L’origine du monde, vie du modèle


Mot de l’éditeur :

Postface de Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France

L’origine du monde de Gustave Courbet figure parmi les tableaux emblématiques de l’histoire de l’art. Malgré cela, le modèle en était demeuré inconnu. Jusqu’à ce que Claude Schopp découvre son nom, par hasard, en annotant la correspondance inédite entre George Sand et Alexandre Dumas fils. Une révélation que d’autres sources sont venues étayer.

Ce livre invite le lecteur à accompagner le chercheur dans sa tentative de redonner vie à cette danseuse aux beaux sourcils noirs, bientôt demi-mondaine et maîtresse de Khalil-Bey, puis femme de bien, généreuse donatrice aux œuvres de charité. Peu à peu, un visage et une âme sont restitués à celle dont le sexe incarne la peinture réaliste.

Claude Schopp est, avec son épouse Marianne, l’auteur de Dumas fils ou l’anti-OEdipe, prix Goncourt de la biographie 2017.

Notre avis :

Un livre très agréable à lire non seulement sur la découverte de la femme qui posa pour le célèbre tableau de Courbet mais aussi sur toute une époque et mode de vie à Paris.

L’Origine du monde est une œuvre réalisée par Gustave Courbet en 1866. Il s’agit d’une huile sur toile de 46 × 55 cm, le tableau, qui fut dans les années 1950 la propriété du psychanalyste Jacques Lacan, est exposé au musé d’Orsey depuis 1995.

Camille Laurens dans son livre « La petite danseuse de quatorze ans » sur la muse de Degas abordait déjà la situation et les salaires des danseuses de l’Opera tout comme leurs espoirs et le vivier que les jeunes ballerines représentaient pour devenir les maîtresses  plus ou moins fortunées des bourgeois et nobles de la capitale.

Constance Quéniaux « protégée » de Khalil Bey (commanditaire du tableau) fut danseuse à l’Opéra de Paris de 14 à 27 ans, puis se reconvertit, comme presque toutes ses consœurs à la fin de leur carrière dans la « bicherie ».

Constance Quéniaux 
Tableau de Degas Danseuses

Constance sera elle même mécène et terminera sa vie avec une fortune considérable qu’elle lèguera à ses amis et ses domestiques.

Un essai qui se lit comme un roman.

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Phébus

Être Clown en 99 leçons


En cherchant de la lecture, un titre a frappé mon regard « Être Clown en 99 leçons » de Fabrice Hadjadj. Contrairement à ses semblables, ce livre venait providentiellement s’adresser à moi et semblait signifier « tu es prêt ». Un peu comme le dirait un manuel sur la puberté à un adolescent découvrant progressivement les nouvelles facultés de son corps. Mais ici il n’est pas question d’un changement corporel, mais d’acceptation d’une partie de notre identité. Celle qui est cause du dépit de notre regard introspectif, celle que l’on cherche désespérément à cacher sous la montagne du déni : notre « part risible et pitoyable » et qui fait rire au delà de tout savoir faire simplement par son être. Contrairement à ce que nous laisse penser le titre, ce n’est pas un code à suivre afin de devenir un clown ; c’est un guide entre notre conscience et notre identité cachée. Et il fera rire ! Comme il l’a fait pour moi ; ou pleurer… je ne sais plus… car telle est la réalité complexe de son objet, un pathétique rigolo. Si donc vous avez atteint l’état où votre désespoir enfoui appelle à l’aide pour savoir s’il a le droit d’être aidé et que vous avez sublimez vos crises existentielles en source de rire, ce livre est la prochaine étape de votre (dé)construction personnelle.

By B.

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La Bibliothèque

Tu t’appelais Maria Schneider

Une fois commencé ce livre vous ne pourrez plus le lâcher.

Tout y est décrit de manière sublime, l’auteure fait preuve de subtilité et grande délicatesse même dans les moments du récit « les plus durs » à raconter quand il faut parler de drogue, de descente aux enfers et de suicide.

La jeune cousine de Maria Schneider nous dévoile les jours de celle qui, après le célèbre film le Dernier Tango à Paris, a eu sa carrière et peut être sa vie bouleversée par le scandale que ce duo avec Marlon Brando a généré. 

L’histoire de Maria est le fil conducteur de l’ouvrage mais nous découvrons aussi la famille de l’actrice et plus dans le détail l’extraordinaire famille de Vanessa Schneider  ( Vanessa, joli prénom pour lequel, vous le découvrirez dans le livre, il a fallu lutter… ) 

La vie dans le HLM, la cité où tout se sait, cette grande cousine qui va et vient, un émouvant dossier rouge et la narration de l’évolution d’une famille qui voulait changer le monde.

Au fil des chapitres présent et passé s’alternent, l’histoire de Maria, ses rencontres et sa fin, celles et ceux qui sont restés et ceux qui ont de manière posthume ébauché des excuses bien trop tardives.

La une de libération en 2011 qui montre une photo tirée du film de Bertolucci, quelle déception.

Le dessin peut être trop vite abandonné par la jeune actrice quelle tristesse.

Ce voyage dans les époques est le roman d’une famille.

Madame Schneider, Vanessa, oui ce livre il fallait l’écrire et vous avez su trouver le ton juste pour le faire.

Sortie le 16 août !

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Grasset et Fresquelle 

Paranoïa La folie qui fait l’histoire

Luigi Zoja a écrit un livre ambitieux et très prenant qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

L’auteur essaye d’articuler une théorie psychologique en parcourant notre histoire sous le signe de la paranoïa ; il trace une phénoménologie détaillée de l’esprit paranoïaque qui agit comme une grille dans laquelle les événements et personnages historiques des différentes époques (de la conquête des Amériques, l’histoire des États-Unis, les nationalismes du XIXe siècle, les deux guerres mondiales, Hitler, Staline, la tension entre les superpuissances, jusqu’à la scène mondiale de nos jours) se placent.

Le pont entre l’esprit et l’histoire est garanti par la nature particulière de la paranoïa qui s’installe dans l’individu et grandi une fois qu’elle a mis ses racines. Elle devient facilement une infection collective…

Deux couples de personnages mythologiques et littéraires ouvrent et ferment le livre : Athéna et Ajax, Iago et Otello. Ce choix veut montrer que la paranoïa, à son origine est toujours une voix qui atteint un individu, seul, dans un espace clos (la tente d’Ajax, le palais d’Otello) et le met sur la voie du délire.

Ce livre bien écrit et bien traduit, avec une introduction écrite spécifiquuement pour la version française, merite toute notre attention.

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Les Belles Lettres

“L’Entre-Deux-Mai” La crise d’ou nous venons 1968-1981


Je remercie ALMA Éditeur pour la mise à disposition de cette ouvrage.

Grâce à cet essai nous plongeons très vite dans celle qui est l’écriture d’une véritable et minutieuse histoire culturelle de la période qui. comme l’indique le sous-titre, va de 1968 à 1981.

Publié pour la première fois en 1983, l’édition actuelle est enrichie par une longue préface de l’auteur qui situe son oeuvre dans le présent avec la justesse et le savoir faire qui lui sont propres.

Je pense que la perception de ce livre peut changer avec l’âge du lecteur ou de la lectrice.
Personnellement je suis née à la fin de la période explorée et ça a été un plaisir de passer en revue tant d’éléments si proches dans les implication qui sont présentes de nos jours et pourtant si lointains chronologiquement.

La construction des Tours et du quartier de Front de Seine à Paris date de 1974, nous dit l’auteur, mais tout le quartier est bien là et nombreuses ont été les discussions récentes sur cette partie de la ville.
Pour une personne plus âgée que moi ce livre ravivera des souvenirs, pour un lecteur plus jeune que moi, il sera probablement vécu davantage comme un livre d’histoire uniquement.
Un ouvrage donc peut-être à lire en famille, justement pour voir le regard des différentes générations.
L’étude de Pascal Ory permet aussi plusieurs niveaux de lecture selon les connaissances spécifiques en historie, il peut séduire un complet déboutant qui ne manquera pas de trouver des pistes à approfondir.

Mon avis après lecture est en tout cas très favorable.
J’ai apprécié ce voyage qui revisite une période non négligeable de notre histoire en utilisant un prisme différent, j’ai aimé l’enquête détaillée et la capacité de dépasser le « tout est politique » issu de mai 68 avec une véritable quête de « tout est culturel » qui pourrait être un slogan pour l’essai de Pascal Ory.

Je proposerai la lecture de « L’Entre-Deux-Mai » sans hésitations.
À la fin de l’ouvrage on retrouve les mots qui ont été rajoutés au dictionnaire entre 1968 et 1981, cela m’a bien fait sourire.
Extra-terrestre est arrivé dans nos dictionnaires en 1980… parfait pour accueillir la sortie en 1982 de E.T. l’extra-terrestre réalisé par Steven Spielberg.

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ALMA Éditeur

Mary Shelley : Au-delà de Frankenstein

Cathy Bernheim

Traductrice-adaptatrice de documents, biographies et autobiographies, Cathy Bernheim a notamment traduit l’Autobiographie d’Angela Davis (Albin Michel, 1975) et L’Épopée d’une anarchiste d’Emma Goldman (avec Annette Lévy-Willard, Hachette, 1979 et Complexe, 1986).

Elle a participé à la rédaction et l’adaptation de nombreux ouvrages collectifs, dont : Le livre de l’oppression des femmes (Belfond, 1972), Les femmes s’entêtent (Gallimard, coll. Idées, 1975) et Notre corps, nous-mêmes (Albin Michel, 1978).

Elle a participé à la création de la rubrique du « Sexisme ordinaire », créée avec Simone de Beauvoir pour les Temps Modernes entre 1974 et 1981, dont un recueil est paru à mi-parcours : Le Sexisme ordinaire (Seuil, 1978).

Cathy Bernheim est l’auteur de Perturbation, ma soeur (Seuil, 1983), où elle relate les deux premières années du Mouvement de libération des femmes (MLF), pour lequel elle s’est notamment retrouvée parmi les neuf rigolotes qui ont déployé une banderole « à la femme inconnue du soldat inconnu » sous l’Arc de Triomphe, le 26 août 1970, en guise d’acte de naissance de leur mouvement.

On lui doit aussi une version « au féminin » de Frankenstein : Cobaye Baby (La Manufacture, 1987) ainsi que la biographie de l’auteur de Frankenstein : Mary Shelley (La Manufacture, coll. Qui êtes-vous?, 1987) et Mary Shelley –La jeune fille et le monstre (Le Félin, 1997). Des biographies de Valentine Hugo (Presses de la Renaissance, 1989) et Picabia (Le Félin, 1995). Et des romans pour la jeunesse parus dans la collection Page Blanche de Gallimard, puis à l’École des Loisirs.

Elle a récemment publié un essai sur l’enfance intitulé Dors, ange amer (Seuil, 2005) et travaille actuellement sur la biographie d’un de ses ancêtres.

Prochain ouvrage à paraître : Mary Shelley. Au-delà de Frankenstein (Éditions du Félin, 21 juin 2018).

Notre avis :

Mary Shelley : Au-delà de Frankenstein est un texte qui sort de l’ordinaire, une biographie certes et tellement bien écrite qui se lit comme un roman, mais aussi un essai sur une époque, celle de Mary qui se transforme en traité sur notre époque et en véritable étude sur la psychologie de l’homme au fil des siècles.

Il s’agit d’un livre matriochkas, (poupées russes) chaque fois que j’ai essayé de le définir j’ai trouvé un autre angle possible.

Érudit tout en étant accessible l’ouvrage de Cathy Bernheim est une merveille.

Une première partie plus axée biographie vous plongera dans la vie de Mary Shelley en donnant les clés des événements qui ont conduit à la genèse du livre qui fête cette année les 200 ans de sa première publication. J’ai aussi trouvé remarquable l’analyse de Frankenstein faite par l’auteure.

Dulcis in fundo, après quelques lignes déjà présentes dans le livre sur la IA, les derniers chapitres abordent les thématiques de l’homme nouveau, de l’intelligence artificielle et du transhumanisme de façon magistrale.

La lecture de Frankenstein est dans les bibliographies de plusieurs cours de philosophie sur le transhumanisme et le livre de Bernheim pourrait être un complément précieux.

Je vous conseille aussi une très belle pièce de théâtre « Mademoiselle Frankenstein » que j’espère sera de nouveau en scène prochainement.

En attendant lisez et relisez Frankenstein et courrez acheter Mary Shelley : Au-delà de Frankenstein, vous allez l’adorer.

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Éditions du félin 

Le Plancher de Joachim

 

Mot de l’éditeur :

À quelques kilomètres d’Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, jaillit soudain un château aux allures médiévales, le château de Picomtal. Au début des années 2000, les nouveaux propriétaires effectuant des travaux découvrent, au revers des planchers qu’ils sont en train de démonter, des inscriptions. Cent vingt ans plus, au début des années 1880, le menuisier qui a monté le parquet dans les différentes pièces s’est confié. L’homme sait qu’il ne sera lu qu’après sa mort. Il adresse un message outre-tombe et parle de lui, de ses angoisses, de sa famille, de ses voisins, faisant revivre une société villageoise confrontée au progrès économique matérialisé par l’arrivée du chemin de fer, mais aussi à l’avènement de la République. Mais c’est surtout quand il évoque les secrets des uns et des autres, quand il parle de sexualité, que Joachim Martin s’avère un témoin passionnant des moeurs souvent cachées de son temps. On dispose de peu de témoignages directs des gens du peuple, mais cette façon de s’exprimer est totalement inédite. Qui plus est ces confessions revêtent un caractère exceptionnel. À travers son témoignage, sur lui-même et son village, c’est ainsi toute une époque qui revit.

Biographie de l’auteur :

Jacques-Olivier Boudon, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, est professeur d histoire contemporaine à l’université Paris Sorbonne où il dirige aussi le Centre d’histoire du XIXe siècle et l’Ecole doctorale d’histoire moderne et contemporaine. Président de l’Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan, il a publié une trentaine d’ouvrages consacrés à l’Empire et à l’histoire du XIXe siècle, dont deux couronnés par un prix de l’Académie des sciences morales et politiques. Il a déjà publié chez Belin Les Naufragés de la Méduse.

Notre avis :

L’histoire retrouvée d’un village français

Le livre dont je vais vous parler est plus que un coup de cœur, il fait partie d’une catégorie un peu à part que je définirais « une surprise qui dure toujours ».
De cette catégorie, pour l’histoire, font déjà partie: « Les Rois Thaumaturges » de Marc Bloch et « Une petite ville nazie » de William S. Allen.

Le Plancher de Joachim de Jaques-Olivier Boudon est un véritable cadeau pour les amoureux d’histoire mais aussi pour celles et ceux qui pourraient à travers ce livre s y intéresser.
Le livre, magnifiquement écrit, est le fruit de l’analyse et l’étude de 72 lattes dont les faces cachées  se trouvent écrites par le menuisier qui, autour de 1880, accepte de refaire le parquet du château de Picomtal, ses écrits, tracés – sans doute – avec son crayon de travail dressent un portrait du village de Crottes, de la vie de la région et de la période historique que Joachim Martin traverse.
Notre menuisier sait que la lecture de ses planches adviendra post mortem et il est donc d’une sincérité totale.
Je vais vous parler ici uniquement de la joie que Joachim éprouve pour les avancées apportées par la République et, très lié à notre actualité, son attachement à l’éducation pour toutes et tous.
Un livre qu’il faut absolument lire, offrir, partager.
Merci Monsieur Boudon pour la passionnante recherche que vous nous livrez !

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Éditions Belin

Un  artiste anglais, Vaughan Grylls, expose, à partir du 15 mars 2019 dans une  galerie londonienne, des sommiers faits de lattes de bois, sous  lesquelles on peut lire les propos de Joachim  traduits en  anglais

Kant tu ne sais plus quoi faire

 

Mot de l’editeur:

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerf ou de larme ? Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. Marie Robert enseigne la philosophie et le français aussi bien à l’université qu’au lycée.

Notre avis:

Un livre très accessible et drôle, il permet de découvrir un certain nombre d’idées qui accompagnent notre société et les hommes qui les ont portées.
Un essai pour aller plus loin ? Je l’espère !

J’apprécie la mise en situation réelle pour des concepts qui deviennent moins abstraits.

L’idée de Marie Robert, l’auteure, de transmettre les bases pour rencontrer d’une manière plus approfondie les philosophes qu’elle nous présente me plaît beaucoup.
Je proposerai ce livre à celles et ceux qui pensent que la Philosophie est pour « les autres » avec le souhait que l’aide de Spinoza chez IKEA sera bénéfique pour toutes et tous.

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Flammarion

Heure de véri-thé : Une archéologie du thé

T

Résumé:

L’Heure de véri-thé nous transporte à travers les siècles pour découvrir le symbolisme du thé et de son histoire. Entre archéologie, légendes et cuisine, ce livre est un fascinant récit des origines de la plante, des débuts de sa consommation et le développement de son commerce au fil du temps. Des histoires, mais aussi des techniques, des conseils et des recettes afin d’appréhender au mieux cette plante aux mille facettes. Des premiers thés bouillis asiatiques au thé glacé inventé en Amérique, en passant par les thés aux fleurs et autres ingrédients naturels, Arnaud Bachelin retrace un fabuleux

voyage aux quatre coins du monde, dans un ouvrage parsemé d’illustrations et de photos. Ne se contentant pas de transmettre son savoir, l’auteur est également en perpétuelle recherche. Un peu à l’instar des plus grands parfumeurs, il est en quête des bonnes alliances, l’alchimie qui lui permettra de créer de nouvelles saveurs dans une parfaite harmonie. Passeur, savant, chercheur, créateur… en un mot : magicien !

Mon avis:

J’ai adoré ce livre et je le recommande à tous les amoureux de ce breuvage magique qui est le thé
Bien plus qu’une chronologie cette ouvrage est riche d’anecdotes et nous propose des recettes très sympathiques, dulcis in fundo un dernier chapitre sur le thé et la littérature.
Tout comme Sting dans sa chanson Englishman in New York « I don’t take coffee, I take tea, my dear » donc cette lecture m’a permis de voyager à travers les époques et de découvrir des contes et des légendes sur le monde du thé.
Une édition soignée et des illustrations très pertinentes.
Il y a aussi un index des recettes.
Je testerai rapidement le fromage frais de brebis au thé vert Matcha.

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Éditions BakerStreet

 

Je te dois tout le bonheur de ma vie, Leonard & Virginia Woolf

Ce premier livre de Carole d’Yvoire, qui est également traductrice, retrace la vie de Virginia et Leonard Woolf et le contexte historique et social qui les a vu évoluer et former leur personnalités. L’auteure nous transmet sa passion pour les sujets de son récit avec des mots tendres qui nous font suivre et découvrir aussi une époque et ses acteurs, les illustrations et photos qui colorent les pages participent à faire de cette édition un petit bijou à lire absolument!

Résumé:

« Bloomsbury m’enchante, il est la vie même »

Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d’Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l’union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d’édition Hogarth Press.

Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l’affirmation de la vie, d’une « vie intense et triomphante »

Inclus : des extraits de lettres, une nouvelle de Virginia Woolf et une nouvelle inédite de Leonard Woolf.

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Livre de Poche