
« Annie Le Brun est poète. Elle a écrit des essais consacrés, entre autres, au genre noir à la fin du XVIIIe siècle, au marquis de Sade, à la littérature, à la laideur et à la beauté. Cet ouvrage donne à lire la part essentielle de son œuvre » Nous disent de ce livre les Éditions Bouquins
Je rajoute que c’est vraiment une belle édition et un hommage à l’autrice, je dirais même à une artiste inclassable et indéfinissable.

Annie Le Brun, dans sa jeunesse participe aux travaux du groupe surréaliste sous l’égide d’André Breton, en partie par adhésion, en partie, pour échapper des courants disons, à la mode avec une tendance à l’uniformisation.
Le surréalisme célèbre cette année son premier siècle : le mouvement est né, au moins officiellement, avec la parution du Manifeste du surréalisme d’André Breton, en 1924.

Une occasion pour re découvrir l’œuvre de cette artiste qui ne veut pas être une écrivaine et l’est dans l’âme

Cette anthologie permet de connaître la femme la poétesse et ses combats.
J’avais lu des textes et des extraits sortis de la plume de Annie Le Brun mais sans me pencher sur l’œuvre globale

Je me suis terriblement reconnue dans beaucoup de propos.
Pour Annie Le Brun, il s’agit toujours de redonner du sens à un monde qui n’en a plus, à cause d’une surcharge de réalité négative.
Du trop de réalité paru en 2000 exprime ses sentiments et parle si bien, les miens.
Elle l’a écrit et moi je le vis dans mon expérience et en le lisant dans son texte.

La réalité est un cas particulier du possible et pourtant le monde semble oublier le pouvoir de subversion et de changement.
Pour faire court People Have the Power mais il
faudrait que People adopte une attitude positive pour les humains et pour la planète.
Annie Le Brun agite sa plume comme un directeur d’orchestre dirige ses musiciens.
Les notes de la poétesse sont un refus réaliste de la réalité.
Ce livre est une merveille contre tout ce qui empêche l’émerveillement.
Un livre de textes lyriques et portiques à la gloire de La Liberté et de la Beauté.
Une citation d’Annie Le Brun : “Le langage reste une arme que chacun peut se réapproprier”
À lire immédiatement !