merveille.

Publié à l’origine en 1919, « Living Alone de » Stella Benson est un petit livre atypique et toujours d’une grande actualité.

La voix de l’autrice est fraîche, enjouée et provocante. Sa prose évoque les grandes questions sur la vie.

Le récit propose la rencontre entre Sarah Brown, très insatisfaite de sa vie, qui travaille pour des œuvres de charité et une sorcière dont le nom nous est inconnu qui tient une pension sur une île. 

« La Vie Seule » se lit avec délice.

Une partie de comédie des mœurs ridiculisant la société de l’époque qui tente d’être « charitable » mais de façon sélective et moralisatrice.

Une partie surréaliste est magique avec l’entrée en scène de l’énigmatique sorcière.

C’est un désordre fascinant et efficace.

L’écriture est en même temps étonnante bizarre et captivante.

L’écrivaine implique le lecteur qui est désireux de passer au bon mot suivant. Je me suis retrouvée à relire des paragraphes avec un plaisir amusé.

Un conte féministe, charmant, drôle et magique, que demander de plus !

❤️❤️❤️❤️❤️

Éditions Cambourakis

Stella Benson
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L’EDITRICE

Mot de l’éditeur :

Un psychopathe assassine des fillettes à fréquence régulière, alors qu’un as de la PJ tente de résoudre des crimes non élucidés. Cherchant les recettes pour être éditée, une jeune provinciale à l’humour dévastateur décroche l’emploi de ses rêves dans une maison parisienne où sévit une directrice dont le management par la terreur ringardise tout diable s’habillant en Prada ! Humiliée par son conjoint, une mère de famille s’engage dans une liaison avec un auteur qu’elle n’a jamais rencontré. En quête d’un récit fort, une primo-romancière transcrit leur romance. Changera-t-elle le cours d’une histoire aussi insensée qu’improbable ? Quels liens relient ces héros anonymes ? Qui manipule qui ? Si entre réalité et fiction, la frontière est ténue, peut-on échapper aux fantômes tapis dans l’ombre de passés inavouables ? Jusqu’où ira-t-on pour publier un best-seller ?

Biographie de l’auteur :

Marc Gervais est criminologue de formation, ex-créateur international de jeux de société et spécialiste mondial de la compression des données numériques, ce romancier est encensé par les blogs littéraires.

Notre avis :

Il y a quelques mois je découvrais la plume de Marc Gervais grâce à son roman « La Fiancée du 11 septembre ».

Une révélation pour moi.

« L’Éditrice » dans ses 954 pages remplies de rebondissements confirme le talent et l’originalité de l’auteur.

L’intrigue (on devrait plutôt dire les intrigues…) fonctionne bien, avec son lot de rebondissements et de faux-semblants habilement distillés.

Le romancier joue avec nos nerfs.

Tout commence avec une présentation de quatre blogueuses littéraires, des personnalités différentes unies par l’amour des livres et par des rêves communs.

Nora, Romane, Emlie et Amélie ont été pour moi très agréables à suivre, dans les parcours de ces amoureuses de l’édition on retrouve beaucoup de faits et situations qui pourraient bien être réels.

Les autres personnages de l’histoire se dévoilent et prennent de l’ampleur au fil des pages.

Tout est bien dosé.

Le commissaire Kervadec et la Comtesse Bérangère de la Salle, sont parmi les protagonistes, mes préférés pour leur complexité et pour l’apport à l’histoire.

Je ne vous dirai rien de plus pour ne pas vous spoiler, sauf que la construction originale de ce roman et le scénario machiavélique nous transporte de surprise en surprise jusqu’à la fin du livre de manière magistrale. Cela n’est pas donné à tout le monde.

Lisez aussi les notes en bas de page même si vous connaissez les références, le travail de recherche est excellent.

Ce thriller est addictif je n’ai pas pu le lâcher et j’ai passé un très bon moment de lecture. 

Un récit passionnant que je conseille vivement.

❤️❤️❤️❤️❤️(❤️)

IGB Éditions 

Marc Gervais
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