Le Dit d’Aka suivi de Le nom du monde est forêt – Ursula Le Guin – Robert Laffont 

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 Collection Ailleurs & Demain 

Superbe édition cartonnée« hard cover » comme diraient les anglophones.

Le dit d’Aka est un roman beau et enthousiasmant. Il est intelligent et bien construit, les personnages sont solidement dessinés et le contenu de l’histoire est très riche.

Les enjeux se situent entre l’Oekumen , un gouvernement répressif, et une culture menacée qui résiste.

Le roman est subtil et profond avec des flash-back superbes de la situation de la terre à différents moments de son histoire .

La planète Aaka est le symbole d’une réalité possible.

Le nom du monde est forêt, que je ne connaissais pas, pour le premier, il s’agit d’une relecture très appréciée, est lui aussi superbe, c’est le texte où la force est maîtresse.

Un roman assez court, singulier si on le compare au reste de l’œuvre de l’auteure.

C’est le ton qui est particulier. Il y un degré élevé de violence, de cruauté.

Athshe est un monde forêt peuplé par des humanoïdes intelligents et assez primitifs ( les Créates ) , qui vivent dans une jungle tropicale.

Ce monde Vierge regorge de bois et de matières premières et il est l’objectif d’une volonté d’exploitation coloniale.

C’est peu dire que ce roman est une dénonciation du colonialisme: une analyse des situations qui découlent de l’inégalité des ressources et d’un système totalement inéquitable.

Le texte est très entraînant.

La violence, la révolte, et le mépris des cultures différentes sont décrites avec profondeur.

Quand la littérature de l’imaginaire livre un message fort avec une écriture fine, le lecteur se régale.

Livre à lire ou redécouvrir dans son nouveau format.

Pour marque-pages : Permaliens.

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