
Certitudes, j’en ai eu, même trop, aujourd’hui ce mot me fait peur, encore plus au pluriel, alors c’est avec curiosité que j’ai voulu découvrir ce premier roman de Marie Semelin.
C’est la curiosité aussi qui m’a fait lutter contre mes certitudes.
Marie Semelin, nous convie à un itinéraire littéraire intéressant à suivre. Dès les premières pages, on est happé par l’atmosphère de ce roman, où les silences en disent parfois plus que les mots.
Le livre commence en 2023 dans ma chère bibliothèque du Centre Pompidou à Paris mais le prologue nous dit déjà que le lecteur va voyager

L’auterice, avec une plume délicate et acérée, nous plonge au cœur des contradictions humaines, là où les certitudes les plus ancrées vacillent sous le poids des réalités complexes. L’histoire se déroule entre Jérusalem et Ramallah, deux villes symboles d’un conflit qui déchire le monde depuis des décennies. Mais Marie Semelin ne livre pas un récit géopolitique. Elle s’intéresse avant tout aux individus, à leurs doutes, à leurs espoirs, à leurs rêves brisés.
Comment vivre dans la peur et l’horreur ?
Comment faire face à des blessures de l’esprit qui se rajoutent à tout le reste ?

Dans ce voyage les certitudes deviennent questionnements.
On est frappé par la justesse des portraits, par la manière dont l’autrice parvient à saisir la complexité de chaque personnage. Chacun d’eux est porteur d’une histoire, d’un vécu, d’une vérité qui lui est propre. Et c’est dans la confrontation de ces vérités singulières que le roman prend toute sa dimension. Marie Semelin nous invite à dépasser les clichés, à remettre en question nos préjugés, à écouter l’autre avec empathie, curiosité et bienveillance.
« Les certitudes » nous rappelle que l’Histoire est faite d’êtres humains, de leurs choix, de leurs erreurs, de leurs souffrances. Et que seule la compréhension mutuelle peut nous permettre de construire un avenir meilleur. Un livre essentiel, à lire absolument.